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		<title>SOIREE FADO EN FETE LE 17 MAI AUX AFFICHES</title>
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		<description>Avec ce &#171; temps qui change tout le temps &#187;, on ne sait pas s'il fera beau le 17 mai qui vient. On sait par contre qu'il fera chaud pour la soir&#233;e &#171; Tous les fados du monde&#8230; ou presque &#187; le vendredi 17 mai, donc, en soir&#233;e, aux Affiches, 7 place Saint Michel, pr&#232;s de la Seine, au Quartier Latin. Ce soir-l&#224;, place sera faite &#224; la jeune et s&#233;duisante g&#233;n&#233;ration du fado avec Liliana Lopes et Daniela Areia et &#224; l'&#233;l&#233;gance souriante de Paulo Manuel. Voil&#224; pour nos (...)

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&lt;a href="http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/spip.php?rubrique91" rel="directory"&gt;LE COIN DU FADO&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec ce &#171; temps qui change tout le temps &#187;, on ne sait pas s'il fera beau le 17 mai qui vient. On sait par contre qu'il fera chaud pour la soir&#233;e &#171; Tous les fados du monde&#8230; ou presque &#187; le vendredi 17 mai, donc, en soir&#233;e, &lt;strong&gt;aux Affiches, 7 place Saint Michel, pr&#232;s de la Seine, au Quartier Latin. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce soir-l&#224;, place sera faite &#224; la jeune et s&#233;duisante g&#233;n&#233;ration du fado avec &lt;strong&gt;Liliana Lopes &lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Daniela Areia &lt;/strong&gt; et &#224; l'&#233;l&#233;gance souriante de &lt;strong&gt;Paulo Manuel&lt;/strong&gt;. Voil&#224; pour nos invit&#233;s de cette &#233;dition. Et bien s&#251;r, l'&#233;quipe de base de ces soir&#233;es - la lumineuse &lt;strong&gt;Concei&#231;&#227;o Guadalupe &lt;/strong&gt; au vocal, l'inventif virtuose &lt;strong&gt;Filipe De Sousa &lt;/strong&gt; &#224; la guitare portugaise, le swingant &lt;strong&gt;Pompeu Gomes &lt;/strong&gt; &#224; la guitare classique, la piment&#233;e &lt;strong&gt;Nella Gia &lt;/strong&gt; aux percussions &#8211; sera de la f&#234;te. Le tout pr&#233;sent&#233; par &lt;strong&gt;Jean-Luc Gonneau &lt;/strong&gt; (qui chantera un peu aussi). Et peut-&#234;tre d'autres fadistes s'y joindront, s'ils passent dans le coin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Tous les fados du monde&#8230; ou presque &#187; est &#224; chaque fois diff&#233;rent, mais toujours un subtil m&#233;lange de fados classiques et de fados m&#233;tiss&#233;s, de samba, de tango, de jazz, de bolero&#8230; Des fados qu'on n'entend pas ailleurs, un programme qui &#233;volue chaque fois, avec des sourires, souvent, des &#233;motions, beaucoup, et l'amiti&#233;, toujours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est dans le Club, la superbe cave am&#233;nag&#233;e des Affiches, que se tiendra la soir&#233;e, &#224; 21h, selon une formule &#171; caf&#233;-concert &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les Affiches est le caf&#233; cin&#233; bar de l'Espace Saint-Michel, 7 place Saint-Michel (M&#176; et RER Saint Michel). P.A.F. : 20 &#8364;, incluant deux consommations (vin, bi&#232;re, softs) ou 1 alcool (whisky, porto). Une restauration l&#233;g&#232;re est possible au bar du rez de chauss&#233;e des Affiches avant le spectacle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;servation obligatoire, les places &#233;tant limit&#233;es par t&#233;l&#233;phone au 06 22 98 60 41&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec le soutien du Cactus, de R&#233;sistance 7e Art et du Cercle L&#233;o Lagrange Paris&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>CHOCS ET FLOCS </title>
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		<dc:creator>Jean-Luc Gonneau</dc:creator>



		<description>S'il est un domaine dans lequel notre gouvernement affiche une belle all&#233;gresse, c'est celui des chocs. Choc de comp&#233;titivit&#233;, choc de simplification, choc de moralisation&#8230; Une fois de plus, les puissantes effluves de la tambouille s&#233;mantique pr&#233;par&#233;e dans les industrieuses et industrielles cuisines des officines de &#171; communicants &#187; viennent polluer nos sens d&#233;licats, pendant immat&#233;riel de la tambouille &#171; agroalimentaire &#187; dont on mesure chaque ann&#233;e davantage les dommages (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'il est un domaine dans lequel notre gouvernement affiche une belle all&#233;gresse, c'est celui des chocs. Choc de comp&#233;titivit&#233;, choc de simplification, choc de moralisation&#8230; Une fois de plus, les puissantes effluves de la tambouille s&#233;mantique pr&#233;par&#233;e dans les industrieuses et industrielles cuisines des officines de &#171; communicants &#187; viennent polluer nos sens d&#233;licats, pendant immat&#233;riel de la tambouille &#171; agroalimentaire &#187; dont on mesure chaque ann&#233;e davantage les dommages caus&#233;s &#224; nos estomacs sans m&#234;me parler de nos papilles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On les imagine, les clones de ces Fouks, Hommel, M&#233;aux, Saussez, ou le vieux &#171; Rolex &#187; S&#233;guela, spin doctors de tous acabits, pench&#233;s au chevet d'un gouvernement en petite forme. L'opinion vous trouve mous et ind&#233;cis ? Nous avons le rem&#232;de en magasin : le choc. Le choc, c'est violent, c'est rapide, c'est sid&#233;rant, &#231;a cr&#233;e de l'&#233;motion, et cr&#233;er de l'&#233;motion, c'est &#231;a qui vous manque. Heu, heu, la violence, dit le pr&#233;sident, la violence, heu, heu, je n'aime pas beaucoup &#231;a. Mais le choc, c'est positif aussi. Quand un magasin parle de prix choc, les gens y vont pour y faire des bonnes affaires (le magasin aussi, et m&#234;me surtout, mais bon). Va pour les chocs positifs, finit par l&#226;cher le pr&#233;sident.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le probl&#232;me, avec les communicants, c'est que m&#234;me si leurs honoraires sont stratosph&#233;riques, leurs costumes impeccables, ils ne sont que des contrema&#238;tres en fabrication d'&#233;l&#233;ments de langage, l'&#233;quivalent dans le champ s&#233;mantique de la planche d'un ensemble Ikea dans l'ameublement. Les communicants ne sont pas des &#233;b&#233;nistes, &#224; peine des menuisiers. Ils sont l&#224; pour soigner l'emballage, mais pas le produit, manquerait plus que &#231;a. Et encore, quand on regarde de plus pr&#232;s certains produits, on se pose la question. Revenons donc au choc. Comme l'expliquait patiemment, dans les ann&#233;es 1930, un ancien boxeur londonien reconverti dans le recouvrement amiable de cr&#233;ances de bookmakers &#224; un jeune apprenti publicitaire ayant subi une perte s&#233;v&#232;re lors du derby d'Epsom, le choc doit avoir un effet rapide et saisissant : si ton nez saigne apr&#232;s le coup de poing, tu comprends assez vite qu'il va falloir te remuer pour trouver l'oseille. Philosophie partag&#233;e par cet enthousiaste admirateur d'une jeune gloire de la chanson : &#233;coute moi &#231;a, et si apr&#232;s tu ne cours pas t'acheter le cd (ou le pirater plus ou moins sur le net, c'est selon)&#8230; Bref, ou bien le choc me concerne directement et modifie sur le champ mon comportement et/ou ma perception des choses ou des id&#233;es. Ou bien ce n'est pas un choc. Ce qui ne signifie pas qu'un choc puisse avoir, aussi, des effets &#224; long terme. L'ancien boxeur londonien avait par exemple des souvenirs pr&#233;cis de certains clients qui, apr&#232;s quelques chocs, n'&#233;taient plus jamais redevenus les m&#234;mes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A cette aune, on aura vite constat&#233; que ce qui a &#233;t&#233; vendu comme &#171; choc de comp&#233;titivit&#233; &#187; n'a rien d'un choc. Peut-&#234;tre, les experts suppos&#233;s &#233;tant divis&#233;s sur la question, les mesures envisag&#233;es auront-elles un effet &#224; terme. Mais aucun imm&#233;diat. Et le r&#233;sultat en termes de communication est au mieux nul, au pire n&#233;gatif : ce qui est retenu, ce sont les milliards de ristournes consenties aux entreprises sans r&#233;elles contreparties alors que ces milliards sont suppos&#233;s manquer dans le champ social. Et voil&#224;-t-il pas qu'apparaissent des ph&#233;nom&#232;nes de racket de sous-traitants par leurs donneurs d'ordre pour palper l'essentiel des ristournes fiscales &#224; venir. Faut-il gloser sur le &#171; choc de simplification &#187; ? Les simplifications administratives sont un marronnier des gouvernements successifs. Sont-elles n&#233;cessaires ? Bien sur. Seront-elles imm&#233;diates ? Bien sur que non. Dans ce cas l&#224;, et comme quoi on peut nous aussi faire joujou au spin doctor, on annonce une simplification administrative le jour o&#249; elle est effective. L&#224;, &#231;a peut faire un &#171; choc &#187; pour ceux que &#231;a b&#233;n&#233;ficie (et aussi pour ceux que &#231;a ennuie, il y a toujours des grincheux)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au final, le seul &#171; choc &#187; qui ait fait un peu choc est celui de la moralisation, avec un vent debout parlementaire venu de toutes les trav&#233;es, qui risque fort de transformer le choc en floc. Ah que la vie gouvernementale est dure. Et cela donne peut-&#234;tre envie d'aller prendre l'air du c&#244;t&#233; de Bastille-Nation le 5 mai, si ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>DE QUOI CAHUZAC EST-IL LE NOM ?</title>
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		<dc:creator>Yann Fi&#233;vet</dc:creator>



		<description>Le scandale a fini par &#233;clater au grand jour. Tant&#244;t il surprend, du moins par son ampleur. Tant&#244;t il confirme des doutes qui n'en &#233;taient d&#233;j&#224; plus depuis des mois. Le Ministre du Budget est coupable de fraude fiscale et de&#8230; parjure. Il a d&#233;missionn&#233;. Il a &#233;t&#233; mis en examen par la Justice. Il a &#233;t&#233; exclu du Parti Socialiste et renonce finalement &#224; r&#233;cup&#233;rer son si&#232;ge de d&#233;put&#233;. Pourtant, la classe politique ne saurait en &#234;tre quitte. Les tentatives de faire de l'affaire (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le scandale a fini par &#233;clater au grand jour. Tant&#244;t il surprend, du moins par son ampleur. Tant&#244;t il confirme des doutes qui n'en &#233;taient d&#233;j&#224; plus depuis des mois. Le Ministre du Budget est coupable de fraude fiscale et de&#8230; parjure. Il a d&#233;missionn&#233;. Il a &#233;t&#233; mis en examen par la Justice. Il a &#233;t&#233; exclu du Parti Socialiste et renonce finalement &#224; r&#233;cup&#233;rer son si&#232;ge de d&#233;put&#233;. Pourtant, la classe politique ne saurait en &#234;tre quitte. Les tentatives de faire de l'affaire Cahuzac une simple p&#233;rip&#233;tie due &#224; la grande malhonn&#234;tet&#233; d'un homme isol&#233; vont rest&#233;es vaines. L'affaire a son contexte. Et quand on se refuse &#224; minimiser ce contexte la r&#233;alit&#233; s'impose : la vie politique est gangren&#233;e. Pire, notre soci&#233;t&#233; dans son &#171; ensemble &#187; a d&#233;voy&#233;, au fil des trente derni&#232;res ann&#233;es, nombre de ses valeurs. Cahuzac n'est pas que le patronyme d'un homme. C'est le nom d'un mal profond, un mal qu'il sera difficile de gu&#233;rir, surtout si seuls des rem&#232;des artificiels sont prescrits.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par son ampleur et la nature de son premier protagoniste, l'affaire est caricaturale. C'est pr&#233;cis&#233;ment pour cette raison qu'elle ne peut &#234;tre prise comme la banale d&#233;faillance d'un syst&#232;me qui resterait par ailleurs acceptable. Comme toute bonne caricature elle est le remarquable r&#233;v&#233;lateur de divers avatars de notre &#233;poque troubl&#233;e. Quel observateur suffisamment avis&#233; du monde contemporain pouvait d&#233;cemment s'interdire de pr&#233;voir que l'abandon de la r&#233;gulation des march&#233;s, l'explosion du pouvoir des lobbies et l'acceptation toujours plus forte des conflits d'int&#233;r&#234;ts, les transferts de la Haute Administration de l'Etat vers la Grande Industrie ou la Haute Finance, le cumul des mandats politiques ne finiraient pas par tous converger jusqu'&#224; la d&#233;liquescence du sommet de la R&#233;publique ? L'exacerbation des tendances lourdes du n&#233;o-lib&#233;ralisme &#233;conomique ne pouvaient que favoriser la recherche du gain maximal de la moindre op&#233;ration commerciale ou financi&#232;re, la mise en concurrence de tous avec tous stimulant le chacun pour soi, la domination accrue du capital sur le travail, l'accroissement &#233;hont&#233; des in&#233;galit&#233;s de revenus et de patrimoines, le d&#233;veloppement des communautarismes religieux ou cat&#233;goriels divers. A l'inverse, on assista dans le m&#234;me temps &#224; l'affaiblissement progressif du socle de la protection sociale, &#224; la privatisation des services publics et &#224; la marchandisation des biens communs, au d&#233;p&#233;rissement de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral au profit de la satisfaction d'int&#233;r&#234;ts particuliers, &#224; l'effondrement de l'engagement politique et syndical.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le sommet de l'Etat fut en fait atteint bien avant l'actuel scandale. Le quinquennat de Nicolas Sarkozy fut une p&#233;riode passablement d&#233;brid&#233;e du point de vue des d&#233;rives susnomm&#233;es auxquelles nous pouvons ajouter l'inimitable vulgarit&#233; du personnage et la morgue infinie de ses principaux lieutenants. Toutes les affaires du sarkozysme int&#233;ressent la Justice et seront, esp&#233;rons-le, jug&#233;es un jour comme il se doit et interdisent par cons&#233;quent &#224; la Droite de donner aujourd'hui des le&#231;ons de morale politique &#224; la nouvelle majorit&#233;. Elles ont du reste une r&#233;sonance particuli&#232;re dans la tourmente qui menace le nouvel ex&#233;cutif. Les &#233;lecteurs du 6 mai 2012 n'ont pas oubli&#233; que le &#171; Pr&#233;sident ordinaire &#187; s'&#233;tait engag&#233; &#224; rendre irr&#233;prochable la R&#233;publique. Il savait probablement la t&#226;che impossible &#8211; aurait-il pris sinon comme tr&#233;sorier de campagne un autre affairiste fr&#233;quentant assid&#251;ment les paradis fiscaux ? &#8211; mais il l'a n&#233;anmoins promis avec force ce &#8230; grand nettoyage. C'est avec la m&#234;me force que l'imprudente promesse lui revient comme un rappel &#224; l'ordre ou une addition &#224; payer. Tant qu'il y &#233;tait Fran&#231;ois Hollande nous avait promis que le &#171; capitalisme fou &#187; deviendrait sage, que la sp&#233;culation serait &#171; musel&#233;e &#187;, la finance &#171; encadr&#233;e &#187;, les banques &#171; surveill&#233;es &#187;, les paradis fiscaux d&#233;nonc&#233;s. Une longue ann&#233;e apr&#232;s l'&#233;lection pr&#233;sidentielle, tout ce qui a fait la crise financi&#232;re de 2008 est toujours en place. La montagne de promesses a accouch&#233; d'une souris franchement maigrichonne : la &#171; R&#233;forme bancaire &#187; de mars dernier n'affectera les banques que de &#8230; 0.75 &#224; 2% de leurs activit&#233;s ! Les financiers et leurs lobbies ont agi en coulisses pour sortir pratiquement indemnes du chambardement qui leur avait &#233;t&#233; pr&#233;dit devant la galerie. Ils ont cern&#233; puis d&#233;sarm&#233;, un pouvoir politique qui pr&#233;tendait les mettre sous contr&#244;le. Que vaudra donc le &#171; choc de moralisation &#187; brandi &#224; la face du peuple aust&#233;ris&#233; pour &#233;teindre l'incendie Cahuzac ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#233;sormais, la Gauche est nue ! Ayant appris &#224; g&#233;rer l'&#233;conomie en bons lib&#233;raux qu'ils sont devenus depuis beau temps les hommes et les femmes de la Gauche de gouvernement n'avaient plus que la morale pour se distinguer de l'adversaire. C'est fini ! Elle l'a jet&#233;e aux orties comme elle a jet&#233; au fil des trente ann&#233;es de sa &#171; modernisation &#187; la plupart des principes qui fonda autrefois l'identit&#233; du mouvement socialiste. Ce changement fondamental d'identit&#233; s'est accompagn&#233; de l'amoindrissement progressif de la capacit&#233; de discernement du &#171; personnel &#187; politique. Nous avons peine &#224; croire que personne ne connaissait les malversations de J&#233;r&#244;me Cahuzac. On le laissa prendre toute sa place au sein du PS, place dont il sut se servir dans sa &#171; reconversion &#187; m&#233;dicale. Fran&#231;ois Hollande a pr&#233;f&#233;r&#233; la confiance professionnelle &#224; la confiance politique et mis l'accent sur la comp&#233;tence technique au d&#233;triment de la politique et de la morale. Cela co&#251;te finalement tr&#232;s cher et dit beaucoup sur les travers d'une politique professionnalis&#233;e et d'une gauche qui fait primer le discours des experts au d&#233;triment du discours politique. Seule une r&#233;volution culturelle, restaurant tout &#224; la fois le politique et la vertu, pourrait sauver la Gauche de cette pente fatale. Elle n'est, h&#233;las, pas pour demain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Le blog de Yann Fi&#233;vet : www .yanninfo.fr&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>LE CONCOURS D'ERREURS ENTRE HOLLANDE ET SES OPPOSANTS INTERNES </title>
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		<dc:creator>G&#233;rard B&#233;lorgey</dc:creator>



		<description>Il est bien &#233;vident que la ligne europ&#233;iste fran&#231;aise n'est pas la bonne pour trouver l'emploi. Il faut donc essayer de comprendre, en sortant de la contre-productive et certainement maladroite attaque de l'Allemagne merkelienne (laquelle pla&#238;t au contraire &#224; une bonne partie des mod&#233;r&#233;s fran&#231;ais, ce que comprend bien la droite qui va encore gagner sur ce terrain comme sur beaucoup d'autres), ce que l'opposition socialiste interne propose. On per&#231;oit certes (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est bien &#233;vident que la ligne europ&#233;iste fran&#231;aise n'est pas la bonne pour trouver l'emploi. Il faut donc essayer de comprendre, en sortant de la contre-productive et certainement maladroite attaque de l'Allemagne merkelienne (laquelle pla&#238;t au contraire &#224; une bonne partie des mod&#233;r&#233;s fran&#231;ais, ce que comprend bien la droite qui va encore gagner sur ce terrain comme sur beaucoup d'autres), ce que l'opposition socialiste interne propose. On per&#231;oit certes qu'elle rejette l'aust&#233;rit&#233; ; mais les Hollandais ont raison de dire que cette aust&#233;rit&#233; n'est pas d'ores et d&#233;j&#224; install&#233;e en France. On ne s'est pas, en effet, encore frontalement attaqu&#233; aux allocations retraite, ch&#244;mage et, pour trouver de grosses &#233;conomies plut&#244;t qu'en r&#233;formant enfin le mille feuille administratif (qui a l'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur de nourrir les r&#233;seaux politiques locaux) en taillant dans l'assurance maladie. Mais soyons s&#251;rs que ces r&#233;gressions sociales sont pour demain s'il n'y a pas de politique de rechange. Quelle est donc, derri&#232;re les d&#233;clarations de principe, la ligne que propose la &quot;gauche&quot; socialiste ? Une interview de Emmanuel Maurel que vient de publier&quot; l'&#201;conomie Politique - N&#176; 58&quot; nous &#233;claire concr&#232;tement et tristement. On en retiendra effet, en r&#233;ponse &#224; la question &quot;si vous &#233;tiez aux manettes, quelle politique engageriez vous ?&quot; les trois points suivants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Une relance par la consommation&quot;. Toutes choses &#233;gales par ailleurs, c'est-&#224;-dire sans ma&#238;trise mon&#233;taire et commerciale, on sait que ces choix, s'ils sont socialement &#233;quitables, seraient &#233;conomiquement suicidaires : en dilatant, par l'effet de demande, d&#232;s lors qu'il n'y aurait pas de protectionnisme, les importations des pays &#224; bas prix de revient ; en compromettant les facult&#233;s de la comp&#233;titivit&#233; (assurer celle-ci en obtenant comme c'est sugg&#233;r&#233; un Smig europ&#233;en rel&#232;ve de la fantaisie) ; en exigeant des ressources fiscales suppl&#233;mentaires pour les minima sociaux... qui ne pourraient &#234;tre, comme les services publics essentiels d'ailleurs, bien am&#233;lior&#233;s que si nous &#233;tions en &#233;conomie prot&#233;g&#233;e. &quot;Une relance de l'investissement par le d&#233;veloppement des infrastructures publiques et en b&#226;tissant une strat&#233;gie de fili&#232;res&quot;. Tr&#232;s bien, mais avec quelles ressources ? La troisi&#232;me proposition (fusionner imp&#244;t sur le revenu et CSG) n'est pas assortie de l'id&#233;e d'une augmentation du produit fiscal assur&#233;. C'est qu'en fait, comme l'illustrent ensuite des propos convenus sinon insipides sur les entreprises, pas plus que ne sont pos&#233;es les questions clefs d'un protectionnisme europ&#233;en et d'une souverainet&#233; mon&#233;taire fran&#231;aise au moins comparable &#224; celle que la Grande Bretagne s'est garantie hors euro, l'interview&#233; n'aborde pas le d&#233;bat de savoir quelle type de mod&#232;le &#233;conomique doit &#234;tre pr&#233;f&#233;r&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Doit-on continuer dans le sens d'une &#233;conomie que l'on veut certes r&#233;guler, mais o&#249;, dans le droit fil de l'id&#233;ologie des privatisations, l'investissement priv&#233; est le ressort de l'activit&#233; (ce que dit au fond le Pr&#233;sident lorsqu'il voit dans l'entreprise le c&#339;ur (exclusif ?) de la croissance), ou doit-on restaurer l'id&#233;e qu'une &#233;conomie doit &#234;tre mixte pour &#234;tre &#233;quilibr&#233;e, c'est &#224; dire avoir deux piliers : l'entreprise et la puissance publique. Une &#233;conomie qui ne passe que par l'entreprise est forc&#233;ment essentiellement financ&#233;e par l'&#233;pargne et l'investissement priv&#233;s. Et pour avoir ceux-ci, il faut qu'existent structurellement de profondes et permanentes in&#233;galit&#233;s de revenus qui fournissent son carburant au syst&#232;me. Seule une part de financement public de l'investissement, par combinaison de la fiscalit&#233;, de l'emprunt et de la rentabilit&#233; m&#234;me d'investissements publics pr&#233;c&#233;dents, peut r&#233;approprier la communaut&#233; nationale, diminuer les in&#233;galit&#233;s ou ne plus en faire une fatalit&#233;, et permettre des choix strat&#233;giques de fili&#232;res, voire de saisir des opportunit&#233;s de profits. Il n'est pas n&#233;cessaire pour cela d'avoir un secteur nationalis&#233;. Mais il faut un syst&#232;me de contribution publique &#224; l'investissement lui conf&#233;rant le devoir d'intervention dans certain cas et un droit d'association &#224; des op&#233;rations tr&#232;s profitables dans d'autres. Pour y parvenir c'est une autre conception d'une banque publique d'investissement que celle qui a &#233;t&#233; mise en place qui serait n&#233;cessaire. Si l'interview&#233; pointe les insuffisances de la loi bancaire (encore qu'on se fasse beaucoup d'illusions sur les vertus qu'aurait une plus forte s&#233;paration entre &quot;d&#233;p&#244;ts&quot; et activit&#233;s d'&quot;affaires&quot;), il n'envisage pas un instant que l'un des outils d'une strat&#233;gie nouvelle serait dans un r&#244;le de banquier d'affaires &#224; conf&#233;rer &#224; la puissance publique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En bref l'opposition socialiste interne ne sort pas des clous. Elle ne traite pas de la pertinence ou de l'inad&#233;quation de la construction europ&#233;enne et de l'euro et ne demande pas une vraie ren&#233;gociation qui, bien au del&#224; de cr&#233;dits pour la croissance, doit poser les questions de l'exercice du pouvoir mon&#233;taire et de la mise en cause du principe d'ouverture commerciale. Elle ne traite pas du besoin d'une intervention publique &#233;conomique dot&#233;e de l&#233;gitimit&#233; d&#233;mocratique, de capacit&#233; juridique et de moyens effectifs de participation financi&#232;re &#224; des op&#233;rations devant non seulement r&#233;pondre &#224; de nouveaux besoins de civilisation, mais aussi &#234;tre, sous des d&#233;lais raisonnables, capables il ne faut pas laisser aux priv&#233;s le monopole des prises de risques et facult&#233; de profit) de rentabilit&#233; capitalistique au b&#233;n&#233;fice de la Nation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces propositions &quot;de gauche&quot; sont aussi dangereuses que les politiques mises en &#339;uvre, parce qu'elles s'inscrivent pareillement dans un profond conservatisme social lib&#233;ral europ&#233;iste : celui qui a fond&#233; l'Union Europ&#233;enne sur l'illusion de l'harmonisation par le haut et l'euro sur les d&#233;missions nationales ou les incomp&#233;tences de ses fondateurs ; celui qui prend pour un dogme l'absence de la puissance publique parmi les grands acteurs n&#233;cessaires &#224; l'expansion &#233;conomique dans l'&#233;quit&#233; sociale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un petit billet &#224; propos du SMIG en passant :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On ne fera croire &#224; personne qu'un &quot; coup de pouce&quot; sur le SMIG eut menac&#233;, tout au contraire, l'&#233;conomie fran&#231;aise. On r&#233;unira tous les gens de bon sens sur le constat que la variante d'inflation prise en compte dans le calcul de l'automaticit&#233; est ridiculement sous-estim&#233;e : bien des produits alimentaires dont les prix montent ne sont pas pris en compte ; les charges de logement (alors que le v&#233;ritable avantage de l'&#233;conomie allemande est qu'on peut se loger beaucoup moins cher outre-Rhin qu'en France) n'y ont pas leur place ; le prix du gaz et ses rattrapages - non plus !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est donc vrai qu'il faut revoir le mode de calcul et qu'y placer une croissance en berne serait aujourd'hui une mauvaise mani&#232;re pour ceux qui sont au SMIG ou en d&#233;pendent de pr&#232;s. Mais dans l'attente de cette r&#233;vision, sur l'esprit de laquelle beaucoup de gens sont devenus d&#233;fiants &#224; l'&#233;gard du gouvernement, celui-ci se conduit non seulement mal, mais selon un ridicule qui va le marquer : le symbole d'un socialisme &#224; 3 sous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Le blog de G&#233;rard B&#233;lorgey : &lt;a href=&quot;http://www.ecritures-et-societe.com/&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://www.ecritures-et-societe.com&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>LE COUPLE FRANCO-ALLEMAND : ON DIVORCE ET ON RESTE COPAINS ? </title>
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		<dc:creator>Jo&#227;o Silveirinho</dc:creator>



		<description>Au moment m&#234;me o&#249; le mariage devient &#171; pour tous &#187;, le &#171; couple franco-allemand &#187; bat de l'aile. Tension amicale, dit le pr&#233;sident. Non plus que cela, confrontation, propose le pr&#233;sident de l'Assembl&#233;e, num&#233;ro 4 de la R&#233;publique. Meuh non, r&#233;torquent le premier ministre et le ministre de l'Int&#233;rieur. Bref, c&#244;t&#233; fran&#231;ais, c'est pas la joie, m&#234;me si les degr&#233;s sont divers. C&#244;t&#233; allemand (on n'en est pas encore &#224; dire teuton, ou boche, ou chleuh, ce qui indique (...)

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&lt;a href="http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/spip.php?rubrique13" rel="directory"&gt;L'Europe&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au moment m&#234;me o&#249; le mariage devient &#171; pour tous &#187;, le &#171; couple franco-allemand &#187; bat de l'aile. Tension amicale, dit le pr&#233;sident. Non plus que cela, confrontation, propose le pr&#233;sident de l'Assembl&#233;e, num&#233;ro 4 de la R&#233;publique. Meuh non, r&#233;torquent le premier ministre et le ministre de l'Int&#233;rieur. Bref, c&#244;t&#233; fran&#231;ais, c'est pas la joie, m&#234;me si les degr&#233;s sont divers. C&#244;t&#233; allemand (on n'en est pas encore &#224; dire teuton, ou boche, ou chleuh, ce qui indique que rien n'est irr&#233;m&#233;diable), rien n'est dit &#224; propos de la tension-confrontation. Pas la peine, nous ne savons que trop la pi&#232;tre opinion qu'ont de la France les dirigeants allemands, &#224; quelques exceptions pr&#232;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme toujours lorsqu'un couple bat de l'aile, il ne manque pas d'amis ou de familiers r&#233;els ou suppos&#233;s pour s'affliger de la situation. Pensez-donc, le couple franco-allemand, le moteur de l'Europe ! Une brouille et c'est la cata, tout foutra le camp, l'Europe, l'euro, la paix, veaux vaches, cochons, couv&#233;es. Il en est d'autres, goguenards, qui consid&#232;rent que ce n'est pas un drame. Les int&#233;r&#234;ts comme les amours vont et viennent aux gr&#233;s des vents de l'histoire. Le couple moteur de l'Europe, ce fut le cas dans les ann&#233;es 1960. Et pour cause : dans une Europe &#224; six pays dont trois (ceux du B&#233;n&#233;lux) de petite taille, et un autre, l'Italie, alors loin du niveau de d&#233;veloppement de la France et de l'Allemagne, les deux gros &#233;taient condamn&#233;s &#224; s'entendre. Et encore : tant qu'il fut aux affaires, l'ombrageux g&#233;n&#233;ral de Gaulle fit souvent chambre &#224; part. Depuis, beaucoup d'eau, de plus en plus pollu&#233;e, a coul&#233; sous les ponts europ&#233;ens. 27 pays, bient&#244;t 28, dont des gros, Grande-Bretagne, Italie, Espagne, Pologne. Difficile pour un leadership &#224; deux, m&#234;me si les deux en question le voulaient. En fait, le moteur est devenu sous-dimensionn&#233; pour un b&#226;timent grandi trop vite, devenu ob&#232;se, g&#233;r&#233;, mal, par une bande d'aveugles, tir&#233; &#224; hue et &#224; dia par des int&#233;r&#234;ts de plus en plus divergents. Et peut-&#234;tre bient&#244;t simple barge amarr&#233;e aux Etats-Unis si le trait&#233; atlantique nord se r&#233;alise. Un trait&#233; pouss&#233; par&#8230; l'Allemagne et, comme toujours d&#232;s que les Etats-Unis bougent l'oreille, la Grande-Bretagne. Un trait&#233; &#224; propos duquel la France arbore une timidit&#233; de violette, une discr&#233;tion de rosi&#232;re, &#224; peine une sorte de minimum syndical pour tenter d'en exclure le secteur culturel. Un secteur dont tout le monde &#224; Bruxelles se tamponne. La dette et la finance, &#231;a oui, c'est du sujet s&#233;rieux. La culture ? Et puis quoi encore ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans ce barnum europ&#233;en, l'Allemagne seule, avec 18% de la population, est en &#233;tat d'imposer ses vues &#224; la plupart de ses partenaires. A condition de ne pas chercher &#224; faire des mis&#232;res &#224; la city de Londres. A condition que la France reste bien sage, brave gar&#231;on, ce Ayrault, qui a bien fait d'apprendre l'allemand. A condition que le sud ne s'enflamme pas. Le &#171; moteur &#187; franco-allemand n'a plus d'utilit&#233;. Sarkozy avait entretenu l'illusion qu'il fonctionnait encore quand d&#233;j&#224; il s'agissait d'un moteur allemand avec un passager fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'avenir de l'Europe nous semble d&#233;passer largement les probl&#232;mes m&#233;nagers du couple ex-moteur. Devons-nous nous r&#233;signer &#224; une Europe d&#233;finitivement lib&#233;rale, ou bien souhaitons-nous une Europe sociale, dont les &#233;tats retrouvent les marges de man&#339;uvre &#233;touff&#233;es par des trait&#233;s europ&#233;ens qui, rappelons-le, n'ont que rarement &#233;t&#233; soumis &#224; la ratification des peuples, et parfois refus&#233;s par eux, mais appliqu&#233;s quand m&#234;me ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et puisque nous &#233;voquions pr&#233;c&#233;demment la culture, revenons-y. La France occupe g&#233;ographiquement une position centrale qui en fait la voisine, au nord, d'une culture saxonne et, au sud, d'une culture latine. Celle-ci, tout au long de l'histoire, a pr&#233;domin&#233;, impos&#233; la langue, les emprunts celtes et saxons n'ayant que m&#226;tin&#233; le latin &#224; la marge. Historiquement, la France est un des plus anciens &#233;tats-nations europ&#233;ens, avec le Portugal, l'Espagne et l'Angleterre. L'Allemagne et l'Italie sont de factures plus r&#233;centes, m&#234;me si les civilisations allemande et italienne sont tr&#232;s ant&#233;rieures. Au cours de l'histoire, c'est probablement avec l'Italie que les &#233;changes culturels furent, pour la France, les plus importants. Il y eut une mode, et un peu plus, anglaise au 19e si&#232;cle, allant probablement de pair avec une &#233;poque o&#249; la libert&#233; d'expression &#233;tait mieux assur&#233;e &#224; Londres que dans le Paris de la Restauration. Il y a aujourd'hui l'envahissement anglo-saxon, qui est un vrai sujet politique, celui de la diversit&#233; et donc de l'exception culturelle. Avec l'Allemagne, la porosit&#233; culturelle n'a jamais &#233;t&#233; tr&#232;s pr&#233;gnante. Comme si, frivole au sens agr&#233;able du terme, la France culturelle avait presque toujours pr&#233;f&#233;r&#233; le sud, suppos&#233; ensoleill&#233;, au nord, suppos&#233; brumeux. Il n'y a donc pas, il n'y aura pas de souffle culturel dans l'attelage franco-allemand ou ce qu'il en restera.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et puis d'ailleurs, dans les al&#233;as des couples modernes, une s&#233;paration, un divorce, ce n'est plus la mer &#224; boire. On peut rester copains. Il n'est pas question de se f&#226;cher avec l'outre-Rhin, mais de rappeler que nous sommes de gauche, que Merkel est de droite, et que cela vaut bien une confrontation, et le mot lui-m&#234;me nous para&#238;t timor&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>CHRONIQUES NARQUOISES ET AUTRES (mai 2013)</title>
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		<dc:creator>Jacques Franck</dc:creator>



		<description>Le fascisme des vertueux De faux bons esprits, dans certains m&#233;dias, comparent les trublions anti mariage pour tous aux manifestants de mai 68. Je les comparerais plut&#244;t aux manifestants de f&#233;vrier 34, qui tent&#232;rent de renverser la R&#233;publique et &#233;chou&#232;rent face &#224; l'unit&#233; reconstitu&#233;e des partis de gauche, pr&#233;lude du Front Populaire. En mai 68, on manifestait pour une extension des libert&#233;s. Les adeptes de Barjot et Boutin manifestent contre l'octroi de libert&#233;s &#224; un groupe de (...)

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&lt;a href="http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/spip.php?rubrique90" rel="directory"&gt;LES CHRONIQUES NARQUOISES ET AUTRES DE JACQUES FRANCK&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le fascisme des vertueux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De faux bons esprits, dans certains m&#233;dias, comparent les trublions anti mariage pour tous aux manifestants de mai 68. Je les comparerais plut&#244;t aux manifestants de f&#233;vrier 34, qui tent&#232;rent de renverser la R&#233;publique et &#233;chou&#232;rent face &#224; l'unit&#233; reconstitu&#233;e des partis de gauche, pr&#233;lude du Front Populaire. En mai 68, on manifestait pour une extension des libert&#233;s. Les adeptes de Barjot et Boutin manifestent contre l'octroi de libert&#233;s &#224; un groupe de citoyens qui est coupable de ne pas avoir la m&#234;me orientation sexuelle qu'eux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En mai 68, on ne faisait pas de pogrom. Nos vertueux actuels s'attaquent aux &#233;tablissements recevant des homosexuels. En mai 68, on r&#233;pondait aux coups des forces de l'ordre en insultant les CRS. C'&#233;tait certes excessif, mais &#231;a ne mettait pas en cause l'honorabilit&#233; des &#233;lus du peuple Maintenant, un d&#233;put&#233; UMP du Rh&#244;ne traite des coll&#232;gues qui ne partagent pas ses opinions d' &quot;assassins d'enfants !&quot;. En mai 68, personne n'appelait &#224; la rescousse la lie de l'extr&#234;me droite fasciste, le GUD, les identitaires, les voyous des groupuscules nazis. Maintenant, ces braves m&#232;nent, main dans la main avec les int&#233;gristes catholiques les plus r&#233;actionnaires, les professionnel (le)s de la vertu, les arrivistes minables &#224; la Frigide, le combat homophobe et antir&#233;publicain. Malheureusement des familles abus&#233;es et des jeunes qui se trompent de sujets de m&#233;contentement se joignent &#224; eux. Il est temps d'opposer un barrage efficace &#224; ces tentatives de fascisation du pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;quit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les entrepreneurs, joli nom d&#233;signant les patrons, se plaignent d'une brimade intol&#233;rable. En cas de faillite, ils sont fich&#233;s &#224; la Banque de France. Le gouvernement &quot;de gauche&quot; vient de mettre fin &#224; cette mesure afin de faire plaisir au MEDEF. Nous vivons sous un prince ennemi de l'injustice. Le m&#234;me gouvernement vient &#233;galement de mettre fin &#224; l'amnistie des turbulences parfois un peu cassantes des ouvriers en proie &#224; une juste col&#232;re. Nous vivons sous un prince ennemi du d&#233;sordre. Et pratiquant une &#233;quit&#233; &#224; g&#233;om&#233;trie variable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Num&#233;ro 123 (mai 2013) de R&#233;chauffer la Banquise, la gazette pour tropicaliser la gauche congel&#233;e </title>
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&lt;a href="http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;Les num&#233;ros en ligne&lt;/a&gt;


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		<title>L'HIVER N'EST PAS TERMINE AU PAYS DU FADO</title>
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		<dc:date>2013-05-02T12:47:01Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Antonio Pereira Nunes</dc:creator>



		<description>Tel que certains commentateurs que l'on peut &#233;couter dans l'intense information politico-sociale portugaise, moi aussi j'ai du mal &#224; comprendre les &#233;v&#232;nements au Portugal. C'est surtout un profond sentiment de g&#226;chis qui nous envahit quand ici et l&#224; dans ce doux pays, on &#233;coute les gens dans rues ou sur les terrasses des caf&#233;s peu peupl&#233;s, on ne sait trop si parce que la saison est encore fraiche malgr&#233; le soleil toujours g&#233;n&#233;reux, ou tout simplement &#224; cause (...)

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&lt;a href="http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/spip.php?rubrique13" rel="directory"&gt;L'Europe&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tel que certains commentateurs que l'on peut &#233;couter dans l'intense information politico-sociale portugaise, moi aussi j'ai du mal &#224; comprendre les &#233;v&#232;nements au Portugal. C'est surtout un profond sentiment de g&#226;chis qui nous envahit quand ici et l&#224; dans ce doux pays, on &#233;coute les gens dans rues ou sur les terrasses des caf&#233;s peu peupl&#233;s, on ne sait trop si parce que la saison est encore fraiche malgr&#233; le soleil toujours g&#233;n&#233;reux, ou tout simplement &#224; cause d'un pouvoir d'achat qui n'est plus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;G&#226;chis oui car les gens, atrocement conscients de leur situation actuelle ainsi que de leur devenir, h&#233;sitent entre la rage et une tragique r&#233;signation face &#224; l'amplitude des difficult&#233;s. Ils sentent que malgr&#233; tout, il y a des choses &#224; faire et surtout qu'avec un peu plus d'efficacit&#233; et moins de b&#226;tons dans les roues &#231;a pourrait mieux aller. Meilleure distribution des aides sociales, r&#233;duction de la bureaucratie en g&#233;n&#233;ral, et tout particuli&#232;rement faciliter l'acc&#232;s au d&#233;marches administratives et au cr&#233;dit pour les PME, &#233;viter l'h&#233;morragie des licenciements, impulser les formations professionnelles. Une justice rendue dans des d&#233;lais raisonnables au lieu des proc&#232;s sur 10, 20 ans voire plus. Les gens veulent des mesures urgentes pour &#233;viter le d&#233;sespoir. D'autres mesures &#224; moyen et long terme pour donner un sens &#224; tant de sacrifices. C'est peut-&#234;tre le profond sentiment d'un peuple qui n'a jamais &#233;t&#233; tr&#232;s riche, m&#234;me au temps des caravelles et des d&#233;couvertes, qui revient &#224; la surface. Un peuple qui a toujours d&#251; faire beaucoup avec tr&#232;s peu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce que l'on ne comprend pas, c'est cet acharnement du gouvernement vers des r&#233;ductions des aides sociales et les augmentations des imp&#244;ts et taxes en tout genre alors que M S&#233;lassi&#233;, leader de la troika-crocodile, &#233;crasant une larme fugace s'&#233;tonne lui-m&#234;me des cons&#233;quences de ces mesures sur la population. Le syndrome grec est arriv&#233; au Portugal. Les rues qui se vident de leurs commerces, des dipl&#244;m&#233;s ou non, de tous &#226;ges quittant le pays incapable de les employer, des retrait&#233;s qui sont d&#233;j&#224; dans la mis&#232;re ou sur le point d'y &#234;tre. 42% de la population portugaise sont des pauvres ou en voie d'appauvrissement. De vieilles personnes qui font la manche dans les rues, des familles enti&#232;res qui ne mangent plus &#224; leur faim, et qui le crient devant les cam&#233;ras de t&#233;l&#233;vision ou dans des r&#233;unions politiques, ou lors du passage de leurs repr&#233;sentants officiels, d&#233;sormais entour&#233;s dans leurs d&#233;placements par des gardes rapproch&#233;es pl&#233;thoriques. Pas une sortie du premier ministre Passos Coelho, ou m&#234;me du pr&#233;sident de la r&#233;publique Cavaco Silva sans &#234;tre objet de manifestations populaires de plus en plus agressives. La crainte d'un d&#233;rapage devient palpable. Serait-il qu'au pays des &#171; brandos costumes &#187;, que les bonnes mani&#232;res du peuple portugais n'y soient plus ? Malgr&#233; tout les gens ne veulent pas en rajouter, ne pas aller trop loin. Il suffirait de donner quelques signaux de ralentissement dans les mesures d'aust&#233;rit&#233;, laisser les gens souffler un peu, pour que les choses se calment.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les pouvoirs publics, toute la classe politique les yeux riv&#233;s sur les &#233;lections allemandes de septembre prochain, l'espoir d'une aum&#244;ne, une petite baisse des taux d'int&#233;r&#234;t, peut&#8211;&#234;tre, un assouplissement de la p&#233;riode de r&#232;glement de la dette, guettant une accalmie des exigences europ&#233;ennes, semblent paralys&#233;s &#224; l'id&#233;e de prendre des mesures internes alors qu'au pays les indicateurs sont toujours au rouge, les urgences se font sentir, et les souffrances subies, elles, bien en croissance. &#171; Le peuple est habitu&#233; aux coups, mais pas nous ! &#187;, les entendrait-on dire si on avait l'oreille assez fine. Tout sauf d&#233;cevoir Madame Merkel ! Pas plus &#224; M. Antonio Jos&#233; Seguro, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du Parti Socialiste portugais qu'&#224; M. Passos Coelho, premier ministre portugais en exercice, l'id&#233;e de quitter l'Euro ne hante leurs r&#234;ves. Malgr&#233; leurs d&#233;clarations &#224; consommation interne tout le monde sait, ou se doute, que les deux sont pr&#234;ts &#224; tous les compromis, toutes les soumissions quel que soit le prix &#224; payer, la simple notion de souverainet&#233; rel&#233;gu&#233;e &#224; tout jamais dans leurs esprits aux curiosit&#233;s de l'Histoire. A peine diront-ils, peut-&#234;tre, fl&#233;chissant les genoux, baissant les yeux et arrondissant le dos &#171; Monsieur le bourreau ne vous fatiguez point de la sorte et veuillez reposer votre bras un court instant ! &#187; Seule la rue s'insurge, mais contre elle la garde veille avec ses hommes casqu&#233;s ses b&#226;tons et ses chiens, de pr&#233;f&#233;rence des bergers allemands. A quand porteront ses gardes des brassards aux croix bizarres ? On me susurre &#224; l'oreille que c'est pour bient&#244;t.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La communication gouvernementale portugaise, alambiqu&#233;e et insuffisante n'est pas appropri&#233;e. Les gens ne comprennent pas de quoi ils parlent, ne voient pas une direction claire et durable &#224; suivre, et quand le ministre des finances avec sa t&#234;te des mauvais jours s'adresse, enfin, au peuple comme il l'a fait devant les cam&#233;ras de t&#233;l&#233;vision le 16 mars dernier, c'est pour dire que les mesures &#233;conomiques mises en place par le gouvernement depuis son arriv&#233;e aux affaires avaient toutes &#233;chou&#233;. Pendant ce temps les partis d'opposition pr&#233;sentent s&#233;par&#233;ment des motions de censure vou&#233;es &#224; l'&#233;chec. Une fraction importante de l'opinion publique souhaite le d&#233;part du gouvernement. Le Pr&#233;sident de la R&#233;publique qui, au cours de son mandat, a d&#233;j&#224; dissous le Parlement une fois, ne le fera certainement pas une deuxi&#232;me. Une crise politique ajout&#233;e &#224; une crise &#233;conomique, est-ce vraiment ce dont Portugal a besoin en ce moment ? Pas s&#251;r. Dans les jours qui suivent le pays attend un remaniement minist&#233;riel et plus encore les conclusions du Tribunal Constitucional relativement aux normes du budget de l'&#233;tat pour 2013. Si la situation du pays venait &#224; s'aggraver suite aux d&#233;cisions prises, le gouvernement pourra s'attendre &#224; de tr&#232;s mauvais jours, et le pays continuer sa descente aux enfers.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>LE MUR DES CONS</title>
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		<dc:creator>Mick et Paule</dc:creator>



		<description>Scandale ! Ignominie ! Horreur et &#233;pouvante ! Dans ses locaux syndicaux (locaux priv&#233;s, donc), le Syndicat de la Magistrature, qui, comme son nom l'indique, a pour adh&#233;rents des magistrats (des petits pois, donc, comme disait Sarkozy) a install&#233; un &#171; mur des cons &#187;, avec photos, et parfois commentaires, sur les personnalit&#233;s illustrant le dit mur. M. Sarkozy y figure, hommage sans doute de ses petits pois. Et aussi mesdames et messieurs Alliot-Marie, Morano, Balkany, Hortefeux, (...)

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&lt;a href="http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Scandale ! Ignominie ! Horreur et &#233;pouvante ! Dans ses locaux syndicaux (locaux priv&#233;s, donc), le Syndicat de la Magistrature, qui, comme son nom l'indique, a pour adh&#233;rents des magistrats (des petits pois, donc, comme disait Sarkozy) a install&#233; un &#171; mur des cons &#187;, avec photos, et parfois commentaires, sur les personnalit&#233;s illustrant le dit mur. M. Sarkozy y figure, hommage sans doute de ses petits pois. Et aussi mesdames et messieurs Alliot-Marie, Morano, Balkany, Hortefeux, pensionnaires r&#233;guliers du &#171; mur du &#231;on &#187; du Canard Enchain&#233;. Ou encore Patrick Le Lay, ancien patron de TF1 qui vendait nagu&#232;re &#224; Coca-Cola du &#171; temps de cerveau disponible &#187;, l'essayiste-plagiaire Alain Minc, l'&#233;conomiste-girouette Jacques Attali, l'autoproclam&#233; criminologue Alain Bauer et son pote ministre Manuel Valls (comme quoi, contrairement &#224; ce que poussent les crieurs d'orfraie, il n'y en a pas que pour la droite, encore que). D'autres encore.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La blague est assez potache, mais de l&#224; &#224; crier au scandale&#8230; Nous avons toutes et tous, dans un coin de notre t&#234;te, sur une page de cahier, ou dans les tr&#233;fonds de nos ordinateurs, notre &#171; mur des cons &#187; perso. Nous avons compar&#233; les n&#244;tres avec celui du S.M. En premi&#232;re analyse, un &#233;l&#233;ment majeur apparait : nos listes sont infiniment plus compl&#232;tes que celle du Syndicat de la Magistrature. D'ailleurs, toujours heureuses de pr&#234;ter main forte aux courageuses organisations syndicales, nous sommes dispos&#233;es &#224; mettre &#224; leur disposition nos listes. Mais un conseil tout de m&#234;me : un d&#233;fouloir a son utilit&#233;. N'est-il pas davantage &#224; sa place au fond d'un tiroir, ferm&#233; &#224; clef, d'o&#249; on ne le sort que pour le compl&#233;ter ou pour s'amuser entre amis s&#251;rs. Tel une bouteille de vieux calva, ou armagnac ou rhum, l'un n'emp&#234;chant pas l'autre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>C'ETAIT LA TROISIEME REPUBLIQUE</title>
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		<dc:date>2013-05-02T12:42:31Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Roland Maire</dc:creator>



		<description>Internet v&#233;hicule actuellement un document d'anthologie, &#171; Le r&#232;glement int&#233;rieur de la Vinaigrerie Dessaux de 1880 &#187;, lequel n'impressionne pas ma g&#233;n&#233;ration du Front Populaire. En effet dans ces entreprises moyennes pour leur &#233;poque, le r&#232;glement int&#233;rieur &#233;tait celui de leur XIX&#232;me si&#232;cle qui a perdur&#233; jusqu'&#224; la Lib&#233;ration, c'est-&#224;-dire que le XX&#232;me si&#232;cle a r&#233;ellement commenc&#233; chez nous en 1945, avec donc presque 50 ans de retard. Il comportait 14 articles (...)

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&lt;a href="http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/spip.php?rubrique24" rel="directory"&gt;R&#233;flexions&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Internet v&#233;hicule actuellement un document d'anthologie, &#171; Le r&#232;glement int&#233;rieur de la Vinaigrerie Dessaux de 1880 &#187;, lequel n'impressionne pas ma g&#233;n&#233;ration du Front Populaire. En effet dans ces entreprises moyennes pour leur &#233;poque, le r&#232;glement int&#233;rieur &#233;tait celui de leur XIX&#232;me si&#232;cle qui a perdur&#233; jusqu'&#224; la Lib&#233;ration, c'est-&#224;-dire que le XX&#232;me si&#232;cle a r&#233;ellement commenc&#233; chez nous en 1945, avec donc presque 50 ans de retard. Il comportait 14 articles traitant aussi bien des horaires de travail, des pri&#232;res, de l'habillement, du charbon &#224; fournir durant la saison froide, des appels de la nature (sic) que des interdictions, des travaux de nettoyage, avec en point d'orgue son article XIII fixant les salaires hebdomadaires : cadets, jusqu'&#224; 11 ans : 0,50 F, juniors, jusqu'&#224; 14 ans : 1,45 F, jeunes : 3,25 F, employ&#233;s : 7,50 F, seniors, apr&#232;s 15 ans de maison : 14,50 F. Tout le monde bien entendu l'a oubli&#233; ! Nos historiens d'alors et nos &#233;conomistes d'aujourd'hui n'ont gu&#232;re analys&#233; toute cette &#233;poque qui allait de la guerre de 70 &#224; la fin de celle de 40, en passant par celle de 14. Notre &#233;conomie n'avait pratiquement pas &#233;volu&#233; dans ses mentalit&#233;s et ses comportements, pour la raison bien simple que notre empire colonial accaparait en priorit&#233; tous les soins, les efforts et les moyens de notre 3&#232;me R&#233;publique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Prenons l'exemple de la paysannerie fran&#231;aise entre les deux guerres. Il a fallu que l'arm&#233;e am&#233;ricaine du G&#233;n&#233;ral Pershing y particip&#226;t pour que leurs soldats se rendissent compte sur le front de la situation de notre ruralit&#233; &#224; l'&#233;poque, dont les m&#233;thodes s'apparentaient encore &#224; celles du XIX&#232;me si&#232;cle. C'est ainsi qu'&#224; leur retour aux U.S.A., les fils ou petits-fils combattants des deux magnats de l'industrie agricole John Deeree et Mac Cormick sugg&#233;r&#232;rent &#224; leur p&#232;re ou grand-p&#232;re respectif de mettre gratuitement &#224; la disposition du gouvernement fran&#231;ais leurs stocks de mat&#233;riel en cours de remplacement par leurs nouveaux mod&#232;les alors en cha&#238;nes de fabrication. Ce qui fut fait, gratuitement d'ailleurs, sorte de Plan Marshall d'avant la lettre. Les Domaines fran&#231;ais s'en saisirent, mais le firent payer &#224; nos paysans qui s'en &#233;quip&#232;rent notamment dans nos r&#233;gions lib&#233;r&#233;es, c'est-&#224;-dire celles qui avaient subi de plein fouet les combats de la guerre de 14. Notre Loterie nationale proposait d'ailleurs une tranche qui porta cette appellation pendant de nombreuses ann&#233;es, la tranche des R&#233;gions Lib&#233;r&#233;es. Cet &#233;pisode rural, s'il fut une parenth&#232;se qui boosta notre agriculture de l'entre-deux guerres, ne changea pourtant pas d'un iota la politique d'atermoiements de notre 3&#232;me R&#233;publique. Elle perdura par exemple avec notre Ligne Maginot, derri&#232;re laquelle nos &#233;tats-majors purent concocter paisiblement leurs man&#339;uvres d&#233;fensives. Leurs homologues am&#233;ricains, sans doute moins prompts que leurs industriels anciens combattants, nous laiss&#232;rent faire, alors que l'axe Hitler-Mussolini r&#233;armait &#224; tout-va, et que l'Italie s'entra&#238;nait en Ethiopie puis plus tard les deux comp&#232;res de conserve en Espagne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le r&#232;glement int&#233;rieur de la Vinaigrerie Dessaux est-il en passe d'&#234;tre oubli&#233; ? Que non, gardons- le &#224; notre esprit. Le grand-p&#232;re paternel avait &#233;t&#233; un v&#233;t&#233;ran de la guerre du Tonkin, celle des Pavillons Noirs, au cours d'une embuscade hors des mar&#233;cages de laquelle il avait eu la vie sauve parce qu'il savait nager, exploit rare pour un troufion en 1885. Le front de 1914 &#233;tait tout proche de la maison, construite en 1740, date burin&#233;e sur la poutre ma&#238;tresse de la chambre &#224; four o&#249; le pain se faisait lever puis cuire. Un d&#233;tachement de Uhlans avait &#233;t&#233; refoul&#233; du cimeti&#232;re de Laneuvelotte, village lorrain &#224; 2kms du n&#244;tre. La bataille du Grand Couronn&#233; &#233;tait en passe d'&#234;tre victorieuse pour notre g&#233;n&#233;ral de Curi&#232;res de Castelnau. L'arm&#233;e du Kronprinz allait rester bloqu&#233;e devant Nancy jusqu'&#224; l'Armistice, lui qui pouvait contempler la ville depuis les hauteurs du plateau d'Amance. La bataille de la Marne &#233;tait sur le point de s'engager. Notre Chambre des d&#233;put&#233;s s'appr&#234;tait &#224; d&#233;signer celui de nos deux g&#233;n&#233;raux en lice pour prendre le commandement de nos troupes, Joffre ou de Castelnau, le vainqueur du Grand-Couronn&#233;. Les d&#233;bats furent houleux, les &#233;changes virils, les propos vifs, les mises en garde patriotiques &#224; la hauteur de l'enjeu vital pour Paris inquiet. Puis les invectives mod&#232;le 1914 descendirent au niveau de la ceinture, l'empoignade devint g&#233;n&#233;rale, un d&#233;put&#233; &#224; bout d'argument en vint &#224; rappeler les hauts faits de de Castelnau en Lorraine, concluant sa p&#233;roraison par ce m&#226;le argument : &#171; il a des couilles au cul &#187;. Cl&#233;menceau saisit alors la balle au bond : &#171; Oui ! Mais &#231;a n'est pas toujours les siennes ! &#187;. C'est ainsi que Joffre entra dans notre l&#233;gende du vainqueur de la Marne&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Puis il y eut Verdun, le chemin des Dames, le plateau de Craonne. Le grand-p&#232;re paternel &#233;tait d&#233;c&#233;d&#233;, remplac&#233; par un beau grand-p&#232;re, lequel eut le triste privil&#232;ge de ne pouvoir s'opposer au massacre de son neveu, assis sur ses genoux, le ventre ouvert d'un coup bavarois de ba&#239;onnette. Cette guerre fut f&#233;roce pour les soldats, f&#233;roce aussi pour les civils. Epouvantable bilan : une g&#233;n&#233;ration de conscrits fut tu&#233;e au combat. Une seconde g&#233;n&#233;ration de bless&#233;s disparut d&#232;s les ann&#233;es suivantes. Nos monuments aux Morts en t&#233;moignent, du moins les originaux. Car pourquoi vouloir amalgamer nos morts d'antan et leurs patronymes martyrs avec des victimes r&#233;centes, et substituer &#224; leur granit un ciment moderne honorant anonymement &#171; nos enfants victorieux &#187;, tel le triste exemple d'une de nos villes m&#233;ridionales : son &#233;glise seule veille sur le marbre comm&#233;moratif de leur sacrifice nominatif, celui du Souvenir Fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Vinaigrerie Dessaux, toujours elle, avait essaim&#233; sur nos provinces, la main d'&#339;uvre f&#233;minine y prenant sa place et sa part. La grand'm&#232;re maternelle y fit carri&#232;re &#224; Saint-Max en banlieue de Nancy, y toucha ses sous pour faire vivre ses trois enfants, son quatri&#232;me &#233;tant mort en bas-&#226;ge. Ses sous rest&#232;rent en vigueur jusqu'&#224; la veille de la guerre de 1939, les m&#234;mes sous en bronze frapp&#233;s sous Napol&#233;on III avec on non un trou en leur milieu. 50 centimes faisaient 10 sous, la pi&#232;ce d'1 franc comptait 20 sous et celle de 5 francs faisait 100 sous. Veuve encore jeune, elle et sa g&#233;n&#233;ration ne b&#233;n&#233;fici&#232;rent jamais d'aucune s&#233;curit&#233; ou soutien social, de quelconques Allocations Familiales, m&#234;me pas d'une modeste retraite. De rien. Rien. Seules lui rest&#232;rent pour sa vieillesse sa fille a&#238;n&#233;e et la porte ouverte de la soupe populaire des S&#339;urs de la rue Mably &#224; Nancy. Ainsi que le confiait l'autre &#233;t&#233; un pensionn&#233; de l'arsenal de Toulon sous le s&#233;quoia g&#233;ant de la famille Canson (celle du papier) &#224; Belgentier dans la vall&#233;e du Gapeau : la mis&#232;re &#233;tait telle qu'elle poussait les hommes &#224; se pendre, et les femmes &#224; se jeter dans les puits ! Le Var et l'Est &#233;taient ainsi log&#233;s &#224; la m&#234;me enseigne. En 1939 telle a&#239;eule n&#233;e en 1859 nous racontait la guerre de 1870 comme si nous y &#233;tions, mieux que ne l'a connue Rimbaud &#224; Charleville.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s 1940 sous l'occupation allemande les adolescents de nos campagnes apport&#232;rent gratuitement leurs bras &#224; nos fermiers moyennant leur nourriture, sous couvert ou non du Service Civique Rural de Vichy. En 1945, tel agriculteur payait encore son jeune berger qu'il nourrissait certes, mais qui dormait au milieu de ses moutons dans la Maison du berger ch&#232;re &#224; Vigny, une fois l'an la veille de No&#235;l ! A telle enseigne que le fils ayant honte de son salaire, d&#233;l&#233;guait son p&#232;re pour lui &#233;viter l'humiliation d'aller le recevoir. Nos sous d'avant-guerre n'avaient plus cours. Nos enfants n'allaient plus pouvoir jouer avec les enfants riches que leurs parents pourvoyaient aujourd'hui d'argent de poche, ce qui ne se faisait pas auparavant. Le D&#233;barquement avait eu lieu, le XIX&#232;me si&#232;cle venait enfin de mourir sur nos plages. Les commandos de l'arm&#233;e Patton que nous avions h&#233;berg&#233;s chez nous pendant un bon mois, le temps d'investir Metz retranch&#233;e qui retardait leur avance, &#233;taient &#233;quip&#233;s d'argent fran&#231;ais pr&#234;t &#224; se substituer au n&#244;tre, comme d'ailleurs leur administration &#224; la n&#244;tre&#8230; Le G&#233;n&#233;ral de Gaulle se h&#226;tait de blanchir par sa loi d'amnistie l'appareil d'Etat de Vichy ayant collabor&#233; avec l'ennemi. Maurice Masset commandait le peloton d'ex&#233;cution des collabos au fort de Montrouge. La 4&#232;me R&#233;publique prenait douloureusement la place de notre d&#233;funte 3&#232;me R&#233;publique. Certes nous &#233;tions aussi r&#233;publicains qu'au temps du Front Populaire. Mais nous nous rendions compte de la fracture op&#233;r&#233;e par cette guerre totale qui nous avait broy&#233;s, affam&#233;s, humili&#233;s. Nous ne pourrions jamais oublier cette &#233;poque o&#249; l'Humanit&#233; se vendait chaque dimanche &#224; la sortie de nos &#233;glises, accompagn&#233;e de sa psalmodie : &lt;i&gt;&#171; Achetez, lisez l'Humanit&#233;, l'organe central du parti communiste fran&#231;ais, qui vous donnera le pain, la paix et la libert&#233; &#187;. &lt;/i&gt; O&#249; s'en sont all&#233;es toutes nos grand'm&#232;res maternelles et leurs sous gagn&#233;s chez Dessaux ou ailleurs ?! Y a-t-il une place au paradis pour elles, pour leur R&#233;publique qui fut aussi la n&#244;tre, pour la n&#244;tre enfin, celle d'aujourd'hui dont se r&#233;clament nos &lt;i&gt;r&#233;publicains&lt;/i&gt; les plus gras d'argent public ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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