<?xml 
version="1.0" encoding="iso-8859-1"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>La Gauche Cactus</title>
	<link>http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/</link>
	
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net (Sarka-SPIP)</generator>




 
	<item xml:lang="fr">
		<title>TRIBUNE : Dans l'entre votes : entre la contrainte stupide du scrutin majoritaire et la tentation du pi&#232;ge europ&#233;en </title>
		<link>http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/TRIBUNE-Dans-l-entre-votes-entre</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/TRIBUNE-Dans-l-entre-votes-entre</guid>
		<dc:date>2012-05-18T16:28:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rard B&#233;lorgey</dc:creator>



		<description>Le syst&#232;me institutionnel fran&#231;ais, reconstruit selon un accord majorit&#233; /opposition de 2002, par le quinquennat et par l'&#233;lection du pr&#233;sident avant celle des d&#233;put&#233;s - aux fins de contrer les risques soit de cohabitations qui ont &#233;t&#233; caricatur&#233;es, soit d'obligation d'union nationale pour le changement, laquelle n'a jamais &#233;t&#233; recherch&#233;e et qui serait aujourd'hui si n&#233;cessaire face au conservatisme mercantiliste dominateur allemand - oblige &#224; vouloir &#224; (...)

-
&lt;a href="http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/-Politique-" rel="directory"&gt;Politique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le syst&#232;me institutionnel fran&#231;ais, reconstruit selon un accord majorit&#233; /opposition de 2002, par le quinquennat et par l'&#233;lection du pr&#233;sident avant celle des d&#233;put&#233;s - aux fins de contrer les risques soit de cohabitations qui ont &#233;t&#233; caricatur&#233;es, soit d'obligation d'union nationale pour le changement, laquelle n'a jamais &#233;t&#233; recherch&#233;e et qui serait aujourd'hui si n&#233;cessaire face au conservatisme mercantiliste dominateur allemand - oblige &#224; vouloir &#224; tout prix une majorit&#233; l&#233;gislative quasi homog&#232;ne confortant l'&#233;lection pr&#233;sidentielle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'o&#249; la mani&#232;re dont le PS aborde les l&#233;gislatives comme avec une part d'inconscience, en ne tenant pas compte que son leader a &#233;t&#233; &#233;lu non par un vote d'adh&#233;sion, mais par un vote de rejet du pr&#233;sident sortant : dans une Nation sans majorit&#233; et qui se r&#233;partit entre un tiers d'aimable sensibilit&#233; sociale-d&#233;mocrate, un tiers de rudes partisans d'un mod&#232;le n&#233;o lib&#233;ral autoritaire, et un tiers ( &#233;miett&#233; entre droite &#171; populiste &#187; et ceux que nous appellerons des &#171; socialistes souverainistes &#187; dont nous nous sentons les plus proches ) contestant l'euro mondialisation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors que, dans ces conditions c'est une majorit&#233; r&#233;ellement plurielle qu'il faudrait &#224; un chef d'&#201;tat, le syst&#232;me conduit &#224; lui fabriquer une majorit&#233; partisane qui, au prix de d&#233;former le pays r&#233;el, au b&#233;n&#233;fice aujourd'hui du premier tiers, est r&#233;put&#233;e lui permettre de gouverner, mais gouverner pour quoi et vers quoi ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il flotte sur ces l&#233;gislatives quelques incertitudes et m&#234;me des vilenies : bien des &#233;lecteurs socialistes n'iront pas voter pour les verts dans les circonscriptions qui sont th&#233;oriquement r&#233;serv&#233;es &#224; ceux-ci par l'accord partisan non d&#233;mocratique pass&#233; entre l'appareil du PS et des &#233;cologistes aux ambitions d&#233;mesur&#233;es ; et voil&#224; de la perte en ligne que pourraient peut-&#234;tre compenser des votes pour le Front de gauche, mais dont on ne sait s'il pourrait donner des &#233;ligibles de celui-ci au second tour&#8230; et comment faire alors s'il y a r&#233;servation de circonscription &#224; un &#233;cologiste et donc pas de candidat socialiste, sauf &#224; reporter sur le FG ? Mais place ne para&#238;t pas vouloir &#234;tre bien faite par le PS &#224; ce Front de gauche, du moins pour l'instant dans des cas exemplaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par exemple dans la 11&#232;me circonscription du Nord Pas de Calais o&#249; la candidature M&#233;lenchon ne conduit pas au retrait d'un parti socialiste qui consid&#232;re apparemment plus important de chercher &#224; rester titulaire du si&#232;ge qu'&#224; faire battre M. Le Pen. Le rapport de forces, si le PS reste en lice, n'&#233;tant sans doute gu&#232;re favorable &#224; M&#233;lenchon, le PS parviendra &#224; d&#233;montrer qu'il n'y a que l'extr&#234;me droite &#224; r&#233;unir beaucoup d'&#233;lecteurs contre l'euro mondialisation, ce qui fera l'affaire de ses europ&#233;istes acharn&#233;s. Cette circonscription illustre les d&#233;chirements de fond de la gauche : on y compte actuellement le PS, le FG, sans doute une &#233;cologiste, et, en fait, la meilleure candidature qui soit quant aux prises de positions sur le fond : celle du M'PEP (que les m&#233;dia ne mentionnent jamais !) qui s'inscrit contre l&#8216;euro mondialisation (et plus clairement que M&#233;lenchon) jusqu'&#224; laquelle on ne voit pas s'&#233;tendre la volont&#233; d'union, malgr&#233; les propos de bon sens de la socialiste Marie-No&#235;lle Lienemann, pour laquelle la seule solution r&#233;side dans une candidature commune de la gauche : &quot; M&#233;lenchon a fait plus de 11 % &#224; la pr&#233;sidentielle, il a affich&#233; tout de suite son soutien &#224; gauche : &#231;a ne me para&#238;trait pas ill&#233;gitime qu'on l'aide &#224; mener ce combat &quot;, pr&#233;cise-t-elle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais le PS est plut&#244;t ferm&#233; &#224; gauche, comme il le semble aussi &#224; l'&#233;gard du Centre le plus proche : dans la 2e circonscription des Pyr&#233;n&#233;es-Atlantiques, contre l'avis de plusieurs dirigeants du PS &#8211; dont S. Royal - une candidature socialiste est finalement maintenue contre F. Bayrou. C'est non seulement indigne, c'est tout simplement malhonn&#234;te &#224; l'&#233;gard d'un homme dont on peut ne pas partager des positions (et nous l'avons exprim&#233; : il ne va pas au bout de la logique de la d&#233;-bipolarisation en ne demandant pas l'instauration d'une proportionnelle g&#233;n&#233;ralis&#233;e ; il est trop classiquement - &#224; la mode hollandaise ? - europ&#233;en ; il cro&#238;t trop au caract&#232;re in&#233;luctable d'une aust&#233;rit&#233; dont r&#233;sulterait des coupes sombres dans les garanties sociales), mais qui a eu le courage de soutenir le candidat de ses valeurs r&#233;publicaines, lequel lui doit une bonne part de sa victoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce serait un d&#233;shonneur pour la famille socialiste toute enti&#232;re de laisser battre des personnalit&#233;s qui ont contribu&#233; de mani&#232;re d&#233;cisive &#224; l'&#233;lection de F. Hollande. Avec une telle conduite, il ne survivra m&#234;me pas aux l&#233;gislatives cet &quot;&#233;tat de gr&#226;ce&quot; qu'on voudrait moins volatil pour cet homme manifestement sinc&#232;re dans sa volont&#233; de servir la France et - comme Chirac - si sympathique n'est-ce pas ? mais, de m&#234;me, redoutable politicien, c.a.d. tueur en tant que de besoin, encore que le nouveau Corr&#233;zien est certainement plus port&#233; &#224; la conciliation et &#224; la m&#233;diation que l'ancien ne l'&#233;tait du temps de sa combativit&#233; Avec, manifestement en plus, selon une le&#231;on gaullienne qu'il a discr&#233;tement faite sienne, le go&#251;t du secret, comme moyen de diff&#233;rer des risques d'affrontements et de m&#251;rir des choses&#8230; mais qu'on ne per&#231;oit pas bien, qui restent &#233;quivoques (on y reviendra in fine) notamment en mati&#232;re europ&#233;enne, sauf qu'il va manifestement essayer de jouer judicieusement la montre jusqu'aux &#233;lections allemandes.
S'agissant des n&#244;tres, un appareil socialiste imp&#233;rialiste, comme &#224; l'accoutum&#233;e ( sauf &#224; l'&#233;gard des verts garantis par un accord d&#233;pass&#233;) plus soucieux de sa force que des besoins du pays, d'une part n'honore pas des alli&#233;s majeurs de la pr&#233;sidentielle et cela ne devrait pas lui porter bonheur, d'autre part, un peu enivr&#233; par une victoire qui n'est pas la sienne, mais celle &#233;troite d'un homme assez seul, m&#233;prise trop la r&#233;alit&#233; complexe des sensibilit&#233;s de la France. C'est que ce parti n'a jamais voulu comprendre beaucoup de choses sur le plan international (son ang&#233;lisme europ&#233;en), comme sur le plan int&#233;rieur , et dans celui-ci, que le scrutin majoritaire (qui le pousse &#224; cette ligne de conduite) est une erreur ; une erreur qu'il a cultiv&#233;e comme moyen d'une alternance de combat ( celle du &quot;grand schlem&quot; consistant &#224; &#233;craser l'adversaire en mettant tous les &#339;ufs ex&#233;cutif et l&#233;gislatif dans le m&#234;me panier) ; est une faute qui sera un jour mortelle pour lui, ce qui n'est pas grave, mais pour le socialisme de progr&#232;s, ce qui l'est plus, s'il n&#8216;en vient enfin &#224; instaurer &#224; la faveur de cette l&#233;gislature, une v&#233;ritable proportionnelle dans un pays qui, sinon, la prochaine fois - surtout si l'Europe n'est pas s&#233;rieusement r&#233;form&#233;e ou cantonn&#233;e - penchera majoritairement &#224; droite , et dans une droite qui, plus ou moins r&#233;unifi&#233;e, l'emportera naturellement au scrutin majoritaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faudrait enfin que les socialistes comprennent un jour qu'il n'y a pas de bonne issue &#224; la r&#233;partition de la France entre les trois grandes tendances pr&#233;cit&#233;es (ceux qui veulent le mod&#232;le lib&#233;ral autoritaire et qui sont coh&#233;rents, ceux qui croient &#224; la possibilit&#233; de justice sociale sans changer de strat&#233;gie &#233;conomique mondiale et qui s'abreuvent d'illusions ; ceux qui, &#224; droite ou &#224; gauche, constatent qu'il n'y pas de chances pour le changement sans remettre en cause l'euro mondialisation), oui, qu'il n'y a pas de bonne issue politique dans ce pays en maintenant le scrutin majoritaire lequel, soit livre l'&#201;tat aux premiers, soit porte les seconds &#224; faire une politique qui ne pourra gu&#232;re s'en d&#233;marquer que par le style et par une volont&#233; de justice difficilement traduisible dans la r&#233;alit&#233;. &#192; droite, d&#233;j&#224; aujourd'hui, il est bien clair que la proximit&#233; id&#233;ologique d'une part de l'&#233;lectorat FN et d'une part de l'&#233;lectorat UMP rendra bien difficile - accord local, explicite ou plut&#244;t implicite, ou non - qu'il n'y ait pas pour le second tour large report au b&#233;n&#233;fice du mieux plac&#233; des droites, lequel serait alors un redoutable challenger pour le candidat socialiste. Et voil&#224; qui n'augure rien de bon sinon pour demain, du moins pour 2017.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En attendant, sans que je sois &#8211; ni par moi-m&#234;me bien s&#251;r, ni au vu d'&#233;tudes g&#233;n&#233;rales en fait opaques de cartographie &#233;lectorale &#8211; apte &#224; un pronostic assur&#233;, je reste circonspect sur ce que cette consultation &#233;lectorale peut engendrer comme majorit&#233;. Il y en aura-t-il une ? Si elle existe, ne sera-t-elle tr&#232;s composite alors m&#234;me qu'elle r&#233;f&#233;rerait au pr&#233;sident &#233;lu ? Celui-ci, en effet, a b&#233;n&#233;fici&#233; de familles si diverses pour r&#233;ussir son op&#233;ration pr&#233;sidentielle que cette diversit&#233; doit forc&#233;ment se traduire dans des sensibilit&#233;s significativement diff&#233;rentes au sein des rangs des futurs d&#233;put&#233;s et ceci, m&#234;me s'ils sont &#233;lus sous l'&#233;tiquette PS qui recouvre en fait des conceptions strat&#233;giques pouvant &#234;tre conflictuelles (de Sapin &#224; Montebourg, s'ils n'ont pas chang&#233;&#8230;) sur le rapport de la France &#224; l'euro mondialisation .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour notre part nous partageons largement l'analyse (et les inqui&#233;tudes sur le risque d'une abdication fran&#231;aise&#8230;) de J. Sapir produite par&quot;Marianne 2&quot; le 12 mai : &#8220; Hollande ne pourra r&#233;orienter l'Europe sans provoquer une crise&#8221;. (voir &lt;a href=&quot;http://www.marianne2.fr/Sapir-Hollande-ne-pourra-reorienter-l-Europe-sans-provoquer-une-crise_a217396.html&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://www.marianne2.fr/Sapir-Holla...&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour ceux qui se ressentent proches des socialistes souverainistes, il est &#233;vident qu'&#224; peine arriv&#233;, F. Hollande est pris au pi&#232;ge de l'Europe ; notre espoir est qu'il sache prendre ses distances avec l'ascendance mitterrandienne qu'on lui pr&#234;tre trop [1] et qu'il sache ruser avec celle-ci. D'abord, il n'a rien &#224; gagner &#224; r&#233;pondre vite sur le fond aux convocations de la patronne allemande du lib&#233;ralisme de combat (c'est l&#224; o&#249; il faut &#171; du temps au temps &#187;, celui de rentrer dans ses fonctions et d'ajuster une strat&#233;gie), pas plus qu'il n'a motif de prendre aujourd'hui une position bien originale sur l'affaire grecque (m&#234;me s'il entend l'opinion fran&#231;aise qui ne comprend pas l'acharnement th&#233;rapeutique &#224; maintenir les Hell&#232;nes dans la zone euro, au moment o&#249; m&#234;me des journalistes - tout &#224; fait orthodoxes comme l'inquisiteur lib&#233;ral des candidats pr&#233;sidentiels, F. Langlet - laissent enfin percer l'hypoth&#232;se qu'il vaudrait mieux essayer de chercher &#224; les aider &#224; en sortir &#8230;) .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il devrait surtout , sur le c&#339;ur actuel du d&#233;bat, laisser entendre que quelle que soit en d&#233;finitive une &#233;ventualit&#233; d'accord sur un pacte budg&#233;taire assorti de telle ou telle fausse fen&#234;tre sur la croissance (dont on rappelle qu'elle ne servirait pas &#224; grand'chose sans une part de protection commerciale et sans contr&#244;le des mouvements de capitaux) , il se pourrait bien qu'il soit politiquement oblig&#233; de tout soumettre au r&#233;f&#233;rendum &#8230; Mais peut-&#234;tre, en souvenir de 2005, n'aimerait-il pas cette arme qui garantit le renvoi par le peuple de tout accord nous faisant passer sous les fourches caudines de la r&#232;gle d'or.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De toute fa&#231;on, rien ne presse pour finaliser ces affaires avant l'installation d'une nouvelle Assembl&#233;e, le gouvernement d&#233;sign&#233; pouvant bien n'avoir avoir qu'un caract&#232;re de transition (et d'ailleurs, si je conseillais, en d&#233;finitive j'exprimerais la pr&#233;conisation de nommer pendant cette p&#233;riode interm&#233;diaire une personnalit&#233; non &#233;lue issue de la soci&#233;t&#233; civile pour diriger une &#233;quipe technique en attendant la nomination d'un gouvernement issu des sensibilit&#233;s exprim&#233;es par l'&#233;lection l&#233;gislative elle-m&#234;me).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est en fonction des rapports de force que traduira cette g&#233;ographie de l'Assembl&#233;e que pourra, sans doute, &#234;tre affin&#233;e la strat&#233;gie rus&#233;e qu'appelle, en r&#233;ponse ce qui est un v&#233;ritable souverainisme europ&#233;en : la pr&#233;tention de l'Europe et notamment de la Commission &#224; tout estimer, &#224; tout pr&#233;voir, &#224; tout juger, &#224; tout pr&#233;coniser. Il est inadmissible qu'avant m&#234;me l'entr&#233;e en responsabilit&#233; d'une nouvelle gestion fran&#231;aise, une autorit&#233; apparemment technocratique - mais en v&#233;rit&#233; profond&#233;ment politique c'est-&#224;-dire constituant l'expression du n&#233;o lib&#233;ralisme conservateur mercantiliste dominant soutenu par toutes les cabales bancaires et financi&#232;res - exprime &#224; l'avance ce que seront les r&#233;sultats de ce que pourra ou ne pourra pas faire notre autorit&#233; nationale ex&#233;cutive, parce que celle-ci vient apparemment d'&#233;chapper &#8211; esp&#233;rons-le - &#224; ses diktats, sinon &#224; son influence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Nous avons bien qu'il va falloir am&#233;liorer la comp&#233;titivit&#233; fran&#231;aise. Il n'appartient pas pour autant, &#224; une autorit&#233; non d&#233;mocratique de nous dire qu'il faut supprimer les principales protections dont b&#233;n&#233;ficient les salari&#233;s et comment soumettre les demandeurs d'emploi &#224; la pression d'un besoin de revenus de remplacement quels qu'ils soient afin qu'ils retravaillent, comme en Allemagne, &#224; n'importe quelles conditions. L'assouplissement par accord entre partenaires sociaux des r&#232;gles du march&#233; du travail est &#8211; chacun le sait et l'accepte qui a connu de telles situations - &#224; rechercher pour faire face &#224; des irr&#233;gularit&#233;s des plans de charge d'une entreprise, mais ne doit pas &#234;tre rendu obligatoire par voie l&#233;gislative pour mettre les travailleurs sous le boisseau des menaces de licenciement , de r&#233;duction de r&#233;mun&#233;ration, de travail gratuit suppl&#233;mentaire et de d&#233;localisations en Europe de l'Est, en Afrique ou en Asie . Notre comp&#233;titivit&#233; est d'abord de maintenir l'avance de la productivit&#233; fran&#231;aise, notamment dans l'industrie, vis-&#224;-vis de nombre de nos voisins, bon indicateur tenant en particulier &#224; nos climats de relations sociales qui peuvent &#234;tre dures, mais qui ne freinent pas, comme on le voit parfois ailleurs, par hypocrisie de consensus entre patrons et ouvriers, l'engagement de chacun dans son travail. Cette capacit&#233; comp&#233;titive est encore &#224; am&#233;liorer en soutenant les facult&#233;s de cr&#233;ativit&#233; par la n&#233;gociation entre les partenaires sociaux et par des possibilit&#233;s nouvelles de recours au cr&#233;dit. Au del&#224;, nous avons bien s&#251;r &#224; soulager le co&#251;t du travail des charges de cotisations sociales et notamment de celles des allocations familiales. &#192; ce titre il est &#233;vident que le refus de principe par les socialistes de la TVA sociale a &#233;t&#233; une grave erreur, alors m&#234;me que le b&#233;n&#233;fice de ce transfert aurait pu &#234;tre cibl&#233; et devrait &#234;tre cibl&#233; au seul b&#233;n&#233;fice des entreprises expos&#233;es de l'agriculture, de l'industrie et des transports. Mais le gouvernement quel qu'il soit ne pourra rester longtemps devant ce besoin d'all&#233;gement : il faudra trouver, si ce n'est par transferts sur la TVA, mais sur une autre ressource fiscale ne pesant pas sur les entreprises, les moyens d'un tel all&#233;gement, tant il est vrai que le financement sur le co&#251;t du travail des allocations familiales est une absurdit&#233; et que le vrai reproche &#224; faire &#224; la gestion pr&#233;c&#233;dente est de s'y &#234;tre pris trop tard et de mani&#232;re mal cibl&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Nous savons bien que, malgr&#233; les travaux de la LOLF et ceux de la Cour des Comptes, des d&#233;ficits ont &#233;t&#233; accumul&#233;s par l'aspect r&#233;p&#233;titif des budgets nationaux sans une analyse suffisante de ce qui &#233;tait vraiment indispensable et de ce qui ne se justifie pas v&#233;ritablement. La difficult&#233; de mise en &#339;uvre de l'esquisse pr&#233;sent&#233;e par Fran&#231;ois Hollande est que le principe de discipline des budgets ne s'est pas accompagn&#233; d'indications suffisamment directives aujourd'hui sur les &#233;conomies qu'il convenait de faire au regard des r&#233;els besoins dont la satisfaction est &#224; sanctuariser (comme dans le domaine de l'assurance-maladie et de la sant&#233;) .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parvenir &#224; ce tri suppose une capacit&#233; de n&#233;gociation et de r&#233;sistance &#224; l'&#233;gard d'un certain nombre d'abonn&#233;s &#224; la d&#233;pense publique y compris pour de bonnes causes en mati&#232;re d'emploi, comme dans les cas de ces travaux d'&#233;quipement et d'ing&#233;nierie de toute nature qui n'ont aucun caract&#232;re d'urgence, voire de n&#233;cessit&#233;, et qui sont bien souvent conduits en fonction du besoin de plans de charges des entreprises qui les r&#233;alisent ; de m&#234;me, en mati&#232;re de fonctionnement, et dans le champ des si diverses d&#233;penses d'interventions, peut-on trouver de tr&#232;s nombreux et co&#251;teux perfectionnismes pour la conduite d'op&#233;rations certes sympathiques ou souhaitables, mais qui n'ont aucun caract&#232;re imp&#233;rieux alors que des priorit&#233;s incontestables ont &#233;t&#233; n&#233;glig&#233;es (s&#233;curit&#233;, justice, &#233;ducation) tandis que bien des d&#233;penses m&#233;ritant d&#233;bat et certaines niches fiscales n'ont &#233;t&#233; soutenues que par des effets de lobbyings ou de modes (le regrett&#233; professeur Jacques Marseille en donnait d&#233;j&#224; il ya quelques ann&#233;es de nombreux exemples qui n'ont pas &#233;t&#233; r&#233;sorb&#233;s ).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut aussi appr&#233;cier que le Pr&#233;sident ait mis &#224; son programme, du moins selon &#171; un ab&#233;c&#233;daire du Hollandisme &#187; pr&#233;sent&#233; dans le Monde par Fran&#231;oise Fressoz, une forme de &#171; d&#233;centralisation &#187; qui consisterait &#224; donner l'autonomie fiscale aux collectivit&#233;s locales et, en contrepartie, obtenir d'elles une gestion rigoureuse. Il n'y a pas, en v&#233;rit&#233; , d'autres espaces techniques pour plus de d&#233;centralisation car d'un c&#244;t&#233;, il va de soi, sans r&#233;formes de r&#233;partition des pouvoirs, que &#171; dans chaque r&#233;gion(doit exister) une plate-forme d'accueil o&#249; les entreprises pourront trouver de l'information et de l'aide &#187; et, d'un autre c&#244;t&#233;, il est clair qu'il serait bien dangereux de donner un quelconque pouvoir normatif aux d&#233;partements ou r&#233;gions , ce qui morcellerait l'unit&#233;/&#233;galit&#233; du droit fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais il faut bien mesurer ce que repr&#233;sente comme r&#233;volution l'accession des collectivit&#233;s locales - dont plus de la moiti&#233; des ressources proviennent de recettes de transfert, ce qui n'est justifi&#233; que pour la part de p&#233;r&#233;quation surtout entre communes de richesses tr&#232;s in&#233;gales &#8211; &#224; &#171; l'autonomie fiscale &#187; restant d'ailleurs &#224; d&#233;finir plus pr&#233;cis&#233;ment.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, nos collectivit&#233;s locales n'ont aucune capacit&#233; pour d&#233;terminer et choisir leurs instruments fiscaux ; elles n'ont aucun pouvoir de d&#233;finition (cr&#233;ation, construction) des imp&#244;ts leur b&#233;n&#233;ficiant, mais seulement la comp&#233;tence de pouvoir moduler les taux et productivit&#233;s des imp&#244;ts qui leur sont affect&#233;s par le pouvoir central. Une importante occasion manqu&#233;e a &#233;t&#233; le non &#233;tablissement en 1967 lors de la loi fonci&#232;re d'une &#171; taxe sur les constructibilit&#233;s &#187; qui aurait offert (aux communes en particulier ou &#224; leurs regroupements autour d'op&#233;rations d'am&#233;nagement et construction ) une capacit&#233; de ma&#238;triser l'urbanisation, de financer partie des &#233;quipements publics n&#233;cessaires induits, d'en r&#233;partir &#233;quitablement les charges entre nouveaux et anciens habitants et de se cr&#233;er des ressources li&#233;es de mani&#232;re coh&#233;rente &#224; leurs choix d'urbanisme ; mais ce volontarisme allait &#224; l'encontre de la soif de vente des terrains et d'obtention des constructibilit&#233;s au coup par coup, en bref de la sp&#233;culation immobili&#232;re et de la loterie de r&#233;partition des co&#251;ts de la densification de l'habitat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ne donnons donc surtout pas aux communes qui en abusent ou en m&#233;susent de nouveaux pouvoirs en mati&#232;re d'urbanisme, mais, effectivement, cherchons comment les collectivit&#233;s locales pourraient recevoir des facult&#233;s de d&#233;finir, donc de cr&#233;er, leurs propre outillage fiscal &#233;ventuellement original, d'autant que presque tous les imp&#244;ts facultatifs ont disparus et que, par ailleurs, la suppression de la taxe professionnelle, a aggrav&#233; l'insuffisance de la dose d'autonomie financi&#232;re et donc de responsabilit&#233; corollaire des collectivit&#233;s locales dont les ressources non fiscales sont trop importantes (ce qui tend d'ailleurs &#224; &#234;tre vrai assez largement en Europe) [2]. S'il est sans doute peu concevable de partager un grand imp&#244;t entre &#201;tat et autres collectivit&#233;s ( car la gestion en deviendrait malcommode et in&#233;galitaire), pourquoi ne pas accorder aux collectivit&#233;s territoriales des facult&#233;s d'imagination et de construction d'une part de leurs propres imp&#244;ts ? (par exemple, sur tel ou tel acte de gestion fonci&#232;re ou de construction ?- ce qui serait coh&#233;rent avec le transfert aux conseils municipaux et aux maires des comp&#233;tences en mati&#232;re d'urbanisme - ; ou sur telle ou telle source d'&#233;nergie ? ce qui s'autor&#233;gulerait par les comparaisons entre collectivit&#233;s ) et donc d'acc&#233;der &#224; des responsabilit&#233;s politiques et &#233;conomiques correspondantes . Pourquoi ne pas imaginer de transf&#233;rer un jour &#224; un niveau territorial ad&#233;quat le choix d'utiliser ou non, et comment, et jusqu'o&#249;, un imp&#244;t important mais contest&#233; et &#224; gestion sensible comme l'ISF qui pourrait &#234;tre affect&#233; aux R&#233;gions, avec responsabilit&#233; des taux de celui-ci, de telle sorte que cet &#233;chelon r&#233;gional devienne r&#233;ellement le champ de certains choix &#233;conomiques et sociaux, de responsabilit&#233;s et d'enjeux de pouvoirs ? En bref plus d'autonomie, plus de fonction de contrepoids pour les pouvoirs locaux implique qu'elles puissent avoir un r&#233;el pouvoir fiscal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En attendant telle r&#233;volution, il est certain qu'aujourd'hui les d&#233;penses des collectivit&#233;s locales qui p&#232;sent dans la dette pourraient - comme l'entendait bien d'ailleurs la gestion pr&#233;c&#233;dente &#8211; &#234;tre plus mod&#233;r&#233;e. Cette d&#233;pense ne peut &#234;tre sensiblement r&#233;duite dans le domaine des missions capitales de base : action sociale ; constructions scolaires ; dans une certaine mesure - car ce doit &#234;tre sous b&#233;n&#233;fice d'inventaire de ce que financent vraiment les R&#233;gions - en mati&#232;re de formation professionnelle ; pour la distribution des eaux et les traitements des d&#233;chets trop confi&#233;s encore &#224; des op&#233;rateurs priv&#233;s ; pour pallier par des services publics indispensables le vide des &#171; d&#233;serts &#187; ruraux. Mais la mod&#233;ration devrait devenir la r&#232;gle d'une part dans un certain nombre de d&#233;penses de fonctionnement (plus encore les frais g&#233;n&#233;raux que les personnels) et, d'autre part, dans le secteur des &#233;quipements : malgr&#233; encore quelques lacunes, certains &#233;quipements locaux sont souvent redondants et ne r&#233;pondent pas toujours &#224; des besoins urgents. Responsables d'une grande part de la d&#233;pense sociale nationale hors s&#233;curit&#233; sociale, ma&#238;tres d'ouvrage de deux tiers des &#233;quipements publics, les collectivit&#233;s locales doivent effectivement &#234;tre responsabilis&#233;es par des facult&#233;s de choix des assiettes et des niveaux d'imp&#244;ts ; voil&#224; ce qui auraient d&#251; suivre la vague d&#233;centralisatrice de 81/82 , mais ce qui n'a jamais eu lieu parce qu'il a &#233;t&#233; trop facile que l'&#201;tat assume l'impopularit&#233; de l'imp&#244;t tandis que bien des &#233;lus locaux b&#233;n&#233;ficiaient de la popularit&#233; des d&#233;penses. Et c'est cela qui doit fondamentalement changer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La n&#233;cessit&#233; d'un all&#233;gements du co&#251;t du travail expos&#233; &#224; la concurrence internationale (ce qui est la bonne voie, fut-ce par l'augmentation de la fiscalit&#233; indirecte, car tout a un prix , &#224; l'oppos&#233; des mauvais proc&#233;d&#233;s qui sont de cr&#233;er la pression sur les salari&#233;s et sur les demandeurs d'emploi par la r&#233;forme des r&#232;gles du march&#233; du travail et par celle de l'indemnisation du ch&#244;mage) et la n&#233;cessit&#233; d'&#233;conomies substantielles et tout &#224; fait susceptibles d'&#234;tre trouv&#233;es sur les d&#233;penses d'&#233;quipement, d'interventions et de fonctionnement de l'&#201;tat et des collectivit&#233;s locales n'effacent pas qu'une Nation souveraine assumant ses responsabilit&#233;s doit avoir celle de ses choix de financements : en n'&#233;tant pas expos&#233;e au chantage des moins-disant fiscaux, en n'&#233;tant pas expos&#233;e au bon vouloir et aux conditions des march&#233;s pour couvrir ses besoins d'emprunts. L'&#201;tat doit donc pouvoir s'adosser financi&#232;rement &#224; une Banque Centrale devant participer &#224; une strat&#233;gie politique et consentant ses pr&#234;ts &#224; un taux proche de z&#233;ro, au moins &#224; un taux non sup&#233;rieur &#224; celui accord&#233; aux banques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si l'Europe attend de nous &#233;conomie et comp&#233;titivit&#233; nous attendons d'elle harmonisation fiscale et r&#233;forme radicale du syst&#232;me actuel bancaire central europ&#233;en. Il nous faut retrouver la capacit&#233; nationale d'autod&#233;termination que la construction d'une Europe &#233;largie, mais incoh&#233;rente et autoritaire nous a &#244;t&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Et ce qui est &#224; redouter, derri&#232;re le secret ou le flou pr&#233;sidentiel, c'est la tentation d'une autre voie : celle d'une Europe plus resserr&#233;e, autour d'une monnaie unique sauvegard&#233;e, recevant par nos abandons de souverainet&#233;, apr&#232;s la comp&#233;tence de commerce ext&#233;rieur et le pouvoir mon&#233;taire qui sont d&#233;j&#224; d&#233;volus l'une &#224; la Commission, l'autre &#224; la BCE, tous les pouvoirs budg&#233;taires, fiscaux, et de r&#233;glementation du march&#233; du travail, de l&#233;gislations &#233;conomiques et sociales, de relations financi&#232;res entre pouvoir central et collectivit&#233;s secondaires. Telle uniformisation - forc&#233;ment selon le d&#233;nominateur commun qu'imposeraient les dominants - est tr&#232;s clairement le sch&#233;ma qui inspire les think tanks influents (dont on peut consulter les travaux) comme la Fondation Schuman ou Europ Activ, voire Confrontations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or toutes ces perspectives reposent sur la m&#233;prise fondamentale de r&#233;f&#233;rer aux &#201;tats Unis pour penser une reconstruction europ&#233;enne, alors que les Nations de notre continent ne partagent ni la m&#234;me langue, ni une culture uniforme, que certains droits fondamentaux, comme celui de la nationalit&#233;, comme ceux des collectivit&#233;s territoriales, comme la port&#233;e de la notion d'&#233;galit&#233;, etc... sont con&#231;us, ici et l&#224;, de mani&#232;res diff&#233;rentes, qu'il n'y pas une mobilit&#233; humaine qui puisse s'instaurer &#8211; m&#234;me si les habitants des pays pauvres commencent &#224; venir chercher leurs emplois dans les autres &#8211; &#224; l'identique de ce qui se passe dans un mod&#232;le &#233;tatsunien d'ailleurs peu enviable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, comme &#224; l'&#233;vidence un v&#233;ritable &#201;tat f&#233;d&#233;ral d&#233;mocratique serait bien loin de pouvoir voir le jour, le pilotage d'un tel ensemble reviendrait , en r&#233;alit&#233;, sous la r&#233;serve d'une capacit&#233; d'influence d'un incertain Parlement europ&#233;en, &#224; une gouvernance technocratique vis &#224; vis de laquelle les communaut&#233;s et les citoyens n'auraient gu&#232;re plus qu'aujourd'hui - o&#249; le pouvoir apparent est d&#233;volu et sanctionn&#233; dans des p&#233;rim&#232;tres nationaux dessaisis de comp&#233;tences essentielles - de fait, aucun recours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On r&#233;p&#232;te toujours que l'Histoire s'acc&#233;l&#232;re. Il faut bien percevoir les tournants sur lesquels elle risque de s'emballer vers l'inconnu. En fait , nous pensons savoir un peu ce &#224; quoi nous avons &#233;chapp&#233; par le vote du 6 mai ; mais nous ne savons rien de ce que nous pr&#233;pare l'addition des scrutins pr&#233;sidentiel et l&#233;gislatif et celle des votations fran&#231;aises et allemandes, ainsi que leur combinaison avec les grandes man&#339;uvres italiennes et espagnoles qui, pour &#234;tre difficiles, n'en sont pas moins en cours dans le sens du maximum de transferts aux technocraties incontr&#244;lables.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le risque demain c'est la tentation du r&#234;ve europ&#233;en. Alors que le succ&#232;s ou non des mandats qui commencent ne pourra &#234;tre mesur&#233; que par l'&#233;volution du march&#233; de l'emploi national fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;[1] Rien n'est pire pour nous - et pour lui - que de le voir dans Marianne, o&#249; Domenach est, lui, heureusement bon, salu&#233; par J. Julliard comme &#171; Fran&#231;ois II &#187; !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[2] Sur la complexit&#233; de ce d&#233;bat voir &#224; la fois Pouvoirs locaux N&#176; 83, &#171; Les tabous de la d&#233;centralisation &#187; et le dossier de base de la documentation fran&#231;aise (in &#171; Regards sur l'actualit&#233; &#187; N&#176; 359 de mars 2010 &#171; vers une r&#233;forme de la fiscalit&#233; locale &#187; )&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le blog de G&#233;rard B&#233;lorgey : &lt;a href=&quot;http://www.ecritures-et-societe.com/&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://www.ecritures-et-societe.com&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>DUR SERA LE REVEIL</title>
		<link>http://www.la-gauche-cactus.fr/DUR-SERA-LE-REVEIL</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.la-gauche-cactus.fr/DUR-SERA-LE-REVEIL</guid>
		<dc:date>2012-05-09T14:59:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>&#171; Adieu Sarko, on t'aimait pas tu sais &#187;, aurait chant&#233; le grand Jacques. Mais non, pas Jacques Chirac. Quoique&#8230; Jacques Brel &#233;videmment, doit-on pr&#233;ciser pour les moins de 35 ans qui n'ont plus grand-chose &#224; se mettre dans les oreilles du point de vue du non-conformisme n&#233;cessaire. Oui, Sarko s'en va. Et l'on n'a pas fini de relater par le menu &#8211; &#244; combien copieux &#8211; son r&#232;gne calamiteux. Pourtant, l'usurpateur parti, la vie doit (...)

-
&lt;a href="http://www.la-gauche-cactus.fr/-Presidentielle-" rel="directory"&gt;Pr&#233;sidentielle&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Adieu Sarko, on t'aimait pas tu sais &#187;, aurait chant&#233; le grand Jacques. Mais non, pas Jacques Chirac. Quoique&#8230; Jacques Brel &#233;videmment, doit-on pr&#233;ciser pour les moins de 35 ans qui n'ont plus grand-chose &#224; se mettre dans les oreilles du point de vue du non-conformisme n&#233;cessaire. Oui, Sarko s'en va. Et l'on n'a pas fini de relater par le menu &#8211; &#244; combien copieux &#8211; son r&#232;gne calamiteux. Pourtant, l'usurpateur parti, la vie doit continuer. Il est h&#233;las tr&#232;s probable qu'elle sera riche de d&#233;ceptions. On se f&#233;licitera bien s&#251;r longtemps d'avoir mis &#224; l'&#201;lys&#233;e un h&#244;te plus pr&#233;sentable, un pr&#233;sident faisant moins rire &#224; l'&#233;tranger, incapable de se contredire &#224; une vitesse supersonique contrairement &#224; son pr&#233;d&#233;cesseur. On ne regrettera certes pas les outrances haineuses des principaux lieutenants du vaincu qui ont ferm&#233; la France en &#233;difiant une x&#233;nophobie d'&#201;tat inconnue depuis Vichy. Et pourtant, nous d&#233;chanterons vite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme elles furent longues ces cinq ann&#233;es pour ceux qui ne prirent jamais au s&#233;rieux &#171; le candidat des riches &#187;, qui ne s'arr&#234;t&#232;rent pas au discours sans grande consistance de l'enj&#244;leur patent&#233;. C'est peu dire qu'une fois &#233;lu il ne les a pas d&#233;&#231;us. Ces cinq ann&#233;es furent particuli&#232;rement p&#233;nibles pour les plus humbles. Beaucoup d'entre eux ne furent pas, eux non plus, d&#233;&#231;us par l'homme providentiel. Ils n'en attendaient rien. Cela fait tr&#232;s longtemps qu'ils n'esp&#232;rent plus rien de la classe politique. Ils ne votent pas davantage en 2012 qu'en 2007. C'est qu'en 2012 ils sont plus pauvres encore qu'en 2007. Nous ne disposons pas encore des chiffres de 2011, mais l'&#233;tude d'Eurostat sur les revenus et les conditions de vie (EU-SILC) dans l'Europe communautaire d&#233;montre que pour la p&#233;riode 2007-2010 la France est l'un des pays o&#249; les in&#233;galit&#233;s de revenus se sont le plus accrues. Il n'est gu&#232;re que l'Espagne pour faire pire. La d&#233;gradation du ratio rapportant le revenu moyen des 20 % les plus riches au revenu moyen des 20 % les plus pauvres est due essentiellement en France &#224; la politique fiscale men&#233;e depuis 2007. Souvenons-nous une derni&#232;re fois : &#171; Je serai le pr&#233;sident du pouvoir d'achat. &#187; Les pauvres ont cru que le bonimenteur parlait du leur quand il ne faisait qu'agiter un leurre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On ne saurait s'arr&#234;ter &#224; ces quelques chiffres d&#233;j&#224; alarmants. Il est d'autres signes de l'appauvrissement des cat&#233;gories sociales les moins favoris&#233;es que les statisticiens ne s'empressent pas de mesurer. Les d&#233;faillances croissantes &#8211; et volontaires &#8211; de l'assurance-maladie font augmenter chaque ann&#233;e le nombre de personnes n&#233;gligeant de se soigner ou se soignant insuffisamment. La CMU ne suffit plus. Un nombre croissant de familles n'en relevant pas connaissent des difficult&#233;s dans l'acc&#232;s aux soins faute d'un revenu suffisant. Pas assez pauvres pour b&#233;n&#233;ficier de la CMU, pas assez riches pour cotiser &#224; une mutuelle ou &#224; une assurance compl&#233;mentaire priv&#233;e. On ne mesure pas non plus s&#233;rieusement un autre ph&#233;nom&#232;ne, en forte expansion lui aussi : &#171; la souffrance au travail &#187;. Le d&#233;tricotage du code du travail sous l'alibi de sa modernisation et la soumission facile &#224; l'imp&#233;ratif de la concurrence &#8211; internationale ou int&#233;rieure &#8211; d&#233;gradent chaque jour davantage les conditions de travail des salari&#233;s tant dans les entreprises que dans les administrations. Tout cela n'est rien d'autre que le r&#233;sultat pr&#233;visible de l'emprise grandissante des conditions financi&#232;res du March&#233; d&#233;r&#233;gul&#233; impos&#233;es aux politiques publiques par le renoncement des &#171; &#233;lus du peuple &#187; &#224; y r&#233;sister. Souvenons-nous une derni&#232;re fois que le gesticulateur en chef est l'ami de la plupart des &#171; patrons du CAC 40 &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faudrait rompre avec tout cela. Le vainqueur du 6 mai ne le fera pas. Certes, il aura n&#233;glig&#233;, pour sa part, d'aller f&#234;ter la victoire avec &#171; la bande du Fouquet's. C'est elle qui ne tardera pas &#224; venir &#224; lui pour le persuader, au nom de l'impitoyable comp&#233;tition internationale, de renoncer aux timides r&#233;formes promises au peuple d&#233;sabus&#233;. Il en recevra les repr&#233;sentants les plus &#233;minents, d&#233;fenseurs faussement d&#233;sint&#233;ress&#233;s des plus beaux fleurons du savoir-faire et du bon go&#251;t fran&#231;ais. Leur enthousiasme cachera mal le chantage &#224; l'emploi dont ils usent si souvent. Les choses auraient &#233;t&#233; &#233;videmment plus faciles avec DSK. Il est tomb&#233;, n'en parlons plus. Son rempla&#231;ant saura bien entendre raison. Il pourrait leur r&#233;sister. Il s'en dispensera car il sait qu'ils ne sont que les modestes porte-voix du Pacte financier europ&#233;en scell&#233; par Mercozy, pacte qu'il ne pourra d&#233;noncer sous peine de sortir la France de la zone Euro, ce &#224; quoi il se refusera ind&#233;fectiblement. Il sera donc contraint dans ces conditions &#224; poursuivre &#8211; voire &#224; amplifier &#8211; la lib&#233;ralisation des march&#233;s. La prochaine &#233;tape pourrait &#234;tre la destruction du pilier central de notre droit du travail : le Contrat &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e. L'Italie et l'Espagne y ont d&#233;j&#224; renonc&#233; ; pourquoi ne pas en faire autant au nom de la &#171; l&#233;gitime harmonisation europ&#233;enne &#187; et de l'hypocrite &#171; libre circulation des travailleurs &#187; intracommunautaire. En avant toute vers la pr&#233;carit&#233; g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il s'agira donc de continuer de nier la r&#233;alit&#233; des p&#233;rils qui frappent le monde contemporain. Le capitalisme se perp&#233;tue tragiquement, incapable qu'il est d&#233;sormais de d&#233;passer ses contradictions internes. La crise majeure du r&#233;gime d'accumulation du capital, que les artifices de plus en plus grossiers de la finance globalis&#233;e ne parviennent plus &#224; dissimuler, est irr&#233;m&#233;diable. La pr&#233;dation g&#233;n&#233;rale que le capitalisme inflige aux &#233;cosyst&#232;mes fournit la seconde raison cardinale de rupture imp&#233;rative d'avec un syst&#232;me &#233;conomique devenu d&#233;finitivement mortif&#232;re. Repousser encore le moment de construire une &#233;conomie &#233;cologique et &#233;quitable ne peut qu'aboutir &#224; livrer nos soci&#233;t&#233;s &#224; l'autoritarisme de r&#233;gimes essentiellement soucieux de la d&#233;fense meurtri&#232;re des int&#233;r&#234;ts d'oligarchies richissimes et &#224; des mouvements politiques fond&#233;s exclusivement sur la d&#233;signation de boucs &#233;missaires. Le fascisme serait alors de retour. Il est temps de nous r&#233;veiller vraiment.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Le blog de Yann Fi&#233;vet : www .yanninfo.fr&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>LETTRE A JEAN-LUC MELENCHON</title>
		<link>http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/LETTRE-A-JEAN-LUC-MELENCHON</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/LETTRE-A-JEAN-LUC-MELENCHON</guid>
		<dc:date>2012-05-09T14:57:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Lefebvre</dc:creator>



		<description>Cher Jean-Luc M&#233;lenchon, Tu as fait une magnifique campagne. Avec Laurent, vous &#234;tes parvenus &#224; concr&#233;tiser un r&#234;ve poursuivi en vain depuis trente ans : rassembler l'excellence plurielle et cr&#233;ative des Gaulois critiques et g&#233;n&#233;reux, dispers&#233;s par l'histoire dans cent sectes irr&#233;ductibles, toutes anim&#233;es de la m&#234;me passion d&#233;mocratique et anticapitaliste. Tu as en outre invent&#233; une parole qui soit audible par les d&#233;laiss&#233;s, les plus exploit&#233;s, pr&#233;caris&#233;s, souvent tenus (...)

-
&lt;a href="http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/-Presidentielle-" rel="directory"&gt;Pr&#233;sidentielle&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cher Jean-Luc M&#233;lenchon,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tu as fait une magnifique campagne. Avec Laurent, vous &#234;tes parvenus &#224; concr&#233;tiser un r&#234;ve poursuivi en vain depuis trente ans : rassembler l'excellence plurielle et cr&#233;ative des Gaulois critiques et g&#233;n&#233;reux, dispers&#233;s par l'histoire dans cent sectes irr&#233;ductibles, toutes anim&#233;es de la m&#234;me passion d&#233;mocratique et anticapitaliste. Tu as en outre invent&#233; une parole qui soit audible par les d&#233;laiss&#233;s, les plus exploit&#233;s, pr&#233;caris&#233;s, souvent tenus &#233;loign&#233;s de la culture. Le bond est consid&#233;rable : neuf points gagn&#233;s ! Les m&#233;dias asservis au CAC 40, aux cent familles les plus riches qui d&#233;cident de tout, ne s'y sont pas tromp&#233;s en glorifiant honteusement le soir du premier tour le soi-disant triomphe de la millionnaire arch&#233;o-fasciste aux courtes dents ac&#233;r&#233;es, pr&#234;tes &#224; bouffer le fromage &#233;tatique, quand la Marine nationale n'a gagn&#233; que 2 % sur 2002, 8 % sur 2007. Beaucoup trop, merci Sarko ! Mais il fallait d&#233;sesp&#233;rer Billancourt, stopper ta vague car elle est pour eux le vrai danger. Si tu avais fait quinze, Hollande &#233;lu aurait &#233;t&#233; oblig&#233; de nommer Aubry premier ministre : ce n'&#233;tait pas le P&#233;rou mais mieux que ce qu'on risque d'avoir, une sociale d&#233;mocratie d&#233;j&#224; pr&#234;te &#224; tous les abandons comme Mitterrand l'a format&#233;e. Le CAC 40 respire, les fonds reviennent d&#233;j&#224; des paradis fiscaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La magouille des sondeurs (m&#234;me patron) &#233;tait claire : il fallait avant le premier tour surestimer ton score et sous estimer celui de Le Pen pour cr&#233;er ensuite la d&#233;ception et dissoudre le fait politique le plus important, l'existence des pr&#233;misses politiques, certes difficiles, d'une vraie solution &#224; la crise. Tu as raison : personne n'est all&#233; au charbon pour d&#233;noncer ce proto fascisme relook&#233; blond platine, sauf une Eva Joly courageuse, qui a rappel&#233; que l'extr&#234;me&#8211;droite fran&#231;aise de la millionnaire Le Pen &#224; la richesse douteuse est la m&#234;me que celle qui a nourri en Norv&#232;ge l'assassin des 77 jeunes au nom des m&#234;mes id&#233;es ultra nationalistes sur &#171; la puret&#233; de la race et de l'int&#233;grit&#233; du territoire &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je parle de pr&#233;misses, car en mati&#232;re de projet, il faut convenir que tu es rest&#233; un peu au milieu du gu&#233; de ta 6e R&#233;publique. S'identifier au style d'orateur de Marchais, puis de Mitterrand voire de De Gaulle &#224; la Bastille, passe encore (sauf que le p&#232;re Marx disait que l'histoire se r&#233;p&#232;te toujours deux fois, la premi&#232;re en trag&#233;die, la seconde en com&#233;die) mais &#231;a ne peut remplacer un argumentaire rigoureux. En rester, apr&#232;s la juste d&#233;nonciation de l'oligarchie, aux rem&#232;des d&#233;magos de Marchais, ne pouvait tromper personne. L'addition de toutes les revendications sociales jamais chiffr&#233;es (demain on rasera gratis), le Tout Etat comme solution &#224; la crise, sont au mieux des impasses irresponsables, au pire une promesse de r&#233;&#233;dition des catastrophes bureaucratiques de l'Est.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il fallait un peu de courage th&#233;orique et de r&#233;alisme pratique et pousser plus avant l'analyse : le capitalisme honni ne peut &#234;tre remplac&#233; positivement que par une v&#233;ritable propri&#233;t&#233; collective des moyens de production, c'est-&#224;-dire, &#224; terme, l'autogestion. Avec le d&#233;p&#233;rissement de l'Etat comme corollaire indispensable, afin d'&#233;viter le pi&#232;ge sovi&#233;tique : les hauts fonctionnaires rempla&#231;ant les bourgeois dans l'exploitation &#233;hont&#233;e du peuple. Un tel changement ne pourra se faire en une &#233;lection : l'essentiel serait d'ouvrir le chemin par de premi&#232;res &#233;tapes cr&#233;dibles que le peuple aurait &#224; v&#233;rifier lui-m&#234;me : extension des pouvoirs des comit&#233;s d'entreprise pour bloquer les licenciements, les d&#233;localisations, les bas salaires, la pr&#233;carit&#233;. Comit&#233; de surveillance des banques &#233;lus par les titulaires de comptes pour emp&#234;cher la sp&#233;culation. Comit&#233;s de quartier souverains, d&#233;but d'autogestion concurrentielle des services publics pour &#233;liminer le mandarinat et la manipulation d&#233;mocratique. Bien entendu il faudrait aussi augmenter les bas salaires et faire payer l'essentiel des d&#233;ficits aux riches qui les ont creus&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Excusez ces souvenirs d'ancien combattant : J'ai crois&#233; une premi&#232;re fois Le Pen en 1954. J'arrivais &#224; l'UNEF, il en partait torturer le fellaga en Alg&#233;rie, d&#233;j&#224; tenue l&#233;opard, b&#233;ret rouge para, tonitruant dans l'amphi de la Sorbonne contre nous autres, adversaires de la guerre coloniale ! Son groupe rouennais Tixier-Vignancour, p&#233;tainiste notoire, nous traquait dans les rues le soir pour nous passer &#224; tabac. Un certain Hollande (le p&#232;re !) soutenait ce groupe qui nourrit ensuite l'OAS pour attaquer la R&#233;publique. Il est vrai qu'un autre Hollande s'occupait de la&#239;cit&#233; mais en excluant les ouvriers communistes de la tribune, tout juste bons &#224; remplir leurs meetings ! Ses copains maire, Monguillon et premier adjoint, Osmont, du Havre &#233;taient, seuls socialistes, &#233;lus par 17 droites, contre 18 communistes minoritaires ! C'est vrai que ces derniers &#233;taient un tantinet staliniens. Ils ont quand m&#234;me gagn&#233; la mairie en 1956 ! Les choses ont certes bien boug&#233; depuis. Les mignons lep&#233;nistes avaient &#233;t&#233; jusqu'&#224; me faire rayer de la liste des ing&#233;nieurs de l'&#233;cole de chimie dont j'&#233;tais dipl&#244;m&#233; ! Ils reviennent ! On croit r&#234;ver ! Le danger du retour d'une extr&#234;me-droite muscl&#233;e, de Sarkozy &#224; Le Pen, se profile avec nettet&#233;. En Italie ce fut le cas d&#233;j&#224; avec la plantureuse petite fille de Mussolini (ils adorent la blondeur aryenne), relook&#233;e d&#233;mocrate elle aussi, gr&#226;ce au vertueux milliardaire Berlusconi. Continuit&#233; : le papa milliardaire de mamie Zinzin &#233;tait fasciste avant guerre, copain d'un certain Mitterrand qui ne se mua en r&#233;sistant qu'en 43 ! Fran&#231;ais, vous avez le m&#233;moire courte, disait leur mar&#233;chal f&#233;lon ! Les lep&#233;nistes ont d&#233;j&#224; servi au grand capital, toujours aux pires heures de notre histoire. Cher Jean Luc, la France compte 92 % de salari&#233;s parmi ses actifs, tu as de loin les plus grandes r&#233;serves de voix ! Mais faudrait tenter de viser plus juste. Bon courage !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Jean-Pierre Lefebvre est urbaniste&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>REDONNER UN SENS AUX MOTS</title>
		<link>http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/REDONNER-UN-SENS-AUX-MOTS</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/REDONNER-UN-SENS-AUX-MOTS</guid>
		<dc:date>2012-05-09T14:55:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>Si, en gracieux disciples de Gramsci, nous voulons combattre l'h&#233;g&#233;monie culturelle que le lib&#233;ralisme tente de nous imposer, peut-&#234;tre conviendrait-il de commencer par quelques exercices s&#233;mantiques. Illustrons par quelques exemples, tout chauds. Un sp&#233;cialiste am&#233;ricain des &#171; march&#233;s &#187; (il faudra sans doute ult&#233;rieurement revenir sur ce mot) confiait &#224; un journal du soir que, suite &#224; l'&#233;lection de Fran&#231;ois Hollande, il serait bon que celui-ci d&#233;p&#234;che un &#233;missaire &#224; Washington, (...)

-
&lt;a href="http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/-Reflexions-" rel="directory"&gt;R&#233;flexions&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si, en gracieux disciples de Gramsci, nous voulons combattre l'h&#233;g&#233;monie culturelle que le lib&#233;ralisme tente de nous imposer, peut-&#234;tre conviendrait-il de commencer par quelques exercices s&#233;mantiques. Illustrons par quelques exemples, tout chauds. Un sp&#233;cialiste am&#233;ricain des &#171; march&#233;s &#187; (il faudra sans doute ult&#233;rieurement revenir sur ce mot) confiait &#224; un journal du soir que, suite &#224; l'&#233;lection de Fran&#231;ois Hollande, il serait bon que celui-ci d&#233;p&#234;che un &#233;missaire &#224; Washington, car &#171; ici, les investisseurs sont nerveux &#187;. Investisseurs ? Il n'y a pas si longtemps, quatre ou cinq d&#233;cennies, &#171; investisseur &#187; d&#233;signait une personne, physique ou morale, qui d&#233;gageait des moyens pour d&#233;velopper un projet, industriel, commercial, culturel m&#234;me, social parfois. L'investisseur de cette quasi pr&#233;histoire, au train o&#249; vont les choses, s'inscrivait dans une perspective de long terme, ou au moins de moyen. Peu &#224; peu, les professionnels des bourses, se sont empar&#233;s du terme, suivis moutonni&#232;rement par la presse, pour d&#233;signer les personnes, physiques ou morales, se livrant essentiellement &#224; des op&#233;rations sp&#233;culatives en bourse. L'objectif n'est plus alors de contribuer &#224; financer un projet d'&#233;conomie &#171; r&#233;elle &#187;, comme on dit maintenant, mais de r&#233;aliser, si possible &#224; court terme, les plus-values les plus &#233;lev&#233;es. Dans la quasi pr&#233;histoire que nous &#233;voquions plus haut, ce genre d'acteur &#233;conomique avait un nom : sp&#233;culateur. Il n'a pas bonne presse, certes, mais ce n'est pas une raison pour appeler un chat autrement qu'un chat. Nous distinguerons donc clairement, &#224; l'avenir, l'investisseur (il y en a) du sp&#233;culateur. Et le &#171; vrai &#187; investisseur sera content comme tout et nous enverra des brass&#233;es de fleurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autre pollution s&#233;mantique, copine comme cochonne &#224; la pr&#233;c&#233;dente, apparue conjointement : la &#171; cr&#233;ation de valeur &#187;. Le probl&#232;me de mesure de la valeur est vieux comme l'&#233;conomie politique : combien &#171; vaut &#187; un objet, un travail, un service ? Marxiens, lib&#233;raux, keyn&#233;siens se sont empaill&#233;s sur ce sujet. Empaillages pr&#233;historiques pour les &#171; th&#233;oriciens &#187; (on l'est &#224; bon compte dans les marais &#233;conomiques). La seule valeur qui compte, c'est celle dont b&#233;n&#233;ficie l'actionnaire, devenue l'alpha et l'omega de toute l'&#233;conomie dite de march&#233;. Nous renommerons donc cette &#171; valeur &#187; l&#224; plus-value. C'est moins joli, mais les cr&#233;ateurs de valeurs r&#233;elles, bondiront de joie et nous couvriront de bises affectueuses.
(&#224; suivre ?)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>Num&#233;ro 112 (mai 2012) de R&#233;chauffer la Banquise, la gazette pour tropicaliser la gauche congel&#233;e </title>
		<link>http://www.la-gauche-cactus.fr/Numero-112-mai-2012-de-Rechauffer</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.la-gauche-cactus.fr/Numero-112-mai-2012-de-Rechauffer</guid>
		<dc:date>2012-05-09T14:47:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>

-
&lt;a href="http://www.la-gauche-cactus.fr/-Les-numeros-en-ligne-" rel="directory"&gt;Les num&#233;ros en ligne&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/IMG/doc/rlb112.doc" length="287232" type="application/msword" />
		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>LES COMMUNISTES ONT-ILS UNE AME ?</title>
		<link>http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/LES-COMMUNISTES-ONT-ILS-UNE-AME</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/LES-COMMUNISTES-ONT-ILS-UNE-AME</guid>
		<dc:date>2012-05-09T14:36:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques Broda</dc:creator>



		<description>Paraphrasons L&#233;nine : &quot; Le communiste a deux &#226;mes, une &#226;me de r&#233;volutionniare et une &#226;me de populiste.&quot; Faire payer les riches, est un slogan populiste, il &#233;vite le d&#233;tour de la production de la marchandise, des rapports sociaux, de la r&#233;-appropriation collective des outils et de la finance, de l'expropriation des expropriateurs, de la gratuit&#233; comme forme progressiste de la distribution. Depuis L&#233;nine le signifiant populiste est d&#233;truit ; seul le peuple conscient est &#224; m&#234;me (...)

-
&lt;a href="http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/-Reflexions-" rel="directory"&gt;R&#233;flexions&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Paraphrasons L&#233;nine : &quot; Le communiste a deux &#226;mes, une &#226;me de r&#233;volutionniare et une &#226;me de populiste.&quot; Faire payer les riches, est un slogan populiste, il &#233;vite le d&#233;tour de la production de la marchandise, des rapports sociaux, de la r&#233;-appropriation collective des outils et de la finance, de l'expropriation des expropriateurs, de la gratuit&#233; comme forme progressiste de la distribution. Depuis L&#233;nine le signifiant populiste est d&#233;truit ; seul le peuple conscient est &#224; m&#234;me d'organiser la lutte en son essence r&#233;volutionnaire et la soci&#233;t&#233; en son humanit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et puis, il y a ceux dont personne ne parle, ceux qui se taisent, accabl&#233;s, affaiblis, amoindris, lessiv&#233;s par trente ans d'exclusion : on les nomme pauvres, exclus, quart-monde, ils sont le quart du monde, &#224; nos portes, &#224; nos fronti&#232;res, ici, &#224; ta porte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'aucuns les enjambent, d'autres les soignent, maraudent, les aident, les portent &#224; bout de bras, ils hantent les restos du coeur, les antennes du secours pop, les urgences. Survivants, ils demandent peu, n'exigent rien, souvent entre la vie et la mort. Pour l'heure, rien ou presque n'est dit, les concernant, invisibles sauf &#224; l'oeil compassionnel, charitable, ils sont pour Catherine Herszberg les pauvres d&#233;nomm&#233;s, l&#224; o&#249; la lutte des classes ne passe pas, ne passe plus, quand ils sont les victimes les plus bris&#233;es, ayant le plus souvent chut&#233; du travail, de l'emploi et de la sant&#233; sur trois g&#233;n&#233;rations (1).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Leur vote laisse indiff&#233;rent, ne sont l'objet d'aucun discours radical, d&#233;cisif, mettant un point d'arr&#234;t &#224; ce carnage d'humanit&#233;. Ils vont d'aides en assistances, d'assistances en silences mortif&#232;res. Leur re-donner la parole, le d&#233;sir et l'envie de vivre est une priorit&#233; absolue. Fr&#232;res d'humanit&#233;, fr&#232;res en humanit&#233;, la politique de Front de gauche ne peut ignorer cette trag&#233;die. Les mesures prises, envisag&#233;es quant &#224; l'&#233;cole, le logement, la sant&#233;, les services publics, tirera tout le monde par le haut, mais il y a ici urgence et sp&#233;cificit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La clinique de l'extr&#234;me ouvre le champ des possibles, des travailleurs sociaux, des b&#233;n&#233;voles, des psychanalystes, des sociologues d&#233;couvrent au contact de ces hommes et de ces femmes, la fragilit&#233; de l'esp&#232;ce humaine, en son principe de la main tendue, de l'&#233;coute et de l'intervention (2). Comment passer de la survie &#224; la vie et de la vie &#224; la lutte est une question cruciale ? Elle doit &#234;tre au centre du d&#233;bat politique et non &#224; sa marge.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les associations humanitaires lancent des appels d&#233;sesp&#233;r&#233;s quant au maintien de l'aide alimentaire, des logements d'urgence. Aller beaucoup plus loin, envisager un plan de sauvetage, de restauration, de r&#233;habilitation de l'humain. Paradoxalement avec le temps de l'&#233;coute, de nouvelles capacit&#233;s, inventions, cr&#233;ativit&#233;s, vitalit&#233;s &#233;mergent, le d&#233;sir rena&#238;t de l'Autre. Toutes les initiatives concr&#232;tes en t&#233;moignent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si l'&#226;me nous est donn&#233;e, il n'en pas de m&#234;me pour l'esprit et encore moins pour la conscience. L'unicit&#233; de l'&#226;me de chaque-un, l'unicit&#233; de son &#234;tre profond, la singularit&#233; de son &#234;tre intime, la pr&#233;ciosit&#233; inou&#239;e de la vie, pour soi, sont les phares de l'&#233;coute et de la d&#233;cision.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toute valeur est une valeur ajout&#233;e. Le fantastique travail militant actuel, t&#233;moigne d'une &#233;nergie inesp&#233;r&#233;e ; alors on ne l&#226;che pas l'affaire, on se d&#233;marque radicalement des sir&#232;nes populistes et on injecte tr&#232;s vite, le discours du prol&#233;taire, dans son essence, il instaure un rapport social d'humanit&#233; pour tous, l&#224; o&#249; la blessure est la plus profonde. Presque muets nous n'en sommes pas moins vivants de droits. Si je ne suis pas -encore- parti, c'est pour toi, c'est pour vous. &quot;Mi alma ha de volver a hacer / el mundo como mi alma // Mon &#226;me s'appr&#232;te &#224; refaire / le monde pareil &#224; mon &#226;me&quot;(3).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) L'humanit&#233;, 9 Mars 2012&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(2) Benhaim, M et alii ; &quot;Clinique psychanalytique de l'exclusion&quot;, Dunod, Paris, 2012&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(3) Jimenez JJ ; &quot; Eternit&#233;s&quot;, Editions Jos&#233; Corti, Paris, 2000&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>LE SURENDETTEMENT EST ESSENTIELLEMENT LE PRODUIT DU LIBRE ECHANGE</title>
		<link>http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/LE-SURENDETTEMENT-EST</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/LE-SURENDETTEMENT-EST</guid>
		<dc:date>2012-05-09T14:15:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rard B&#233;lorgey</dc:creator>



		<description>La &quot;crise de la dette&quot; est intimement reli&#233;e &#224; la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts du capitalisme transnational financier. S'il peut, &#224; notre sens, en &#234;tre ainsi c'est parce que d'une part la couverture de notre endettement est oblig&#233;e de passer par les march&#233;s financiers, ce qui en double le poids ; et c'est essentiellement ce que mettait en &#233;vidence notre communication d'hier : la perte du pouvoir r&#233;galien de cr&#233;ation mon&#233;taire oblige l'&#201;tat, jug&#233; par des (...)

-
&lt;a href="http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/-Economie-" rel="directory"&gt;Economie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La &quot;crise de la dette&quot; est intimement reli&#233;e &#224; la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts du capitalisme transnational financier. S'il peut, &#224; notre sens, en &#234;tre ainsi c'est parce que d'une part la couverture de notre endettement est oblig&#233;e de passer par les march&#233;s financiers, ce qui en double le poids ; et c'est essentiellement ce que mettait en &#233;vidence notre communication d'hier : la perte du pouvoir r&#233;galien de cr&#233;ation mon&#233;taire oblige l'&#201;tat, jug&#233; par des agences de notation (aux int&#233;r&#234;ts pour le moins obscurs), &#224; payer des int&#233;r&#234;ts &#233;lev&#233;s aux banques qui se financent en dernier ressort &#224; un moindre co&#251;t, ce qui est refus&#233; au &#233;tats par la loi fran&#231;aise de 1973 et par l'article 123 du funeste trait&#233; de Lisbonne. Et d'autre part la cr&#233;ation d'un surendettement - question pr&#233;judicielle qui se pose en amont de celle de savoir comment l'endettement est couvert - r&#233;sulte largement du libre-&#233;change (qui est pr&#233;cis&#233;ment le dogme dominateur du capitalisme financier ayant &#224; la fois int&#233;r&#234;t &#224; &#234;tre pay&#233; par l'endettement des &#233;tats et int&#233;r&#234;t &#224; ce qu'un endettement fort contraigne les peuples &#224; l'aust&#233;rit&#233;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le libre-&#233;change - d&#232;s lors qu'il existe entre les anciens pays avanc&#233;s et des puissances &#233;mergentes ayant accompli de tels progr&#232;s technologiques qu'elles peuvent d&#233;sormais quasiment tout produire &#224; des prix imbattables (parce que leur co&#251;ts de revient sociaux, environnementaux et de services publics sont et resteront tr&#232;s longtemps beaucoup, beaucoup plus bas que les n&#244;tres) aboutit (c'est la seconde mondialisation, celle des concurrences tous azimuts) &#224; la comp&#233;tition mondiale par les prix. Cette comp&#233;tition par les prix reste d'ailleurs marginale avec les pays &#233;mergents ; mais elle est intense entre les pays &quot;d&#233;velopp&#233;s&quot;. Vis &#224; vis des premiers, dans bien des domaines, les Occidentaux ont baiss&#233; les bras en ne pouvant pas chercher &#224; produire aussi peu chers qu'eux, si bien qu'ils se cantonnent dans la recherche de productions nationales dont l'atout peut &#234;tre un moment de mode et/ou un label de qualit&#233;. Ainsi limit&#233;e vis &#224; vis des &#233;mergents, la concurrence par les prix, doubl&#233;e donc d'une concurrence par la qualit&#233; (plus ou moins combin&#233;e avec des prix restant relativement attractifs) est d'autant plus intense : d'un c&#244;t&#233;, avec des pays tiers, soit ayant acquis des niveaux comparables aux n&#244;tres comme le Japon, soit assurant la promotion de produits sp&#233;cifiques industriels et agro-alimentaires comme les pays de l'Est europ&#233;en ou de l'Am&#233;rique latine, et bien &#233;videmment, entre pays occidentaux eux-m&#234;mes, d'Europe et d'Am&#233;rique du Nord.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On sait que, parmi ceux-ci, l'Allemagne a r&#233;ussi &#224; trouver un cr&#233;neau de comp&#233;tition qualitative &quot;hors prix&quot; : gr&#226;ce &#224; son pass&#233; de haute sp&#233;cialisation industrielle diffuse en de nombreuses entreprises petites et moyennes, elle s'assure de l'exportation de produits de haute gamme obtenus par des montages terminaux comportant une dose d'importations de composants &#233;manant de low cost countries et d&#233;gageant des marges tr&#232;s profitables du fait d'une s&#233;v&#232;re politique de protection sociale r&#233;duisant les co&#251;ts collectifs ainsi qu'&#224; raison d'une mod&#233;ration salariale engag&#233;e depuis dix ans ayant ramen&#233; &#224; un niveau ouest europ&#233;en moyen des r&#233;mun&#233;rations allemandes qui y avaient &#233;t&#233; sup&#233;rieures pendant la d&#233;cennie pr&#233;c&#233;dente.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toutes ces comp&#233;titions ont pour cibles, bien s&#251;r, les march&#233;s int&#233;rieurs de chacun, mais aussi et beaucoup les march&#233;s qu'ouvrent les besoins d'&#233;quipement de pays &#233;mergents (ne ma&#238;trisant pas encore tous les aspects d'un grand projet de haute gamme ou voulant b&#233;n&#233;ficier, malgr&#233; leurs capacit&#233;s propres, d'exp&#233;riences &#233;tablies) ou interm&#233;diaires, ce qui met en concurrence les entreprises occidentales qui soumissionnent (en int&#233;grant bien entendu une part de composants &#224; obtenir ou de t&#226;ches &#224; accomplir in situ aux prix de revient locaux...). Ces comp&#233;titions sont ainsi trois fois mixtes : par le facteur prix, par le facteur qualit&#233;, par les doses de sous-traitances locales et tendent de plus en plus &#224; &#234;tre des comp&#233;titions du savoir-faire &#224; prix raisonnables. Pour conduire ces comp&#233;titions, la conviction des gouvernements fran&#231;ais - et, sinon exclusivement, du moins particuli&#232;rement de la droite au pouvoir - a &#233;t&#233; et s'articule toujours autour de trois points clefs qui sont ceux gouvernant de fait le fonctionnement de l'&#233;conomie dite &quot;de march&#233;&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le premier est que ce sont les personnes les mieux pourvues en ressources de capital et de revenus qui peuvent tirer l'&#233;conomie vers la croissance par la comp&#233;titivit&#233; ( ce qui n'est d'ailleurs pas faux d&#232;s lors qu'il n'existe plus - ce dont sont aussi responsables des gestions socialistes tr&#232;s &quot;privatisantes&quot; - de financement public significatif de l'investissement dans le secteur marchand et qu'il n'existe pas non plus - faute de disponibilit&#233;s d'&#233;pargne chez les moins bien pourvus - hors le cas particulier de l'assurance-vie, un v&#233;ritable capitalisme populaire, ni un secteur coop&#233;ratif important) ; l'extr&#234;me de cette conviction, illustr&#233;e depuis 2007, est qu'il faut encore plus inciter les &quot;pourvus&quot; &#224; investir et/ou &#224; se lancer dans l'entrepreneuriat, par des traitements fiscaux tr&#232;s privil&#233;gi&#233;s les &#233;cartant d'aller chercher ailleurs ( et les lieux ne manquent pas ) meilleure fortune fiscale. Le second est que toutes les entreprises - sans distinction entre celles qui sont expos&#233;es &#224; la concurrence internationale et les autres ; sans distinction non plus entre l'affectation de leurs b&#233;n&#233;fices au d&#233;veloppement ou &#224; des porteurs de parts - doivent &#234;tre all&#233;g&#233;es de charges fiscales et sociales pour assurer &quot;l'employabilit&#233;&quot; des demandeurs d'emploi, en fait autant ( puisqu'il y a une large indiff&#233;renciation des aides ) pour donner des capacit&#233;s de marges profitables que pour favoriser l'emploi ou la survie d'unit&#233;s en difficult&#233;. Le troisi&#232;me est que - et c'est malheureusement vrai - m&#234;me des entreprises b&#233;n&#233;ficiaires peuvent &#234;tre reconnues comme fond&#233;es &#224; r&#233;duire leurs effectifs, diminuer leurs r&#233;mun&#233;rations, d&#233;localiser leurs productions parce que, dans la comp&#233;tition mondiale, ce peut &#234;tre les moyens d'&#234;tre bien cot&#233;es, d'am&#233;liorer leur rentabilit&#233; globale, d'attirer des actionnaires, de r&#233;unir des facult&#233;s d'op&#233;rations profitables, de se pr&#233;munir contre des risques d'&#234;tre d&#233;pass&#233;es par les concurrents.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il r&#233;sulte de ces constats que la comp&#233;tition internationale par les prix a comme premi&#232;re cons&#233;quence les pertes de recettes du fait des avantages fiscaux consentis aux plus ais&#233;s dont on attend (souvent en vain) qu'ils tirent l'&#233;conomie vers la croissance, et du fait des &quot;d&#233;penses fiscales et sociales&quot; r&#233;sultant des exon&#233;rations massives de cotisations de l'appareil de production, du fait encore des compensations que l'&#201;tat doit apporter aux collectivit&#233;s territoriales par suite de la suppression de la taxe professionnelle sacrifi&#233;e sur l'autel de la concurrence mondiale (alors que nombre d'entreprises, non d&#233;localisables, notamment de construction/travaux publics, de tourisme et de distribution, qui la payaient ne sont nullement en concurrence r&#233;elle avec l'&#233;tranger et que leurs impacts sur les co&#251;ts de revient des entreprises qui sont dans cette concurrence sont relativement limit&#233;s, m&#234;me si l'on peut toujours soutenir, comme le fait le patronat interprofessionnel , que ce qui compte c'est le niveau g&#233;n&#233;ral de charges, tandis que dans leurs r&#244;les compl&#233;mentaire, les branches professionnelles...soutiennent que ce sont les charges propres &#224; un secteur qui sont les plus insoutenables).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La seconde cons&#233;quence de la comp&#233;tition par les prix est que, dans la mesure consid&#233;rable o&#249; ce libre &#233;change engendre du d&#233;semploi (ce qui est, il est, vrai d&#233;battu, mais , en r&#233;alit&#233;, de moins en moins contestable) et surtout des niveaux tr&#232;s &#233;lev&#233;s de ch&#244;mage des jeunes, des seniors et des moins qualifi&#233;s (ce qui n'est plus d&#233;battu du tout !) il exige une augmentation &#224; due proportion des d&#233;penses pour accompagner pr&#233;carit&#233; et ch&#244;mage de masse, On constate ainsi (cf. G.Lafay , &quot;douze clefs pour sortir de la crise, 2011 , p.72/73) une corr&#233;lation entre la faiblesse de l'emploi par rapport &#224; la population totale et un haut niveau des d&#233;penses publiques : la France est l'un des pays o&#249; la part de l'emploi dans la population totale est l'une des plus faibles (moins de 40% alors que les autres pays sont situ&#233;s entre 45 et 50%, &#224; l'exception de l'Italie) et celui ou la part des d&#233;penses publiques dans le PIB est le plus &#233;lev&#233; ( de l'ordre de 56% contre 41 &#224; 51 % pour les autres), l'explication &#233;tant manifestement dans le co&#251;t du d&#233;semploi par le traitement social du ch&#244;mage).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au del&#224;, la troisi&#232;me cons&#233;quence est que des &#233;conomies an&#233;mi&#233;es par le libre-&#233;change ne produisent pas de croissance et que les bases fiscales existantes de tous les imp&#244;ts directs - bien &#233;cr&#234;t&#233;es de plus par les avantages fiscaux - ne peuvent suivre le rythme des d&#233;penses, la recette publique d&#233;pendant en d&#233;finitive essentiellement des taxes sur la consommation des m&#233;nages , laquelle, nourrie pour une bonne part d'importations est un acc&#233;l&#233;rateur des effets du libre-&#233;change. Celui-ci fait aussi que des d&#233;penses de type keyn&#233;sien - comme celles engag&#233;es de toutes parts par tous , apr&#232;s le krach de 2007/2008 pour obtenir des relances , dans une &#233;conomie ouverte, soutiennent plus les pays fournisseurs &#224; bas co&#251;ts de production que les pays &#233;metteurs des d&#233;penses consid&#233;r&#233;es.... dont un certain nombre sont des aides au secteur priv&#233; qui vont contribuer &#224; l'endettement public, mais ceci, il est vrai, a &#233;t&#233; plus v&#233;rifi&#233; aux USA qu'en France ou les m&#233;canismes de garanties mis en place ne semblent pas avoir co&#251;t&#233; &#224; l'&#201;tat. .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a, en synth&#232;se, un rapport automatique entre le d&#233;ficit des comptes externes et celui des comptes budg&#233;taires puisque (idem Lafay, p. 86) &#171; sur le plan international, l'endettement &#233;tant la r&#233;sultante des d&#233;s&#233;quilibres des balances de transactions courantes, tout d&#233;s&#233;quilibre entre l'&#233;pargne et l'investissement &#233;gal &#224; la somme des d&#233;s&#233;quilibres des agents, doit &#234;tre compens&#233; par un d&#233;s&#233;quilibre en sens inverse des flux de capitaux soit en investissements soit en pr&#234;ts&quot; Ainsi(encore Lafay), &quot;un d&#233;ficit commercial structurel entra&#238;ne la faillite des m&#233;nages, des entreprises ou de l'&#201;tat sauf si le pays re&#231;oit des transferts de revenus permanents depuis d'autres pays.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces transferts au b&#233;n&#233;fice de la France d&#233;ficitaire sont manifestement pour partie des souscriptions &#224; des &#233;missions de titres d'&#201;tat (pour autant qu'une confiance persiste assortie d'une pr&#233;caution de taux d'int&#233;r&#234;t major&#233; ...) et des IDE qui permettent des prises de contr&#244;le par des capitaux du monde entier ( paradis fiscaux inclus) et particuli&#232;rement de la part des cr&#233;anciers asiatiques qui peuvent p&#233;n&#233;trer notre appareil de production, gr&#226;ce &#224; leurs consid&#233;rables exc&#233;dents commerciaux et &#224; leurs avoirs en devises. Ainsi non seulement le libre-&#233;change nourrit trois fois l'endettement (par les cadeaux/incitations fiscales, par les d&#233;penses publiques engendr&#233;es par le d&#233;semploi, par la stagnation des revenus et productions servant d'assiettes fiscales) mais donne &#224; nos concurrents les plus puissants le plus grand int&#233;r&#234;t capitalistique &#224; ce qu'il prosp&#232;re et, ainsi, &#224; le couvrir par des pr&#234;ts et par des investissements. C'est dire combien l'appel adress&#233; la nuit du 26 au 27 octobre 2012 &#224; la Chine pour aider l'Euro a bien &#233;t&#233; le sommet logique de l'absurde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Le blog de G&#233;rard B&#233;lorgey : &lt;a href=&quot;http://www.ecritures-et-societe.com/&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://www.ecritures-et-societe.com&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>-	L'accaparement des terres, une menace bien r&#233;elle</title>
		<link>http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/L-accaparement-des-terres-une</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/L-accaparement-des-terres-une</guid>
		<dc:date>2012-05-09T14:10:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Estelle Leroy-Debiasi</dc:creator>



		<description>Ph&#233;nom&#232;ne mondial, l'accaparement des terres agricoles par des investisseurs &#233;trangers est un sujet qui pr&#233;occupe de plus en plus les pays d'Am&#233;rique Latine soucieux de pr&#233;server leur souverainet&#233; alimentaire. Crainte confirm&#233;e par une &#233;tude de GRAIN sur 66 pays et 35 millions d'hectares. L'emprise de l'agro-business dans le monde, et la rapidit&#233; de son d&#233;veloppement depuis les crises financi&#232;res de 2008, aux d&#233;pens des producteurs locaux est bien r&#233;elle. GRAIN (...)

-
&lt;a href="http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/-Environnement-Ecologie-Agriculture-" rel="directory"&gt;Environnement, Ecologie, Agriculture&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ph&#233;nom&#232;ne mondial, l'accaparement des terres agricoles par des investisseurs &#233;trangers est un sujet qui pr&#233;occupe de plus en plus les pays d'Am&#233;rique Latine soucieux de pr&#233;server leur souverainet&#233; alimentaire. Crainte confirm&#233;e par une &#233;tude de GRAIN sur 66 pays et 35 millions d'hectares. L'emprise de l'agro-business dans le monde, et la rapidit&#233; de son d&#233;veloppement depuis les crises financi&#232;res de 2008, aux d&#233;pens des producteurs locaux est bien r&#233;elle. GRAIN fournit des &#233;l&#233;ments sur 416 exemples r&#233;cents dans le monde d'accaparement &#224; grande &#233;chelle par des investisseurs &#233;trangers, destin&#233;es &#224; la production de cultures alimentaires. L'&#233;tude prenant en compte les accords lanc&#233;s apr&#232;s 2006 &#8211; qui n'ont pas &#233;t&#233; annul&#233;s- qui impliquent de vastes superficies. Si l'Afrique est bien la cible premi&#232;re de l'accaparement des terres, l'Am&#233;rique Latine est &#233;galement vis&#233;e.
En d&#233;cembre dernier- apr&#232;s des mois de d&#233;bats et d'intenses pressions -les d&#233;put&#233;s Argentins ont vot&#233; une loi limitant la vente et le contr&#244;le des terres entre les mains d'investisseurs &#233;trangers &#224; un seuil de 15% du territoire national, mais aussi des communes, d&#233;partements et provinces. Un seuil de 30% est fix&#233; &#224; la d&#233;tention de terres dans les mains de personnes physiques ou morales de m&#234;me nationalit&#233;. Des strictes restrictions concernent les zones jouxtant les rivi&#232;res et lacs. L'initiative vise &#224; &#171; pr&#233;server une ressource qui est strat&#233;gique et non renouvelable pour les argentins, sachant que l'acquisition ou la vente de terres rurales ne pourra &#234;tre consid&#233;r&#233; comme un investissement. On comprend bien l'urgence et la n&#233;cessit&#233; d'un tel cadre l&#233;gislatif &#224; la lecture des &#233;l&#233;ments fournis par l'&#233;tude de GRAIN.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette &#233;tude permet de mieux appr&#233;hender aussi qui sont ceux qui accaparent les terres. La majorit&#233;, sans surprise, appartient au secteur agroalimentaire, mais il ne faut sous-estimer les soci&#233;t&#233;s financi&#232;res et les fonds souverains qui repr&#233;sentent pr&#232;s d'un tiers des accords. &#171; Et tr&#232;s souvent, les int&#233;r&#234;ts des soci&#233;t&#233;s se chevauchent. Nous voyons ainsi que Cargill, l'une des plus grandes entreprises mondiales d'agrobusiness, a acquis des centaines de milliers d'hectares de terres agricoles par le biais de son fonds de couverture, Black River Asset Management &#187; commente-t-on chez GRAIN.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les investisseurs bas&#233;s en Europe et en Asie sont responsables d'environ les deux tiers des cas d'accaparement des terres inclus dans le tableau. Avec en t&#234;te la Chine et l'Inde, le Royaume-Uni, aussi comme paradis fiscal abritant les soci&#233;t&#233;s qui ach&#232;tent les terres. Sans oublier Etats-Unis : quelque 40 cas d'accaparement, et les &#201;mirats Arabes Unis et l'Arabie Saoudite, &#224; eux deux 39 cas.
Ainsi, en Argentine outre le m&#233;ga projet chinois qui portait sur 320 000 ha et qui a &#233;t&#233; suspendu, on peut citer notamment les 12 000 ha acquis par l'entrepise Almarai, &#233;manation des pays du Golfe, ou les 17 000 ha par Olam International, &#233;manation d'une entreprise indienne bas&#233;e &#224; Singapour en vue de la culture de ma&#239;s et de soja ; des soci&#233;t&#233;s fran&#231;aises sont aussi r&#233;pertori&#233;es cette &#233;tude , dont Calyx Agro, &#233;manation de Louis Dreyfus Commodities pour quelque 6000 ha ou Campos Orientales, qui aurait acquis 19 000 ha, g&#233;r&#233; par le fond Pergam Finance. Le projet de loi argentin s'inscrit dans une d&#233;marche r&#233;gionale : car c'est une r&#233;ponse que font actuellement plusieurs pays voisins, &#224; la fi&#232;vre sp&#233;culative qui s'empare des terres dans un contexte de crise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Bolivie aussi est aussi selon l'&#233;tude de GRAIN une cible, o&#249; la Chine notamment &#224; travers le groupe Penxin a investi plus de 12 500ha ; au Br&#233;sil, par exemple, Louis Dreyfus poss&#232;de quelque 320 000 ha en cannes &#224; sucre, alors qu une soci&#233;t&#233; indienne en a achet&#233; 133 000 ; au P&#233;rou, plus de 72 000 ha ont &#233;t&#233; acquis par la Cor&#233;e du sud sur des zones appartenant normalement aux communaut&#233;s amazoniennes. L'accaparement sous forme d'achats ou de locations &#224; grande &#233;chelle de terres par des investisseurs &#233;trangers, pr&#233;sente, outre une menace pour la souverainet&#233; alimentaire, le danger de modifier l'&#233;cosyst&#232;me en introduisant de nouvelles cultures, ce qui est une autre forme d'atteinte &#224; la souverainet&#233; compte tenu des surfaces concern&#233;es.
Article paru dans El Correo. Son site : &lt;a href=&quot;http://www.elcorreo.eu.org/&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://www.elcorreo.eu.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>TRIBUNE : MOURIR POUR DAMAS</title>
		<link>http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/TRIBUNE-MOURIR-POUR-DAMAS</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/TRIBUNE-MOURIR-POUR-DAMAS</guid>
		<dc:date>2012-05-09T14:02:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Roberto Robertelli</dc:creator>



		<description>Les syriens aiment les parfums et les cr&#233;ateurs de parfums ; cr&#233;ateurs qui, de l'empire ottoman &#224; nos jours, ont su enivrer les riches et les puissants de toutes ces merveilles puis&#233;es dans leur prestigieux passe, inspires qu'ils sont par leur d&#233;votion a l'Islam. Toutes ces senteurs subtiles et si d&#233;licatement complexes, ne sont plus en mesures de cacher une dr&#244;le de petite odeur qui s'insinue partout en Syrie depuis un an (remarquez ; tous comptes faits depuis bien (...)

-
&lt;a href="http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/-Moyen-Orient-" rel="directory"&gt;Moyen Orient&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les syriens aiment les parfums et les cr&#233;ateurs de parfums ; cr&#233;ateurs qui, de l'empire ottoman &#224; nos jours, ont su enivrer les riches et les puissants de toutes ces merveilles puis&#233;es dans leur prestigieux passe, inspires qu'ils sont par leur d&#233;votion a l'Islam. Toutes ces senteurs subtiles et si d&#233;licatement complexes, ne sont plus en mesures de cacher une dr&#244;le de petite odeur qui s'insinue partout en Syrie depuis un an (remarquez ; tous comptes faits depuis bien longtemps d&#233;j&#224;, mais Paris est si loin ; c'est une question d'intensit&#233;) dans ce pays si strat&#233;giquement important que l'on arrivait m&#234;me, sans remords, &#224; oublier l'impitoyable dictature qui y r&#233;gnait et qui y r&#232;gne toujours. Cette dr&#244;le de petite odeur qui parvient enfin &#224; nos pourtant sensibles narines de d&#233;fenseurs des droits de l'homme, est bien sur celle du sang et de la mort. Cela commence m&#234;me a carr&#233;ment puer, tant le r&#233;gime met de l'ardeur et une remarquable application &#224; massacrer ses concitoyens. La question qui risque de surgir, t&#244;t ou tard, de ce dangereux pi&#232;ge-a-cons, sera de celles qui taraudent les ind&#233;cis et font ricaner les cyniques : y aller ou pas ? N'&#233;coutant que la Raison, crions ensemble, citoyens, qu'apr&#232;s l'achat certes impulsif de masques pour nous prot&#233;ger du virus H1N1, nous exigeons &#224; pr&#233;sent que notre gouvernement creuse encore plus le d&#233;ficit budg&#233;taire en fournissant &#224; chaque fran&#231;ais d'indispensables lunettes de soleil, qui, au vu de la distance qui nous s&#233;pare du Proche-Orient devrait amplement suffire pour contempler sans danger de suggestives explosions. N'ayons pas peur d'&#234;tre pessimistes puisque une insoutenable injustice et une b&#233;ante blessure de l'honneur, ronge les esprits et les corps des peuples de cette r&#233;gion martyre depuis des g&#233;n&#233;rations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le rapport de force actuel la source de ces maux n'est pas pr&#234;te de se tarir. Sans solution honorable pas d'issue possible, sans contr&#244;le sur le p&#233;trole pas de paix, sans &#233;quilibre entre les puissances r&#233;gionales que la guerre. Et quelle guerre, mes amis. Si l'on s'amusait &#224; faire l'inventaire du potentiel des armes accumul&#233;es sur place par les diff&#233;rents acteurs qui ont des int&#233;r&#234;ts dans la r&#233;gion, nous constaterions au d&#233;sespoir qu'il y a assez de TNT pour ravager la Syrie et l'Iran ; et bien mieux qu'en Irak r&#233;duire en poussi&#232;re des cultures a la gloire plurimill&#233;naire. Restons modestes et ne sp&#233;culons pas sur les int&#233;r&#234;ts qui font se mouvoir ces monstres froids que sont les &#233;tats ; ils se nourrissent de logiques qui sont loin de toute humaine compassion ; demeurons ce que profond&#233;ment nous sommes, de simples citoyens responsables dont le soucis du bien commun ne se laisse pas troubler par des sentiments ambigus, l&#224; o&#249; le patriotisme sert souvent de cache-mis&#232;re a des ambitions beaucoup moins avouables. Restons humains, quoi, merde. &#338;uvrons pour une issue pacifique, luttons pour tenter de condamner cette mis&#233;rable trappe ou tant de jeunes risquent de tomber et tombent d&#233;j&#224;. Non &#224; la guerre, non &#224; l'insulte permanente de peuples qui ne m&#233;ritent pas tant de m&#233;pris et de haine. Ne participons pas &#224; ce massacre annonce. Eliminons les tortionnaires, pas les victimes. Ne soyons pas les complices d'une mainmise sur des richesses que sous couvert d'une l&#233;gitime indignation, les grands s'appr&#234;tent sans h&#233;siter &#224; rafler. Les d&#233;s ne sont pas arr&#234;t&#233;s ; ils roulent sur la table ; et les d&#233;s sont truques et la table est bancale. Rassurant, non ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>enfin ! Mais n'oublions pas &#224; quoi nous avons &#233;chapp&#233; !</title>
		<link>http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/enfin-Mais-n-oublions-pas-a-quoi</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/enfin-Mais-n-oublions-pas-a-quoi</guid>
		<dc:date>2012-05-07T05:35:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>

-
&lt;a href="http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/-Humour-" rel="directory"&gt;Humour&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;480&quot; height=&quot;274&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/qONT5QTjBCE&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>


 
	


 
	

</channel>
</rss>

