FRANÇOIS LE MOL : TRAHI MAIS CONTENT

mardi 23 mai 2017
par  Claude Soufflet
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La messe est maintenant dite pour les élections présidentielles. Le ‘’piège’’ tendu depuis plusieurs semaines s’est refermé comme le souhaitaient les privilégiés. François le Mol, passé la frustration du renoncement personnel ( ne pas demander le renouvellement de son mandat ) a été un soutien bienveillant, puis actif, à l’élection de son fils spirituel, Emmanuel le chouchou du Medef et, depuis longtemps, le chéri des Médias. Le parcours du nouveau Président, facilité par le fol égarement de François le Sec ( trahi par sa cupidité ) et l’effondrement de Benoit le Modeste ( trahi par les siens ) fut une suite d’ esquives, de généralités et d’ambiguïtés … Le seul danger rencontré à quelques jours du premier tour se manifesta par la montée en puissance de Jean-Luc la Merluche qui risquait de mettre à mal le scénario soigneusement mis au point. François le Mol ne se fit pas prier pour dénoncer le danger que représentait la Merluche s’il arrivait en finale : plutôt La fille du Borgne que le Merluchon ; tel était le discours repris et approfondi par la plupart des commentateurs aussi bien sur les chaines publiques que privées … François le Mol donnait le là, en fin connaisseur de son ancien adversaire de parti : c’était un dictateur en puissance, digne continuateur du fumeur de cigares de Cuba ou de l’hurluberlu de Caracas ! En définitive, tout se passa comme le scénario libéral l’avait prévu et le Chéri du patronat et des banques l’emporta largement.

Le moment était venu de passer le flambeau et de s’effacer devant celui que François le Mol était aller chercher dans les bagages de la Finance qu’il avait dit détester lors d’un meeting célèbre où la dissimulation l’avait disputé au mensonge … La fin justifiant les moyens ! L’entretien final entre les deux Présidents (l’ancien et le nouveau) n’a pas du manquer de sel. Sous des apparences bienveillantes, François le mol ne pouvait oublier que son successeur, tel Brutus, avait participé à sa mort politique. Sa seule consolation provenait du fait que le petit Emmanuel avait empêché Manuel, le Roquet catalan, de lui prendre sa place … C’était un soulagement intime et une vengeance personnelle. Il quittait l’Elysée, grand vaisseau amiral, transformé au bout de 5 ans, en un Titanic chaotique pour le mettre entre les mains d’une start-up ambitieuse et arrogante. La voiture de François le Mol quittait le palais sous les applaudissements pour se rendre au siège de Solferififi, comme l’avait fait avant lui le Vieux père François en 1995. Le parti d’Epinay, après ce quinquennat versatile et trompeur, était comme un navire sans gouvernail, déchiré, éclaté en tous sens … peut-être arrivé au bout du chemin après une longue et triste agonie !


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