UN AN DEJA… LE MOLLISME EN DIFFICULTE

mardi 4 juin 2013
par  Claude Soufflet
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François le mol fêtait il y a quelques jours le premier anniversaire de son emménagement au palais de l’Elysée. Cela s’est fait très modestement car la réussite depuis un an n’était pas au rendez-vous : les gazettes et les télés hésitaient entre incompétence et indécision pour qualifier son action. Il avait, en une année, repris allégrement les kilos qu’il avait perdu, après un régime strict, pour la campagne électorale. Mais, maintenant dans la place, il ne se retenait plus et usait et abusait de la cuisine riche et appétissante de la maison présidentielle. Il multipliait les déplacements en France et à l’étranger : le Président dit normal prenait petit à petit les mauvaises habitudes de son prédécesseur, Nicolas l’agité. Ce dernier, dont le silence était assourdissant, comptait déjà les mois qui le séparaient du prochain grand tournoi de 2017.

François le mol, roi de la Mollandouille (c’est ainsi que les mauvais esprits qualifiaient la cour de France) avait invité à sa table le 6 mai tous les membres de son gouvernement. Autour du savoureux festin offert par le maître des lieux, chacun et chacune pérorait sur les rumeurs, les bruits de couloir et le destin fatal de Jérôme de Cude-sac dont les mensonges et les dissimulations avaient failli provoquer un grand chambardement parmi les belles personnes qui avaient la prétention de diriger le pays : quelle idée saugrenue et funeste aussi d’avouer publiquement sa culpabilité, dans le marigot politicien on n’avait jamais vu pareille chose !

A la droite du souverain républicain trônait Jean-Marc le Terne, le grand lu de Nantes qui, malgré sa transparence et son obsession pour sa Dame des landes, était toujours le chef de la bande d’éclopés nommés depuis juin 2012. Les paris étaient ouverts depuis déjà un certain temps pour savoir qui pourrait succéder au grand blond sans la chaussure noire. Manuel valse hésitation se voyait très bien être le prochain Premier Ministre ; il était depuis sa nomination le plus populaire dans l’opinion publique : il avait pour cela fait un véritable copié-collé d’un de ses prédécesseurs récents et dirigeait comme un petit chef la Grande Maison : décidément, le violon, au propre comme au figuré, lui portait chance.

Arnaud Tourne-Veste n’avait sûrement pas renoncé à jouer les premiers rôles et, pour cela, faisait entendre sa petite musique personnelle à l’aide d’un pipeau prétendaient les mal intentionnés et les jaloux. Il avait eu des mots avec Jean-Marc le Terne mais il s’en était bien sorti car cet incident avait été considéré comme une marque de personnalité et gage de volonté forte. Par ailleurs, notre Arnaud charmeur avait depuis quelques mois beaucoup de temps libre après sa séparation, annoncée par une dépêche AFP, avec la journaleuse, poseuse et tapageuse, Audrey plus tard.

Loin de la capitale et de solferififi, à l’ombre de son beffroi, Martine la Chti n’avait que des compliments pour l’action de François le mol et la gouvernance du Grand Lu de Nantes, mais dans le secret de son cabinet, elle fourbissait ses armes et préparait un retour vengeur aux affaires. François le mol avait de grandes difficultés pour maîtriser tout son petit monde, les ‘’couacs’’ et les bévues se multipliaient au fil des jours et il n’en finissait plus de remettre en ordre ou de recadrer l’un ou l’autre de ses affidés. Il n’avait confiance qu’en ses potes de la promotion Voltaire et les plaçait partout où il le pouvait … Même Ségo égo avait obtenu un lot de consolation !

Depuis des mois, l’une des rares promesses qu’il était sur le point de tenir, lui donnait beaucoup de fil à retordre : le mariage pour tous. Cette annonce qu’il avait faite au cours de la campagne présidentielle, surtout pour mettre en difficulté Nico l’agité ; François le mol la défendait du bout des lèvres car il n’avait jamais compris cet engouement pour une institution qu’il avait toujours, à titre personnel, refusé de pratiquer ; mais il tenait à faire un geste vis à vis de son ami Bertrand le sec, un fervent partisan de l’union gay. Très impopulaire en son royaume, François le mol n’en avait cure, tout glissait sur un dos qu’il avait, malgré les apparences, dur comme la pierre. Il allait son chemin, droit dans ses chausses de tulle et n’avait qu’une devise en tête : de la mollesse, encore de la mollesse, toujours de la mollesse.


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