BOUM BOUM SUR : RICHARD FERRAND

vendredi 13 septembre 2019
par  Mick et Paule
popularité : 3%

Lassées des contrées ensoleillées (trop, c’est mauvais pour la peau), nous avions terminé nos vacances, cette année là, en Bretagne. Nous y apprîmes par la presse locale qu’un colloque avait lieu à Lorient, pour débattre de l’état de la gauche après quelques mois de mandat de François Hollande. Comme notre vénéré directeur de la publication et cofondateur de la Gauche Cactus y participait et qu’il est souvent utile de se faire bien voir par son patron, nous y courûmes. C’était le septième colloque de l’association Vent d’Ouest présidée par l"ami Daniel Gilles, où avaient défilé au cours des ans le ban et l’arrière ban des partis de gauche ou présumés tels. Cette année là, comme les années précédentes, les mâles y dominaient (numériquement) la tribune. Parmi les intervenants, Richard Ferrand, député alors PS du Finistère, dont nous n’avions jamais entendu parler, et dont, le colloque terminé par le traditionnel verre de l’amitié (en en vérité on vous le dit, nous en prîmes plusieurs tant on aime l’amitié), nous pensions ne plus jamais en entendre parler.

Un type au physique de notable pas encore trop enrobé mais un peu quand même (on est difficiles, hein) disant le plus grand bien de Franky Hollande et de Jammie Ayrault, jouant beaucoup sur l’importance pour lui du social (dans cette remarque, le mot clé est jouant), et son garage d’insertion par ci, et sa mutuelle par là, et sa confiance dans le gouvernement partout. Bref, ni passionné, ni passionnant, pas le pire non plus.

Quand il quitta le PS pour Macron, nous nous sommes souvenues de lui. On s’est dit, bon, un traître de plus. On a regardé son pédigrée. Ex supporter d’Henri Emmanuelli, ce qui le plaçait alors à la gauche du PS, ex soutien de Martine Aubry, ce qui le plaçait au centre du PS, puis jouant les proches des « frondeurs » (dans cette remarque, le mot clé est jouant). Alors, Macron, non, ça ne passait pas. Lui, chantre du social ? Lui, homme de convictions solidement enracinées ? Allons, allons, Richie, pas très crédible, bonhomme.

Quand survinrent ses petits ennuis judiciaires, nous avons échafaudé des hypothèses. La subvention, conséquente, accordée par le Conseil Général du Finistère pour un projet piloté par son ex ? Si le projet est utile, why not ? Le job d’été de son fiston en tant qu’assistant parlementaire ? ça se faisait à l’époque et puis le fiston a peut-être fait le job, et n’est-ce pas la démonstration d’un père attentionné ? Le coup de l’achat d’un local par sa nouvelle compagne dans des conditions rocambolesques et apparemment financé in fine par la mutuelle qu’il dirigeait, c’est carrément borderline. Peut-être légal, peut-être pas, c’est à la justice de le dire. Peut-être est-il un grand sentimental voulant donner des preuves d’amour aux femmes de sa vie ? Peut-être est-il trop faible pour résister aux requêtes des femmes de sa vie. Il en est souvent ainsi, dit-on des hommes forts dans leurs pratiques professionnelles : fort dehors, faible à la maison. Qui sait ?

Mais pour nous qui ne le connaissons pas, ce qui fait qu’on n’aime pas Richard Ferrand, c’est son parcours politique. Il n’est pas le seul dans son cas. Donc toutes celles et ceux qui sont dans son cas, on ne les aime pas. Ah, on oubliait. Lors du colloque, notre directeur de publication dit, comme Richard, tout le bien qu’il pensait de Hollande et Ayrault. En une phrase. Il fut nettement plus disert pour en dire tout le mal.


Commentaires

Brèves

1er mars 2012 - BREF HOMMAGE A MENDES FRANCE, par François LEDRU

Chez les Ledru, bourgeois catho (comment puis-je être si différent d’eux ?), les gosses (...)

17 août 2009 - SIGNEZ LA PETITION ANTI-BONUS !

Les grands dirigeants du monde prétendent ne rien pouvoir faire dans leur pays contre le retour (...)

25 mai 2008 - NOUS SOMMES ELUS DU PEUPLE, PAS DE SARKOZY : POUR LA DEFENSE DU DROIT DE GREVE : DESOBEISSANCE CIVILE DES ELUS !

Le 15 mai 2008, le président de la République en titre a osé remettre en cause le droit de (...)