SAMBA : LE MAITRE MARTINHO DA VILA A PARIS LE 17 MAI

mardi 7 mai 2019
par  Jean-Luc Gonneau
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C’est un événement considérable pour tous les amoureux, du samba, plus généralement de la musique du Brésil et plus généralement encore de la musique en général. Martinho da Vila est une légende vivante de la musique brésilienne et plus précisément du samba (oui, du, car samba est du genre masculin) en deuil depuis quelques jours d’une autre grande sambiste « historique », Beth Carvalho. Et Martinho, qui porte allègrement ses quatre vingt balais revient à Paris, après presque de dix années d’absence, avec ses musiciens pour une de ces soirées festives dont il a le secret. L’occasion sans doute de réentendre « live » quelques uns de ses plus grands succès (Casa de bamba, O pequeno burgues, Canta canta minha gente, Pra que dinheiro, Mulheres, Devagar devagarinho…) et sans doute des compositions plus récentes, notamment celles de son dernier CD, Bandeira da fé. Car Martinho da Vila n’est pas seulement un chanteur, et quel chanteur, mais aussi un des auteurs et compositeurs les plus prolifiques du Brésil, sans compter la dizaine de livres dont il est l’auteur.

Fils de paysans de l’intérieur de l’état de Rio de Janeiro, il rejoint Rio dès l’âge de quatre ans. Très tôt attiré par la musique, il exercera divers métiers avant de se consacrer exclusivement à sa passion à l’âge de 32 ans, après déjà quelques succès les années précédentes. Membre éminent et fidèle de l’école de samba de Vila Isabel (quartier de Rio dont furent originaires de grands maîtres du samba, dont Noel Rosa, auquel Martinho rendra hommage dans un de ses albums), fidèle aussi à ses racines (il racheta la ferme où ses parents étaient employés lors de sa naissance), fidèle au samba qui le fit connaître et dont il maîtrise toutes les variétés musicales, mais curieux aussi d’autres genres musicaux, notamment lusophones, puisqu’il consacra, en 2000, un album entier, Lusofonia, à ces musiques. Il apparaîtra aussi en duo avec plusieurs fadistes portugais lors de concerts et fut l’un des interprètes choisis pour l’album reprenant les thèmes du fameux Um homen na cidade de Carlos do Carmo. Et il vient d’écrire le Fado das perguntas, inspiré par des brésiliens qui vivent au Portugal.

C’est dans la belle salle de La Cigale que se déroulera le concert, avec une partie de la salle pour des places debout, car, voyez-vous, la musique de Martinho da Vila et de sept musiciens et choristes (dont deux de ses filles) donne des fourmis dans les jambes et une furieuse envie de danser.

Texte également à a paraître dans Lusojornal (https://lusojornal.com/)


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