TECHNOLOGIES ET ENVIRONNEMENT, UNE PROPOSITION, UN CONSTAT

Par Jacques-Robert Simon
mercredi 17 octobre 2007
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Il me paraît difficile de ne pas sortir des discours convenus ; la solution aux problèmes actuels ne peut venir de leur ignorance, ou de leur dissimulation. Avant que de citer des écrits difficiles à accepter, mais sur lesquels il faut réfléchir, je me permets de rappeler la proposition que j’ai faite avec constance depuis bien longtemps maintenant : engendrer une création autochtone de richesses industrielles dans les pays africains axée sur toutes les technologies associées à l’énergie solaire : cellules photovoltaïques, accumulateurs, électrolyse de l’eau, dessalement de l’eau de mer, piles à combustible, transport et stockage à grande échelle de l’hydrogène...

Ces technologies sont accessibles et nécessitent plus des investissements humains que financiers. Le rôle coordonnateur d’un Commissariat à l’Energie Solaire (COMES) public et contrôlé par les citoyens est l’instrument indispensable à la concrétisation du projet. Le terreau de l’emploi serait lié au statut de fonctionnaire. La propriété serait basée sur la quantité d’Hommes-Mois investie, en d’autres termes le capital social de toute entreprise serait détenu par les travailleurs. Une part même infinitésimale d’inactionnaires (expression plus correcte pour nommer les prétendus « actionnaires ») intervenant dans les processus de décision est exclue.

Cette précaution prise... Je me persuade aisément que la plupart des Etats aristocratiques ont été d’abord démocratiques. Une multitude cherche de nouveaux territoires ; elle les trouve et les cultive. Jusque-là le droit de commander est égal chez tous, nul ne donnant volontiers la souveraineté à un autre. Ils ne trouvent pas également juste que les étrangers qui sont venus en grand nombre se fixer dans le pays, aient un droit égal au leur, au sein d’un Etat qu’ils ont construit pour eux-mêmes, sur un territoire acquis au prix du sang. Or, tandis que le nombre des étrangers s’accroît chaque jour, celui des citoyens au contraire diminue par beaucoup de causes. Souvent des familles viennent à s’éteindre ; d’autres sont exclues de l’Etat pour cause de crimes ; la plupart à cause du mauvais état de leurs affaires privées. Et c’est ainsi que par degrés l’Etat tombe entre les mains de quelques-uns, et puis, par l’effet d’intrigues, d’un seul.

(Spinoza, Traité politique rédigé entre 1675 et 1677, page 214 de l’édition « Le Livre de Poche ». Traduction d’Emile Saisset révisée par Laurent Bové).


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