LETTRE OUVERTE AU PEUPLE SOUVERAIN

samedi 29 avril 2017
par  Alain Filou
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Mon cher Souverain, Je n’ai pas l’habitude de m’adresser à toi. Peuple souverain, Je te demande donc de me pardonner d’éventuelles maladresses. Je pense que tu comprends la forme que prend mon adresse : tu es plus de 45 millions, il n’y a donc que par une lettre ouverte que je puisse te joindre. J’en viens à la raison de la présente : Dimanche 7 mai tu vas parler. Tu ne t’exprimes pas souvent et j’ai des choses a te dire à ce propos. Des choses que tu me pardonneras de trouver importantes. Mais avant il me faut préciser que JE SUIS TRISTE. Je suis aussi confiant et déterminé.

Je suis triste par ce que DIMANCHE 7 MAI TU VAS DIRE UNE BETISE. Ca n’est pas possible autrement dans notre république. Ta parole de dimanche dernier, que je respecte, comme toi, et que je trouve pleine de qualités, mais aussi de paradoxes, va te (nous) conduire obligatoirement à prononcer des paroles regrettables. Ce n’est pas possible autrement. Tu (nous) es (sommes) obligé(s) de choisir entre deux maux. Quel que soit ce choix IL VA NOUS FAIRE MAL. Il n’est pas vrai que s’inoculer le choléra soit un moyen de guérir de la peste. Ou bien tu vas confier les clefs du pays, au racisme, à la haine, au repli sur soi , ou bien tu vas les confier aux banques dont tu connais aussi bien que moi le caractère désintéressé et soucieux du bien public. Dans l’un comme l’autre de ces deux cas ta (notre) parole aura pour résultat de nous rapprocher des catastrophes écologiques prévisibles et d’augmenter lesmenaces sur la paix. D’où ma tristesse que tu partages peut être ?

Je ne t’en veux pas ; et ce pour deux raisons. D’abord parce que je suis toi, plus exactement un morceau de toi, et donc ta parole sera aussi la mienne ; ensuite parce que tu es je suis nous sommes obligés d’assumer ça tous ensemble. Ce n’est pas toi, ce n’est pas moi, c’est la CONSTITUTION, notre loi à tous qui te conduit , qui nous conduit à ce triste choix . Je le répète JE NE T’EN VEUX PAS , en revanche je veux par la présente te demander deux choses :

La premiere c’est de ne pas parler trop fort. Si l’actuelle constitution t’oblige à dire une betise le 7 mai, ELLE NE T’OBLIGE PAS A LA HURLER SUR LES TOITS. La seconde c’est de réfléchir et d’agir pour que ça ne se reproduise pas. Tu connais la cause, il ne dépend que de toi de changer cette situation, tu en as, nous en avons maintenant les moyens. A savoir une refondation de la république par une nouvelle constitution produit,d’un processus incluant les 45 millions de morceaux de toi que nous sommes.

Voila j’ai fini. Je te remercie de m’avoir lu. Je te renouvelle ma tristesse mais je t’affirme aussi solennellement ma confiance en toi. A bientôt, Vive la république et vive la France .


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