La chauve-souris, le pangolin et les derniers de cordée

mardi 14 juillet 2020
par  Rémi Aufrère
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Le pangolin est un petit mammifère pholidote (1) au régime alimentaire insectivore avec un corps allongé en grande partie recouvert d’écailles (en kératine). Il mesure entre 30cm et ...1,50 pour le pangolin géant. Il possède de longues griffes, n’a pas de dents mais une longue langue qu’il utilise pour manger en quantité fourmis et termites ce qui le rend très utile à l’écosystème. Il a une très mauvaise vue mais une ouïe et un odorat très développés. Comme il se déplace très lentement, sa méthode de protection est de se rouler en boule devant le prédateur. Ces écailles sont reconnues en Chine et au Vietnam pour soigner maux de tête et servir d’aphrodisiaque. Sa viande aussi est appréciée. Evidemment, il n’existe pas de preuves scientifiques de ces effets bénéfiques comme la corne de rhinocéros réduite en poudre pour une meilleure érection. La bêtise humaine est aussi une tradition. L’Extrême-Orient n’a pas le monopole de l’idiotie en matière de consommations d’animaux en tout genre mais elle est souvent sur le podium de l’ingéniosité.

Le pangolin existe en Asie et en Afrique (quatre espèces pour chaque continent). C’est aussi un animal solitaire qui attire (c’est original) la femelle en urinant. Femelle qui ne peut donner qu’un seul petit qui s’accrochera à sa queue pendant trois mois. La maman est responsable et l’élèvera pendant huit mois. Comme nous, le pangolin est un animal qui aime beaucoup sa liberté. Il vit très mal en captivité (71% de mortalité dans les six mois si vous l’enfermez).

Les français "lambda" ont surtout découvert le pangolin en 1969 à la télévision (2) .L’animal gagne sa renommée grâce à ...Pierre Desproges (humoriste français de renom). Ce dernier en donna une définition peu flatteuse (3) dans son "Dictionnaire superflu à l’usage de l’élite et des bien nantis" (1985). Comme l’auteur était féru d’autodérision (on se souvient de son humour sur le cancer qui le tua), après avoir entendu quelques protestations d’enfants dans son cercle familial, il présenta ses excuses au pangolin sur France Inter le 19 mars 1986 (4).

Sur le pangolin, précisons que sur les huit espèces, deux sont en danger grave de disparition, les autres étant en grande vulnérabilité. Avec retard, le 28 septembre 2016, la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacés d’extinction signée par 183 États) a décidé d’interdire le commerce international des huit espèces. Enfin, entre 1960 et 2004, plus de 90% des pangolins en Chine ont disparus. Les débuts de ce massacre trouve son origine dans le "Grand bond en avant" (5) et sa famine meurtrière. L’université agricole de Chine méridionale aurait vérifié que le coronavirus (COVID-19) actuel qui affecte les humains serait similaire à 99% avec celui qui touche...les pangolins. Mais il faut ajouter que l’animal à écailles serait le vecteur intermédiaire de la transmission à l’homme. C’est un messager. Les études récentes estiment que c’est la chauve-souris qui serait à l’origine porteuse du virus.

La chauve-souris est le sujet de nombreuses études scientifiques car il apparait qu’elle est porteuse "saine" de nombreux virus dont certains coronavirus. Son métabolisme cardiaque et sanguin lui permet de contrôler les virus sans l’a rendre malade. Si la chauve-souris puis le pangolin semblent à l’origine de la pandémie, nous savons déjà que c’est le macaque Rhésus qui nous permettra de découvrir remède et vaccin. Ce primate avait déjà donné une formidable contribution à la biologie et à la médecine (avec la définition des groupes sanguins humains du fait d’une communauté antigénique entre les globules rouges du singe et les globules rouges humains).

Nous ne devons pas être très étonnés de la provenance du virus situé en Chine populaire même si une provenance africaine n’aurait pas été non plus saugrenu. Ebola prouve aussi que le continent africain peut être en question. Enfin, c’est aussi une question anthropologique concernant l’ingestion par certaines populations de viandes animales ou d’origine animale, peu cuites et non contrôlées. L’absence de règles sanitaires, le non-respect des règles quand elles existent, la corruption, ont été des facteurs aggravant l’origine de cette crise inédite.

C’est l’occasion de rappeler la force et la vigueur des régimes démocratiques. En effet, plusieurs faits incontestés montrent la stratégie initiale du système autoritaire chinois de ne pas prendre les mesures de prévention, d’intervention et d’information dans les délais raisonnables. Nombreux sont les scientifiques qui pensent à haute voix que l’infection a commencée en septembre-octobre 2019. Il faut aussi rappeler le décès du premier médecin (Li Wenliang, ophtalmologiste rattaché à l’hôpital central de Wuhan) qui a alerté son entourage le 30 décembre après la prise de connaissance vérifiée de ce virus en décembre. Les autorités chinoises, soucieuses de préserver l’image du pays et du pouvoir de Xin Jinping, l’ont emprisonné pour avoir répandu "de fausses nouvelles". Il est décédé le 7 février 2020. On ne compte plus les journalistes étrangers (New York Times, le Washington Post et le Wall Street Journal par exemple) expulsés du pays depuis février, et leurs confrères chinois enjoints de diffuser la pensée officielle sans poser de question.

Cette répression témoigne de la soif de démocratie, des citoyens comme l’avocat hongkongais Chen Qiushi (qui a fait de nombreuses vidéos sur les manifestations démocratiques de la région autonome) qui a parcouru Wuhan depuis le 23 janvier, Fang Bing, négociant en textile qui a diffusé sa première vidéo le 25 janvier sur l’état dramatique des hôpitaux. Chen Qiushi disparait le 7 février placé en "quarantaine" par la police. Fang Bing n’apparait plus dès le 8 février. La presse du pays est en coupe réglée et même certains journalistes officiels sont arrêtés (Guo Quan et Xu Zhiyong) ou mis en résidence surveillée (Xu Zhangrun). Evènement extraordinaire, la censure retire des kiosques une des publications sœurs du journal du parti (Quotidien du Peuple) le 10 mars parce que la directrice des urgences de l’Hôpital central de Wuhan, Ai Fen, dénonce ouvertement la censure imposée aux médecins chinois.

Le 12 avril 2020, sur le site internet de l’ambassade de la République populaire de Chine, est publié un texte intitulé " Rétablir des faits distordus - Observations d’un diplomate en poste à Paris". Cet écrit, qui est une expression officielle du gouvernement chinois, accuse les occidentaux de dénigrer injustement la Chine et aussi le personnel soignant français des établissements pour personnes âgées (Ehpad) d’avoir « abandonné leurs postes du jour au lendemain (…) laissant mourir leurs pensionnaires de faim et de maladie ».

Il n’y que quelques hommes et femmes politiques français (comme un ancien premier ministre) amis et VRP du régime de Pékin pour garder le silence devant cet acte de propagande particulièrement grave. L’ambassadeur de Pékin est convoqué au Quai d’Orsay par le ministre français des affaires étrangères. Cette opération de communication a pour objectif de détourner les responsabilités du pouvoir politique chinois. En effet, depuis le début de l’année, le président chinois qui assume encore plus de responsabilités que le grand timonier Mao en son temps, n’est plus dans une position de confort. Nous connaissons alors une campagne de communication excessive de suffisance et de vanité présentant nos amis chinois comme ceux qui disposent et disposeront des meilleurs outils pour résoudre une crise sanitaire devenue mondiale et dont ils sont à l’origine. On en rirait s’il ne s’agissait que d’une modeste grippe. Mais c’est le destin de centaines de milliers de victimes et de millions de malades qui est en jeu.

Enfin, les dizaines de milliers d’urnes funéraires en cours de livraison en février et mars dernier à Wuhan montre que les estimations non officielles se situent entre 10 fois et 30 fois au-dessus des chiffres des décès de la propagande de Pékin sont plus réalistes. A minima, il s’agit de 30 000 morts (soit 10 fois le nombre officiel) avec un maximal estimé à 97 000 décès dus au le COVID 19, tout en effectuant la soustraction des décès "habituels" dans la même période (environ 10 000 personnes). On le voit encore, les dictatures n’ont jamais été férues d’informations justes et sincères surtout lorsqu’elles mettent à jour les incompétences et les fragilités du régime. D’où leur combat continuel et acharné contre la liberté d’informer y compris (et surtout) lorsque de vrais journalistes révèlent les détails en contradiction avec la propagande. On se souvient avec ironie des photographies des montres de nombreux dirigeants chinois, articles d’horlogerie valant des dizaines voire centaines de milliers de dollars à leur bras, reflet du très haut niveau généralisé de corruption.

Aujourd’hui, la maladie du COVID 19 est dans notre vie quotidienne. Et cela va durer parce qu’il faudra un peu de temps pour trouver remède et vaccin. Les experts estiment entre quelques semaines pour les remèdes jusqu’à plus de deux années pour la généralisation d’un vaccin. Il nous faut donc nous préparer au temps long. Cette pandémie est inédite car elle restreint assez durablement notre liberté de déplacement. Pour nombre d’entre nous, elle nous oblige à rester chez soi et hors des autres. Et puis il y a ces nombreux salariés veillant avec un professionnalisme exemplaire sans faille et toujours dévoué, à la continuité des transports publics, de l’approvisionnement alimentaire, du nettoyage, de la collecte des déchets, des services publics au service de nos concitoyens, et des entreprises qui s’organisent pour poursuivre ou redémarrer leur production. Dans ce temps grave, les entreprises (et les salariés) doivent s’adapter. Elle suivent notamment les recommandations pour le télétravail dans cette période mais qui ne pourra jamais être un mode permanent de travail.

La France a connu son lot de bêtises et de décisions raisonnables ...ou étonnantes voire décalées. Chaque évènement est à remettre dans la perspective de nos connaissances médicales de l’instant. Il faut donc analyser avec la volonté de comprendre d’abord, d’analyser ensuite et de juger enfin.

Commençons par la démission de la ministre de la santé, membre du corps médical elle-même, qui quitte son ministère alors qu’elle indiquera plus tard qu’elle avait informée le président de la république sur les risques graves de cette épidémie. Malgré ce défi sanitaire dont elle semble redouter quelques effets, elle choisira de devenir la sauveuse de la liste du parti présidentiel pour l’élection du maire de la capitale française. C’est sans doute à ce genre de décision (ou de conseils avisés) qu’on reconnait l’absence de l’esprit de l’Etat, et de la défense de l’intérêt général dans une période aussi grave.

Vint ensuite l’épisode des "masques qui ne servent à rien", la porte-parole du gouvernement ajoutant jusqu’à l’absurde qu’elle ne saurait pas s’en servir. Là encore, il eut été plus simple d’indiquer en modestie que notre pays ne disposant pas de masques pour tous, il fallait les réserver exclusivement pour les soignants et tous les salariés concourant à l’approvisionnement des français, au nettoyage et à la puissance publique. Mais c’était aussi indirectement reconnaitre l’absence de réaction de l’Etat devant la fermeture fin 2018 de la seule usine fabriquant les masques en France (en Bretagne) suite à une décision purement capitalistique du groupe américain 3M. Bien entendu, chaque français aurait bien compris que l’usage de masques nécessite des précautions de manipulation. Trop simple pour préserver son image de gouvernants responsables et sérieux. L’affaire des tests fut une nouvelle étape. A nouveau, il a été déclaré de façon péremptoire par le président de la république que cela ne servait à rien. Cette affirmation élyséenne clôturait autoritairement le débat. On savait déjà qu’il n’y a pas assez de tests fiables pour chacun et qu’il faut aussi (comme pour les masques il y a peu) les réserver aux personnes les plus en situation de risques. Et que seuls les tests sérologiques (donc par prises de sang) permettent de mesurer la présence d’anticorps contre le COVID 19 alors que les tests par voie nasale produisent des erreurs sur un tiers des prélèvements (ils détectent uniquement en temps réel la présence du virus).

En ces mois de mars et d’avril, nous avons connu l’effronterie ou plutôt l’affolement de la boussole politique. Le président a décrété la guerre. Derrière l’usage très excessif (et inapproprié) du terme, il a voulu montrer sa détermination à répondre au défi du moment : rassembler autour de lui, être le "père de la nation", affronter l’adversité de cette crise sanitaire mondiale. Les soignants, mais aussi toutes ses mains longtemps considérés comme modestes, les caissières, les salariés et artisans des métiers de bouche, les livreurs, les paysans, les transporteurs, les électriciens, cheminots, gaziers, les éboueurs et nettoyeurs en tout genre sont devenus les "héros" de notre quotidien.

Côté soignants, ces derniers n’ont pas toujours appréciés cette sanctification. Quelques mois plus tôt, elles/ils protestaient contre la poursuite d’une politique nationale déplorable sur l’hôpital public avec le niveau extraordinaire d’heures supplémentaires non compensées, la réduction importante (et dogmatique) du nombre de lits médicalisés et le nombre très insuffisant de respirateurs qui permettent de sauver des vies. Pour le "nouveau monde" de mai 2017, celles et ceux qui ne sont pas les "premiers de cordée" qui devaient produire le "ruissellement" sur les derniers, celles et ceux "- ces gens qui ne sont rien dans les gares- sont devenus le visage de notre humanité face à une pandémie qui peut frapper n’importe lequel d’entre nous, exclus comme inclus, riches ou pauvres. Ces "derniers de cordée" qui sont les plus mal reconnus dans notre société et qui relèvent très souvent des métiers "d’aide à la personne" qui sont des tâches très souvent irremplaçables par l’automatisation. Il y aura peut-être demain un peu moins de caissières mais il en restera et il y aura besoin de salariés pour aider plus encore nos enfants comme pour les plus anciens.

Constatant les maux, le président français à emprunté certaines formules oratoires à Jaurès, Blum et Mitterrand, des mots forts étrangers à son engagement politique originel et à tout ce qui fit son élection à l’Elysée dans les conditions extra-ordinaires que l’on connait. L’entraide, le soutien de l’Etat, l’affirmation de la solidarité entre tous sont redevenus l’antienne d’un président qui a fondé son mandat sur la France qui se réforme vite et beaucoup à la mode "start-up nation". Pour préserver les chances d’un second mandat en 2022 et mettre en forme ce virage à 180 degré (ou presque) nul ne doutait que nous allions connaitre bientôt un changement de premier ministre et de ministres. Voilà pour la tableau du "microcosme" politique gouvernemental.

Entre 2012 et 2014, il y a un siècle chez ceux qui n’ont point de mémoire vive, certains souriaient de la volonté de reconstruire une vraie politique industrielle pour la France et l’Europe même s’ils avaient compris que "l’adversaire c’est la finance" (c’est aussi un outil utile si contraint). La pandémie actuelle met en relief l’extrême urgence de la souveraineté française en matière de production médicamenteuse et d’outils de protection (comme les masques) mais aussi plus largement des moyens de notre indépendance et donc de notre liberté économique. Le pillage par les deux grandes puissances, et singulièrement par la Chine, des ressources minières en Afrique, l’acquisition de nombreuses terres agricoles, le contrôle des outils de communication (notamment satellitaires et téléphonie mobile) aurait dû alerter plus sérieusement notre pays et l’Europe dans son ensemble.

Cette crise ne va assurément pas faire disparaitre la "mondialisation". Mais elle l’a fait apparaitre beaucoup moins heureuse sur de nombreux sujets tout en restant absolument essentielle sur d’autres comme la coopération médicale et scientifique mondiale. Elle doit permettre de reconsidérer la viabilité du concept "produire local-consommer local" notamment dans le cadre d’une alimentation plus saine, plus raisonnable. Elle doit encourager l’accélération de la concrétisation de mesures relevant d’une grande politique de développement durable-soutenable. La prise de conscience actuelle peut être l’occasion de transformer la mondialisation en l’a concevant d’abord par l’application de la responsabilité sociale, sociétale et environnementale. C’est aussi une réorientation progressive mais réelle de l’économie. Il ne doit plus être possible de concevoir un yaourt avec 5000 kilomètres de transports et logistiques pour le fabriquer.

Hier déjà, l’utilité des salariés improprement jugés "non premiers de cordée" n’était pourtant pas à démontrer pour notre vie quotidienne. Il est essentiel que l’esprit commun citoyen qui reconnait la participation de ces femmes et ces hommes aux métiers les plus humbles (mais les plus utiles aujourd’hui) perdure avec des décisions concrètes par des revalorisations salariales comme d’améliorations des conditions de travail. Il faut aussi un changement de paradigme par rapport à ces tâches. Malgré l’automatisation, nombre de ces emplois demeurent profondément indispensables car accompagnant chacune et chacun dans toutes les étapes de nos vies.

La France est forte par son agriculture, par son éducation, sa culture et ses capacités d’innovation innombrables. C’est une occasion calendaire historique : accélérer la transition écologique par les grands travaux d’infrastructure de transports, de services publics locaux, d’une agriculture durable et saine, avec les efforts utiles pour un meilleur avenir.

La crise économique en cours n’a pas de comparaison historique. Il serait peu judicieux de l’a comparer à la situation de 1929 ou au sortir des deux guerres mondiales. Mais c’est dans une période grave qui a suivi la crise de 1929 que le président Roosevelt a lancé son New Deal, une politique de grande ampleur pour renforcer l’économie au service des hommes. Des grands équipements publics américains ont été bâtis durant cette période. Ils ont été d’une utilité incontestable et ont renforcé la compétitivité de la nation américaine.

La langue chinoise (mandarin) traduit le mot "crise" par l’addition des idéogrammes "dangers" et "opportunités". Le confinement et toutes les mesures de protection individuelles et collectives nous rappelle notre compréhension saine du danger. Il nous faut saisir les opportunités d’innover en matière de développement économique, social et humain. En prenant garde que notre protection sanitaire ne se fasse pas en opposition avec nos libertés essentielles. D’où les grandes précautions à prendre pour éviter le "tracking" de chacune et chacun. Il y a aussi des opportunités malheureuses qui pourrait concrétiser quelques passages des livres de Georges Orwell ou de Stefan Zweig. La vigilance et la raison s’imposent au-delà de nos appréciations personnelles idéologiques sauf à remettre en cause nos valeurs républicaines françaises.

Cette crise est l’occasion de prouver que notre humanité sera source d’une nouvelle croissance innovante et dynamique qui rassemble. Le pangolin, la chauve-souris et le macaque Rhésus ont encore beaucoup à nous apprendre. Et les "derniers de cordée" ont encore beaucoup à nous offrir.

(1) Les pholidotes forment un ordre ne comprenant que la famille des manidés constituée d’un seul genre : manis représentée par une seule espèce, les pantagolins. (2) présentation du pangolin ) la télévision française. www.ina.fr/contenus-editoria... (3) Pangolin :n.m., du malais panggoling, qui signifie approximativement pangolin. Mammifère édenté d’Afrique et d’Asie couvert d’écailles cornées, se nourrissant de fourmis et de termites. Le pangolin mesure environ un mètre. Sa femelle s’appelle la pangoline. Elle ne donne le jour qu’à un seul petit à la fois, qui s’appelle Toto. Le pangolin ressemble à un artichaut à l’envers avec des pattes, prolongé d’une queue à la vue de laquelle on se prend à penser qu’en effet, le ridicule ne tue plus. (4) écoutez www.ina.fr/contenus-editoria... (5) Le "Grand bond en avant" est une politique lancée par Mao et mise en œuvre de 1958 à 1960. Cette "campagne" qui mobilise l’appareil de propagande, use de la coercition sur l’ensemble de la population. Pour but d’augmenter considérablement en un temps très rapide la production par la collectivisation complète de l’agriculture et sa massification, la construction de grandes infrastructures industrielles et la réalisation de projets de travaux publics de tres grande envergure. C’est un échec phénoménal qui provoquera entre 30 et 50 millions de morts. Côté agricole, l’ordre d’éliminer ce qui est considérer comme animaux nuisibles provoque la fin des gibiers. La famine stimule la chasse à des animaux comme le pangolin, une des premières victimes animales de Mao.


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