JE NE SUIS PAS JUIF
vendredi 30 juillet 2010 par Jacques-Robert Simon
Jacques-Robert Simon
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JE NE SUIS PAS JUIF15 juin 2011, par CAPPA
Quel bavardage stérile, quelle suffisance, c’est lamentable de manipulation de ne pas citer ses sources (photo) de ne pas dévoiler les intentions du photographe. On apprend aux enfants, surtout face au tsunami des images dans le monde virtuel, à savoir analyser ses trompe l’oeil, à comprendre les intentions de l’auteur, à se défier des manipulations ! cadrages ; points de vue ; lumières etc.....
Et vous, vous permettez dans une réponse lapidaire d’évacuer un lien possible vers ce document ! que veut dire ce : "je ne suis pas juif" et ce texte qui enfonce des portes ouvertes ? qui pourrait soutenir un soldat mettant en joue une femme et son enfant ? Vous avez oubliez de nous rappeler que "vous n’aimez pas le guerre et voir des enfants souffrir " ! Vous êtes un manipulateur monsieur et je ne comprend pas pourquoi les responsables du site vous laissent publier !
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La photographie est dans le texte11 octobre 2011, par Colas BREUGNON
En mai 1943, la mitraillette et les bottes étaient celles de la Wehrmacht, l’enfant aux mains levées du ghetto de Muranów était juif. Sa destination finale fut le crématoire de Treblinka après un court séjour au centre de rétention de Rembertów près de la gare de triage de Varsovie.
Le 9 avril 1948 à Deir Yassin, les enfants étaient Palestiniens et les mitraillettes tenues par les fascistes de l’Irgoun de Menahem Beghin.
Voici ce que publiaient à ce sujet, dans le New-York Times, en décembre 1948, une trentaine d’intellectuels juifs au nombre desquels Hannah ARENDT et Albert EINSTEIN :
« Parmi les phénomènes politiques les plus inquiétants de notre époque, il y a dans l’Etat nouvellement créé d’Israël, l’apparition du "Parti de la Liberté" (Tnuat Haherut), un parti politique étroitement apparenté dans son organisation, ses méthodes, sa philosophie politique et son appel social aux partis Nazi et fascistes. Il a été formé par les membres et partisans de l’ancien Irgun Zvai Leumi, une organisation terroriste d’extrème-droite et nationaliste en Palestine. […]
Un exemple choquant fût leur comportement dans le village arabe de Deir Yassine. Ce village, à l’écart des routes principales et entouré par des terres Juives, n’avait pas pris part à la guerre et avait même combattu des bandes arabes qui voulaient utiliser comme base le village. Le 9 Avril, d’après le New-York Times, des bandes de terroristes ont attaqué ce village paisible, qui n’était pas un objectif militaire dans le combat, ont tué la plupart de ses habitants - 240 hommes, femmes et enfants - et ont maintenu quelques uns en vie pour les faire défiler comme captifs dans les rues de Jérusalem. […] Le massacre de Deir Yassin illustre le caractère et les actions du Parti de la Liberté. Au sein de la communauté juive, ils ont prêché un mélange d’ultra-nationalisme, de mysticisme religieux et de supériorité raciale. Comme d’autres partis fascistes, ils ont été utilisés pour casser les grèves et ont eux-même encouragé la destruction des syndicats libres. Dans leur Convention, ils ont proposé les syndicats de corporation sur le modèle fasciste italien.
Lors des dernières années de violences sporadiques anti-britanniques, l’IZL et le groupe Stern ont inauguré le règne de la terreur parmi la communauté juive de Palestine. Des professeurs ont été battus pour s’être exprimés contre eux, des adultes ont été abattus pour ne pas avoir laissé leurs enfants les rejoindre. Par des méthodes de gangsters, des tabassages, des bris de fenêtres et des vols largement répandus, les terroristes ont intimidé la population et ont exigé un lourd tribut. […] C’est la marque indubitable d’un parti fasciste pour qui le terrorisme (contre les Juifs, les Arabes ainsi que les Britanniques) et les fausses déclarations sont des moyens, et dont un "État Leader" est l’objectif. »
N.B. : Créé en 1973, le Likhoud, le grand parti de la droite israélienne, (équivalent de l’UMP en France) est l’héritier politique du « Parti de la Liberté »..
En 1955, j’avais 7 ans, « l’âge de raison ».
Chaque semaine, le facteur apportait à la maison "Regards" un magazine d’actualité dont les photos sépia frappaient mon imaginaire d’enfant. Ce fut en particulier le cas d’une « une » de couverture qui, vers la fin de l’année, montrait un soldat français, FM en bandoulière, menaçant une paysanne algérienne en « hayek » qui serre contre elle son enfant en pleurs, et au loin, sur la colline, un douar incendié … La légende m’interpellait : « Arrêtez la guerre en Algérie ! »
J’ai souvenance d’avoir interrogé à ce propos, ma « grande » sœur, étudiante à Dijon :
— « C’est un soldat français ? »
— « Oui »
— « Qui est le plus fort ? »
— « Le soldat français … »
— « Alors pourquoi arrêter la guerre ? »
« Imbibé » comme je l’avais été, de la « geste » de la Résistance, l’uniforme de l’armée française était nécessairement, pour moi, « du bon côté », du côté des « libérateurs ».
Ma sœur m’expliqua alors que ce n’était pas le cas et que le soldat français était engagé dans une guerre injuste par les « méchants » du gouvernement … Qu’il défendait les intérêts des « gros colons » et des « marchand de canons » … Et que les « justes » étaient les résistants algériens. Ce fut ma première prise de conscience politique !
Puis il y eut le 16 septembre 1982 : Sabra et Chatila, ce génocide perpétré par les phalanges « chrétiennes » libanaises, dans le cadre de l’opération « Paix en Galilée » promue par Ariel Sharon ministre israélien de la « Défense ». Je vous recommande l’excellent article que Jean Genet publia en 1983 dans la Revue d’Études Palestiniennes sous le titre « Quatre heures à Chatila »
En 2011, les analyses d’Arendt et Einstein sont confirmées et le ghetto de Gaza a remplacé celui de Muranów.
Jacques Robert SIMON est un fin rédacteur.
Qui n’a pas voulu comprendre que son « Je ne suis pas Juif » ne nous renseigne pas sur son éventuelle judéité ?
Toutes les nations européennes ne peuvent que revendiquer fièrement leur part d’héritage yiddish, tsigane …etc . Et s’élever vigoureusement contre toutes les manipulations passées et actuelles visant à leur « éradication ».
Les leçons des déclarations « Balfour-Rotschild » ou « Jabotinsky » perfectionnées par les nazis et leur « solution finale » n’ont apparemment pas été tirées par tout le monde, puisque, aujourd’hui, on voit réapparaître en France, en Hongrie et ailleurs, la chasse aux « Roms » et leur mise en fiches, et la réinvention des « centres de rétention » pour étrangers (d’abord) et travail forcé pour ces hordes « d’assistés » !
Non. L’article de Jacques-Robert SIMON nous parle de la photographie ! « Cette photographie où un soldat s’apprête à abattre une femme tenant dans ses bras un tout nouveau-né […] Elle court, mais le fusil n’est qu’à quelques pas de la tête qu’elle vise. […] une détonation brise son élan. La photographie a été prise juste à cet instant. Je ne suis pas juif, mais je souffre. […] mais je ne peux pas supporter que des faits analogues se produisent […] mais j’aimerais que l’on respecte la mémoire de cette mère… »
Ce que nous dit ce titre, c’est qu’en 2011, au pays de l’apartheid, cette mère qui court avec son nouveau-né dans les bras, est Palestinienne. Et la balle qui va lui exploser la tête est tirée par le « Galil » d’un soldat israélien.
Ce que nous dit Jacques Robert, c’est qu’après la Shoa, il y a eu la Nakba. Et que les promoteurs de ces crimes contre l’humanité sont sortis politiquement du même « ventre encore chaud … ».
« Les uns priaient Jésus, Jéhovah ou Vishnou,
D’autres ne priaient pas, mais qu’importe le ciel,
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux. »
C’est le mais qui est important. Par cette expression « Je ne suis pas juif, mais … » SIMON affirme son « humanité universelle ». Il proclame sa volonté de « ne pas vivre à genoux » - idéologiquement parlant - bien sûr !
Par sa réaction quelque peu « énervée », le pseudo « CAPPA » (rien à voir avec l’agence, c’est clair !) montre qu’il l’a perçu, au moins inconsciemment.
Merci Jacques-Robert !
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La photographie est dans le texte14 octobre 2011, par SIMONJe n’ai écrit ce texte non pas comme un rédacteur aguerri mais au contraire sous le coup d’une grande émotion que je ne peux que difficilement contenir, même maintenant. Vous avez raison quant au sens général, je voulais souligner l’horreur que j’ai de toutes, je dis bien toutes, les horreurs, ma haine de la haine.
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JE NE SUIS PAS JUIF10 août 2010, par Yannick ChenevoyUn lien hyper-texte vers la photo manque cruellement à ce texte. un oubli qui fait toute la différence sur Internet entre un texte qui circule et un texte stérile qui reste figé dans les oubliettes d’un seul site...
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JE NE SUIS PAS JUIF14 septembre 2010, par SIMONJe ne suis pas certain qu’il soit pertinent de mettre une photographie. Un soldat, quelle que soit son identité, qui tire sur une femme portant un enfant dans ses bras est l’illustration d’une abjection qui n’a pas d’époque, de régime, de situation qui justifierait un tel acte.
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FAut-il ???14 octobre 2010, par engels
Pas de photo, c’est vrai. On aurait envie de mettre un point final visuel, aussi terrible soit-il sur le mystère qu’entretient cette longue et terrible description.
Mais, ce n’est pas là-dessus, que je voudrais intervenir. je voudrais faire part de mon interrogation sur le fait que la personne qui écrit ce texte, se sent obligé de dire qu’il n’est pas... juif...sous entendu que bien qu’il ne soit pas juif,il éprouve une grande compassion humaine face à une situation inssuportable pour une femme qui (si je comprends bien) est une femme juive.
DONC : Faut-il être noir pour être horrifié de ce qui se passe au Darfour ? Faut-il être chinois, pour trouver inssuportable de voir des humains condamnés à mort, pour délit d’opinion en chine ? Faut-il être Hong-kongais, pour ne rien éprouver lorsque l’on sait qu’il y a des humains qui vivent dans des cages à Hong-Kong ?
Faut-il ? Faut-il ? Le jour ou on ne se révoltera plus du malheur, il faudra réinventer l’humain.
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Simplement ma solidarité juive10 janvier 2012, par serge grossvak
Je veux simplement vous exprimer ma solidarité face à votre révolte devant l’ignoble. Et même, partageant cette révolte humaine face à toutes les guerres, je dois témoigner que c’est encore plus douloureux lorsqu’on sent sa propre identité, sa propre histoire, salies par ces désastres.
Ne vous inquiétez pas outre mesure par la remarque du premier intervenant. Une veille est opérée partout sur le net. Ils sont prêts à tout, à tous les dénis, à toutes les insultes, et mêmes aux menaces, pour intimider. Pour soutenir leur sinistre endoctrinement parmi les juifs. Mais être juif relève d’une autre culture : celle de l’humain, celle de la résistance.
Serge Grossvak
