POLICE, MACRON ET LE BOXEUR

dimanche 24 février 2019
par  Cristina Semblano
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de pouvoir venir à bout de la colère sociale qui depuis presque trois mois s’exprime en France, malgré les interpellations, les gardes à vue, les comparutions immédiates, les condamnations, les fichages, les interrogatoires dignes d’une police politique, malgré les gaz lacrymogènes, les yeux éborgnés, les membres arrachés, les visages défigurés, le pouvoir et ses chiens de garde mettent outrancièrement à circuler des fake news nauséabondes. Ceux qui manifestent leur légitime colère sont tour à tour et, en même temps, accusés d’incendiaires, casseurs, antisémites, fascistes, extrêmes-gauchistes, et suprême complotisme (!) venant des anti-complotistes, de gens manipulés par des puissances étrangères, la Russie bien entendu...

Que les gilets jaunes soient accusés d’être tout cela en même temps, voilà qui nous met face à un pouvoir qui serait risible, s’il n’était pas infiniment dangereux ! Cela prouve que ceux qui portent la couleur jaune vont dans le bon sens. Et en parlant de jaune, une pensée spéciale pour Christophe qui sera aujourd’hui jugé. Évidemment je parle du gitan-boxeur ou du boxeur-gitan, celui dont le président a dit, avec son mépris habituel, que pour parler comme ça, il a dû forcément être briefé par « un avocat d’extrême gauche » (ou par la Russie ?) car un boxeur ça parle pas comme ça, un gitan ça parle pas comme ça. Le problème c’est qu’un président, ça devrait pas parler comme ça.

Cristina Semblano est membre de la direction du Bloco de esquerda portugais et conseillère municipale de Gentilly


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