LE PORTUGAL AU BORD DE LA REVOLUTION ?

lundi 17 septembre 2012
par  Antonio Dias
popularité : 100%

Depuis l’annonce des dernières mesures annoncées par le premier-ministre portugais Pedro Passos Coelho (PSD/CDS/PP), les appels à une des plus grandes manifestations d’opposition de la part du peuple portugais contre l’austérité ont réuni le 15 septembre plus de 500000 personnes et qui a reçu le soutien de Mario Soares, ancien président de la République. Outre cette première manifestation anti BCE, FMI et UE, que les portugais sont surnommée la manifestation anti-troïka, d’autres appels à la grève, à manifester, à aller vers une grève générale se multiplient de la part des organisations syndicales mais aussi des partis de gauche (Parti Communiste Portugais et Bloc de Gauche). D’autres manifestations sont déjà programmées pour le 29 septembre prochain à l’appel de la CGTP. La centrale syndicale (UGT), proche du parti socialiste, n’exclut pas que cela puisse se transformer en grève générale.

Dans les réseaux sociaux, et notamment sur facebook, les mots d’ordre se suivent et se ressemblent, il n’y a pas un seul commentaire en faveur de la politique mise en œuvre par le gouvernement, et même le journal Economico a lancé une pétition contre les nouveaux impôts du gouvernement. Le Ministre de l’économie vient d’annoncer qu’il aurait encore un autre paquet de mesures qui englobent des nouveaux impôts.

Les militaires portugais ne sont pas en reste et ont déjà averti le gouvernement que si celui-ci appelait les militaires a réprimer les manifestations et les portugais qui vont manifester il ne fallait pas compter sur eux. Le 22 septembre, leur association se réunira. A l’issue de cette réunion, les militaires feront connaître leurs "exigences" en termes politiques, et feront savoir au gouvernement ce qu’ils en pensent et pourraient exiger de celui-ci une autre politique du gouvernement. En déclarant d’ores et déjà qu’ils ne sont pas aux ordres d’intérêts particuliers, et accusent le gouvernement d’abandon de souveraineté nationale et d’une situation qui est devenue difficile pour la majorité des portugais.

Il est certain que si encore quelques temps de cela, les portugais acceptaient tant bien que mal la politique mise en place par le gouvernement, les dernières mesures d’austérité et celles qui pourraient suivre ne sont pas du goût de la population, et le gouvernement vient en quelque sorte de précipiter le Portugal et les portugais vers une révolte ou révolution : celle-ci ne se décrète évidemment pas, mais, comme on dit, si elle doit arriver elle arrivera et personne ne pourra rien faire pour l’arrêter !

Antonio Dias anime le site http://www.agorapress.fr


Commentaires

Brèves

28 janvier 2009 - REFERENDUM HISTORIQUE EN BOLIVIE (de notre correspondant permanent en Amérique latine Jean-Michel Hureau)

La Bolivie a vécu un jour historique le 25 janvier puisque, pour la première fois de son (...)

5 avril 2007 - Arrestation de quatre militantes féministes à Téhéran : Réagissons !

Merci à Maryam Youssefi de nous avoir alerté sur cette information, qui implique une action. (...)